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La pratique de l’éthique

Par , le 25 Oct. 2009, dans la catégorie Conférences - Imprimer ce document Imprimer

Nous avons vu, dans une conférence précédente, la place centrale de l’éthique dans le perfectionnement. Selon Ostad Elahi, pas de perfectionnement spirituel sans travail sur nos caractères moraux. Au-delà de ce positionnement, il convient maintenant d’interroger le contenu pratique de l’éthique, autrement dit les conditions pour une « pratique éthique ». Ce qui se fera, notamment, en examinant la réciproque de la proposition précédente : pas d’éthique soutenable sans un horizon de perfection spirituelle, plus précisément sans un apport d’énergie divine.

Pour mener à bien cette investigation, cette conférence reprend l’analogie de l’alimentation, développée par Bahram Elahi dans son ouvrage Médecine de l’âme. Cette analogie permet de dégager les différentes étapes de la pratique éthique, comme un processus que chacun peut expérimenter par lui-même. Une telle pratique, pour aboutir à une croissance normale de l’âme, doit respecter des conditions que cette conférence esquisse.

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15 commentaires

  1. Igloo le 26 Oct 2009 à 2:01 1

    Merci pour cette conférence. Les comparaisons sont très parlantes, en particulier celle de l’absoption/mémorisation qui me plaît beacoup: on met ses bonnes résolutions en circulation dans notre “sang” pour réagir comme il faut au moment voulu.
    Les exemples mettent aussi le doigt sur un point important dans la mémorisation et la pratique en général: l’importance d’avoir un modèle extérieur (même un peu imaginaire, ça n’est pas grave), de se demander comment ce modèle ferait dans ce cas et d’agir en conséquence.

  2. Dex le 26 Oct 2009 à 10:20 2

    C’est vraiment très bien fait, autant du point de vue du fond que de la forme. Félicitation à celles et ceux qui font ce travail. Et je trouve l’idée du jeu “Test de connaissance” très intéressante pédagogiquement. Merci !

  3. Isa le 31 Oct 2009 à 11:56 3

    J’ai vraiment aimé ce test, dans la tranquillité de mon bureau, j’avais toutes les conditions pour bien réfléchir et me sentir à l’aise. J’ai même le sentiment d’avoir mieux compris.

  4. andreu le 01 Nov 2009 à 9:53 4

    Bravo pour ce test, une excellente façon de se mettre en condition pour le travail éthique. Cela a constitué pour moi une sorte de mémo motivant. Merci beaucoup. En espérant que sur ce principe d’autres tests seront proposés.

  5. renée le 01 Nov 2009 à 16:44 5

    J’ai beaucoup aimé cette façon de présenter, pouvoir écouter ainsi est très profitable, j’ai l’impression que cela s’imprime mieux dans ma mémoire comme lorsque j’écoute la radio, les idées développées me marquent bien plus qu’un texte que je lis ou encore une émission tv. Les exemples pratiques et vivants sont simples et abordables, et donne envie de creuser en soi même si l’on pratique ou non l’éthique et d’essayer d’ajuster notre comportement. Un grand merci.

  6. valmabruca le 02 Nov 2009 à 15:59 6

    Cette conférence est tellement claire et de bon sens que cela parait facile à mémoriser. Le test aide bien car, par les questions logiques, il pousse à la réflexion et aide ainsi à la mémorisation.

  7. MIA le 03 Nov 2009 à 6:08 7

    Vers la fin de la conférence, on peut repérer en quelque sorte : « Si pour accomplir un acte généreux envers quelqu’un qui nous serait antipathique alors on pourrait invoquer le devoir d’être humain à accomplir ».
    Cela me fait penser à des décisions qu’on prend parfois pour préserver sa santé. On accepte de prendre
    un médicament au goût détestable et écoeurant… on l’avale dans l’espoir de surmonter une maladie ; par ex. pour arrêter de tousser quand on tousse depuis plusieurs jours, on boit une potion quelque soit son goût afin de prendre quelques heures de repos au lieu de supporter l’épuisement que provoque le manque de sommeil dû à la toux… Bref, on se met une grande gifle intérieure et on boit la potion.
    Pour faire un acte généreux envers quelqu’un qu’on supporte mal, parfois c’est un peu le même principe pour moi : je me mets une grande gifle intérieure pour me pousser à le faire et je m’oblige à me dire que je ne peux pas déroger. Ainsi, pour ce cas précis, je me sens soulagée d’avoir été dans ce sens… Sinon je ne suis pas sure de pouvoir dormir sur mes deux oreilles sans me demander si j’ai bien fait… Au moins là je suis tranquille. j’ai fait quelque chose!

  8. Bernard Grandadam le 05 Nov 2009 à 23:32 8

    Je trouve très interessant et original la relation entre l’exercice d’un acte éthique au bénéfice d’autrui et le courrage.

    Est-ce que quelqu’un aurait une experience pour illustrer ce point ?

  9. MH le 06 Nov 2009 à 2:30 9

    En effet: comme les précédents commentaires, je ne peux que féliciter cette présentation si claire!

    L’anecdote d’Ostad Elahi est très touchante, et j’espère m’en souvenir toujours pour éviter d’être corrompue, un jour, par un dessous-de-table…

    Et je l’étendrai à la médisance: si on n’est ‘jamais seul’, ce serait minable de dire du mal des autres derrière leur dos! C’est comme les orphelins: ils ne peuvent se défendre…
    Bon ‘truc’ pour lutter contre ce penchant!

  10. mike le 18 Nov 2009 à 23:51 10

    Je remarque qu’au quotidien même dans les taches habituelles que l’on fait pour gagner sa vie, il suffit de tourner son attention vers le divin et évidemment dan le cadre d’un acte qui correspond à l’ethique…par exemple, quand je soigne quelqu’un mais qu’il sent mauvais et qu’il est désagréable, je vais alors me contraindre pour faire mon devoir et m’occuper de lui même dans ces conditions…
    ou prendre une dernière urgence de la journée alors qu’on est super crevé parce qu’on a déjà vu XX pesonnes et accepter quand même de la voir sans râler…
    j’ai beaucoup aimé la possibilité quand on n’a pas de croyance particulière d’agir par pur humanisme et de pratiquer l’éthique et de l’assimiler : quelle leçon d’universalisme et de générosité d’ailleurs parce combien pensent que parce que quelqu’un n’est pas croyant ou ne croit pas en la même chose qu’eux, ne pratiquent pas ou n’évoluent pas!

  11. MH le 24 Nov 2009 à 21:21 11

    C’est vrai, Mike : je ne connais pas beaucoup de croyants qui pensent que le fait d’agir par humanité est déjà beaucoup!
    J’ai plutôt l’habitude d’entendre des croyants ne parler que pour leur paroisse : ‘hors de notre propre institution, point de salut’!
    Alors que c’est le bon sens de penser que, du moment qu’on agit bien et avec une bonne intention, peut importe qu’on le fasse ‘pour l’amour de Dieu’ ou ‘pour l’amour d’autrui’, tout simplement! ce qui revient au même, à ce que je comprends…

  12. bolo le 04 Dec 2009 à 20:10 12

    super idée le test…
    on en veux encore, bravo à toute l’équipe

  13. radegonde le 17 Jun 2012 à 22:33 13

    il faut refaire régulièrement le questionnaire pour bien mémoriser le processus de nutrition de l’âme…..
    Il me reste encore du travail à faire !!!!!!

  14. a le 11 Jul 2015 à 19:56 14

    Texte de la vidéo qui répond aux questions que je me posais récemment:
    Qu’est-ce que veut dire une intention désintéressée ?
    Pourquoi est-ce important ?
    Et des exemples de situations pratiques.

    Conclusion: L’intention, source de la pratique éthique.

    Pour avoir un effet positif sur l’âme, la pratique éthique devrait être faite de manière désintéressée, si on la foi dans l’intention du contentement divin; sinon par pur humanisme.

    L’intention est intéressée lorsque, par exemple, on cherche à plaire, ou à être admiré, on espère un remerciement, ou bien un retour d’ascenseur – ou bien encore on agit par contrainte sociale ou par habitude.

    Pourquoi l’intention est-elle si importante ?
    – Si on accomplit un acte éthique dans un but intéressé, on ne le fera plus dès qu’on y aura plus intérêt.
    – Si plus personne n’est là pour m’admirer, ou me remercier, je ne serai plus généreux.
    On voit qu’une telle éthique est plutôt au service de notre égo, elle ne peut pas contribuer au développement de vertus durables.

    Pour que l’éthique puisse contribuer au perfectionnement, l’intention du contentement divin est indispensable.
    Par ailleurs, en nous efforçant de nous rapprocher de cette intention idéale, nous nous mettons en situation de capter l’énergie divine. Cette énergie qui nous réchauffe, qui nous motive, qui nous encourage à persévérer dans un sens éthique. Sans elle il nous est pratiquement impossible de persévérer ou de surmonter les épreuves.

    Prenons un exemple: nous voici mis en situation d’être généreux face à des personnes qui, soit nous ont fait du mal, soit se sont montrées ingrates, ou qui tout simplement nous sont antipathiques.
    Comment surmonter notre rancune ou notre dégoût sinon en invoquant le devoir à accomplir ?

    Autre exemple: si, pour accomplir ce que l’on considère comme un devoir éthique, on doit renoncer à un bien matériel, renoncer à son confort, voire s’attirer les ennuis. Comment surmonter ses envies et ses peurs sinon en invoquant le devoir à accomplir ?

    L’anecdote suivante, racontée par Ostad Elahi à ses proches, illustre bien comment l’intention d’accomplir son devoir d’être humain rejoint la prise de conscience de la présence divine au moment de la décision éthique.

    Source: https://youtu.be/h2EqeHtseWI?t=7m49s (débute à 7:47)

    1. adissam le 14 Jul 2015 à 22:52 14.1

      Ce récent échange, dans un autre billet, illustre l’effet d’une intention désintéressée:

      En fait dès qu’on réfléchit à la conséquence de ce qu’on fait d’un point de vue spirituel ou éthique, on sort de l’égo et on pénètre dans le guide intérieur.
      Par ex., j’allais abréger un travail avec un patient antipathique, je me suis dit: “non, fais cela bien”.
      – une petite voix me disait “tu fais maintenant des différences entre tes patients !”.

      J’ai pu remarquer que le soir en rentrant, je me suis senti léger.

      de Rosa (réf: http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/extrait-dune-conference-de-b-elahi-la-realite-de-lhomme/comment-page-1/#comment-165503)

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