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Frédéric Lenoir : la spiritualité, une quête personnelle

Socrate Jésus Bouddha, trois maîtres de vie, Frédéric Lenoir

Entretien avec Frédéric Lenoir, directeur du magazine Le Monde des Religions, historien des religions.

Évoquant son dernier ouvrage (Socrate, Jésus, Bouddha : trois maîtres de vie), Frédéric Lenoir donne à voir, dans cet entretien accordé à e-ostadelahi.fr, ce qui fait son idéal spirituel et comment il s’efforce de le mettre en actes à travers le questionnement philosophique, la maîtrise de ses émotions et sa liaison de cœur avec Jésus. Pour lui, la spiritualité est avant tout une quête personnelle qui émancipe et libère, ce qui la distingue de la religion, inscrite dans le collectif, la communion et l’échange, mais susceptible de dogmatisme et d’infantilisation. Par ailleurs, la spiritualité porte l’exigence de la recherche du vrai et de l’universalité : « chaque être humain est égal en dignité, capable d’atteindre un but spirituel élevé ». C’est dans cette ambition d’une spiritualité qui à la fois émancipe et responsabilise que se situe la modernité du message de ces trois « maîtres de vie » que sont, pour Frédéric Lenoir, Socrate, Jésus et Bouddha.

[05/09/2016 – La vidéo de cet entretien est actuellement indisponible, mais elle le sera à nouveau prochainement.]


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21 commentaires

  1. Louise le 12 Oct 2009 à 11:29 1

    Excellent. Bravo. Merci

  2. MH le 15 Oct 2009 à 13:28 2

    Frédéric Lenoir nous donne très envie de lire son livre!
    Je vais le faire, sans tarder…
    Merci de nous avoir fait partager cette interview!

  3. Bernard Grandadam le 15 Oct 2009 à 22:31 3

    Je trouve ce reportage intéressant concernant la quête de sens et la recherche de vérité qui nécessitent la connaissance de soi même donc la maîtrise de ses émotions et de ses pensées comme un acte liberateur.

    C’est un message qui est plein d’espoir, très moderne particulièrement adapté pour nos sociétés modernes qui cumulent la crise morale, crise économique et maintenant la crise sanitaire.

    Dommage que l’on entende pas davantage ce type de discours auprès d’autres intellectuels et encore moins dans les médias dans les heures de grandes audiences comme le 20h00 !

  4. Sebastien le 17 Oct 2009 à 17:21 4

    @Bernard, j’ai bien apprécié votre commentaire. Néanmoins, je ne partage pas votre point de vue, sur les intellectuels, il y a beaucoup plus de gens que l’on pense qui partagent ce type de pensée mais qui utilisent peut être un langage qui leur est propre mais qui s’approche de beaucoup de ces pensées dans le fond.

  5. Andalouz le 17 Oct 2009 à 17:55 5

    Très bonne vision de la religion et de la spiritualité; on sent l’esprit ouvert et compréhensif chez Frédéric Lenoir. Il a raison: il est nécessaire d’avoir un idéal moral, intellectuel ou autre, une guidance éclairée dans la vie.
    Mais rien n’est garanti, ce n’est pas parce que nous l’avons dans notre esprit que l’on aura dans notre conduite. “La chair est faible…”, oui, hélas mais c’est ainsi. Nous sommes crées comme faibles et malgré tous nos efforts nous allons demeurer comme tels. La méditation ou autres techniques m’apparaissent davantage comme les moyens de contrôle de notre corps. Mais dans ce besoin ou envie de contrôler ne peut-on voir une faiblesse ou fragilité? Nous sommes fragiles, c’est un fait, pourquoi vouloir le masquer, le cacher, le dissimuler on voulant paraître maîtrisé, stoique, toujours maître de ses émotions? La beauté est dans la fragilité, l’amour est beau car il est fragile, la vie humaine est belle car elle est si fragile et peut s’arrêter à tout moment; en le sachant on se permettra de vivre nos émotions, aussi. L’intellect n’exclut pas l’émotions, psyché et soma peuvent cohabiter, en toute hamonie.
    Ce “une fois tous les deux ans” doit être un moment ou l’Auteur est vraiment lui-même et avec lui-même, au plus près de son être intérieur, de son Moi (et non pas Surmoi ou Idéal de moi) même si ça ne lui plaît pas trop… C’est le moment où il est le plus humain, même si le prix peut paraître élevé: être le moins divin.

  6. Bernard Grandadam le 18 Oct 2009 à 14:48 6

    @Sébastien, merci pour votre retour. Si un certain nombre d’intellectuels partagent dans le fond ce type de pensée, rare sont ceux qui s’affichent et assument aussi courageusement et ouvertement leur point de vue en matière de spiritualité comme le fait Frédéric Lenoir, avec autant de clarté. Par ailleurs, ce qui est interessant le concernant c’est l’ouverture d’esprit qu’il possède et son approche universelle. Mais que pensez vous sur le fait que dans tous les cas que ce type de discussion à la télé quand cela a lieu ne se passe que très tardivement ?

    @Andalouz, je suis d’accord avec vous sur le fait que l’être humain sans émotion ne serait pas un être humain et la vie sans émotion serait triste, d’ailleurs, on ne parle plus de nos jours de QI (quotient intellectuel) mais de QE( quotion émotionnelle). Sauf que je pense que dans le fond la maitrise des émotions dont parle Frédéric Lenoir c’est cette part d’émotion envahissante qui nous rend prisonnier de nos pensées et qui nous détruit. Là où je vous joins c’est que Fréderic Lenoir s’avance peut être un peu trop vite sur la capacité des humains à se maitriser et la perserverence et les efforts que cela demande à lutter contre ses émotions …sans forcement les maîtriser totalement. Qu’en pensez-vous ?

  7. aldar le 18 Oct 2009 à 15:35 7

    Les traditions spirituelles auxquelles F Lenoir sont, me semblent-ils, de deux ordres
    – Socrate, Jésus : l’enjeu est la transformation de soi, pour un perfectionnement de soi, en usant de la “raison” et du “coeur” au sens où Fréderic Lenoir l’entend, on pourrait aussi ajouter la volonté et l’inspiration, la grâce divine.
    – Bouddha : l’enjeu est de se libérer de l’illusion du moi, qui ne serait qu’un artefact résultant des circonstances.

    Il y a d’ailleurs là une forme de contradiction (d’un côté l’affirmation du moi, de la divinité du moi et de l’autre, la vacuité, l’inanité du moi) dont je ne sais pas comment F Lenoir la résout (je serais curieux d’avoir son point de vue là-dessus).

    Une réponse possible qui pourrait résoudre cette contradiction, ce serait d’admettre le caractère dual du moi. C’est notamment la position d’Ostad Elahi (voir la conférence “modèle du moi” sur ce site).

    On peut admettre que le moi est double, résultat de la fusion de deux moi (moi animal, moi céleste) – sans pour autant perdre son unité – de ce point de vue, la science du XXe siècle nous fournit des métaphores qui permettent d’imaginer comment le paradoxe dualité-unité fait sens (cf. la fusion de deux gamètes en génétique, ou bien encore, la dualité onde-corpuscule en physique quantique).

    Alors Socrate, Jésus et Bouddha sont peut-être conciliables en partant de points de vue décalés : Socrate et Jésus plutôt dans l’affirmation de la part céleste du moi (raison et cœur), Bouddha dans la dissipation nécessaire de la part animale, qui par nature nous domine.

    @Andalouz : à vous lire, il me semble que c’est la question de cette dualité, de son sens et de comment on peut la vivre harmonieusement qui se pose. Mais je ne pense pas que F Lenoir vise au “contrôle total” ou à l’asservissement du corps à l’intellect. Il nous faut bien assumer le fait que de cette dualité naisse des conflits, que tout n’est pas harmonie (loin de là) et qu’il faut bien faire des choix à certains moments, des choix qui peuvent impliquer un sacrifice dans un sens ou dans l’autre. Par exemple : celui qui à un moment, pour satisfaire une ambition professionnelle, trahit – fait le sacrifice de sa part céleste (en l’occurrence, de l’exigence morale). Inversement, si le même perd une possibilité de promotion parce qu’il choisit de ne pas trahir, il fait le sacrifice de sa part animale (en l’occurrence, de sa volonté de puissance).

    Ce qui est intéressant c’est le sens que l’on donne à ces choix (en même temps que les choix que l’on fait donne du sens à notre vie !). Là-dessus F Lenoir n’est pas totalement explicite dans l’entretien, il faudrait que je lise son livre : il évoque bien l’idée de vie après la mort lorsqu’il évoque Socrate en début d’entretien ; j’imagine donc que le sens qu’il donne à ses choix c’est quelque chose comme le “perfectionnement de l’âme” pour “s’approcher du divin”, ce qui pour F Lenoir n’est rien d’autre que l’amitié de Jésus.

  8. aldar le 18 Oct 2009 à 15:55 8

    Une critique assez enlevée du livre de F Lenoir : http://www.mediapart.fr/club/blog/jeanpaulyveslegoff/050609/jesus-socrate-bouddha-oui-d-accord-mais-pourquoi-pas-mahomet

    Le titre est marrant : “Jésus, Socrate, Bouddha – Oui, d’accord. Mais pourquoi pas Mahomet ?”

    F Lenoir esquisse bien une réponse dans l’entretien (collectif vs individuel) ; mais c’est un peu juste de limiter islam et judaïsme à leur dimension de religion sociale, comme il semble le faire. Je crois tout simplement que c’est une question d’affinité : il nous parle de ce qui le touche, de son chemin à lui, et ma foi, c’est son droit absolu, sans qu’il soit besoin en fait de le justifier.

  9. Andalouz le 20 Oct 2009 à 15:11 9

    @ Bernard G. : Oui, il me semble aussi que cette capacité à se maîtriser ne peut pas être totale, sinon nous serions des êtres robotisés ou vivants en outarcie complète, à la marge ou en ermitte.
    Quoi qu’on fasse, il nous restera toujours une partie, plus ou moins grande, de nos colères, de notre émotivité, de nos émotions. Et tant mieux, j’ai envie de dire, sans cela quid de notre vraie vie intérieure?
    Mais la question est autre, aussi: devons-nous maîtriser nos émotions à tout prix? C’est un effort quotidien, couronné d’un succès très relatif, une dépense d’énergie, qui aurait pu être utilisée autrement.
    Peut-être que parfois il est difficile de vivre tant les émotions sont envahissantes, il y a des rares personnes dans ce cas. Mais pour les autres, il serait peut-être mieux d’utiliser ces émotions à bon escient au lieu d’essayer de les dominer et maîtriser.
    Une grande partie de notre beauté est dans nos émotions, d’ailleurs des belles choses réveillent en nous des émotions et personne n’y songe à les faire taire.
    Il y a aussi la voie d’acceptation (et pas résignation ou paresse!): les choses acceptées, accueillies sont souvent beaucoup plus légères et posent moins de problème…
    Enfin, chaque personne est unique et le mieux est sans doute de ne pas généraliser: apparemment F. Lenoir est heureux et c’est tout le “mal” qu’on puisse lui (et à nous aussi) souhaiter!

  10. Andalouz le 20 Oct 2009 à 18:56 10

    @ aldar : En effet, il s’agit (aussi) de cette question de notre dualité qui est plus ou moins présente, selon les personnes.
    Je ne sais pas si F. Lenoir vise au contrôle “total” mais il me semble que ça ne lui déplairait pas, en tout cas en ce qui concerne ses émotions qui le “débordent” at avec laquelles il n’est pas à l’aise, qui lui font souffrir, qui le mettent en colère. Car en dehors de cette partie, disons, sombre, c’est un être qui est très habité par des émotions “solaires”, positives et apparemment il n’a pas de problème avec ce genre d’émotions.

    Il s’agirait donc d’éliminer ce qui ne nous convient pas et c’est ici le “noeud” : car en choissisant, en sélectionnant nos émotions, nous transformons notre personnalité et à un moment donné, sans peut-être s’apercevoir, nous ne sommes plus nous-mêmes.

    Chacun de nous est un ensemble de caractéristiques, qui peuvent évoluer, devenir plus ou moins présentes selon le moment de la vie et les circonstances mais dans l’absolu cet ensemble est assez stable, c’est la base de notre personnalité et la connaître est un facteur de l’équilibre.
    Nous savons qu’il y a en nous les fameux Dr Jekyll et Mr Hyde et je ne suis pas persuadé qu’il faille tuer l’un et vivre exclusivement avec l’autre…

    Cela dit, comme je disais à Bernard, chaque cas est unique et le mieux c’est toujours se pencher sur cette singularité.

  11. Andalouz le 20 Oct 2009 à 20:43 11

    @ aldar : La réponse à cette question est claire et elle a été donnée plusieurs fois par Lenoir: il s’agit de trois maîtres de SA vie, de trois penseurs qu’il a pu connaître adolescent et qui ont structuré sa pensée, qui ont éveillé son intérêt pour la philosophie, la religion, la spiritualité.
    Ce sont “ses” maîtres, ce sont eux qu’il a rencontrés sur son chemin.
    Donc, oui, il nous parle de ce qui l’a touché, comme vous le dites.

    Bien entendu, ça aurait pu être quelqu’un d’autre encore ou même d’autres penseurs, d’autres personnages. Mais il se trouve que c’était ces trois-là.
    Il ne faut pas chercher des pièges, des raisons ou des messages subliminaux; comme la plupart des vraies rencontres, celles-ci n’ont pas été programmées ni prévues.

    C’est son parcours, ses lectures, ses enseignants, sa vie et peut-être une part de hasard aussi, qui ont fait qu’il a “rencontré” ces penseurs-là et qu’il a été sensible à leur vie et à leur message.

    C’est d’ailleurs le cas pour la plupart d’entre nous; pour les mêmes raisons nous faisons telle rencontre et pas telle autre, et nous sommes sensibles à telle personne ou chose et pas à telle autre. Nous serons toujours touchés différemment par différents sujets, selon notre personnalité, notre passé, nos affinités et tant d’autres facteurs…

  12. KLR le 20 Oct 2009 à 22:01 12

    Merci beaucoup pour cet entretien dont j’ai apprécié la grande clarté.
    Frédéric Lenoir a une vision de la religion et de la spiritualité qui me parait tout à fait limpide et d’une grande intelligence.
    Ses propos au sujet de la pratique de la spiritualité retirée du monde ou au sein de la société sont tout à fait pratique.
    J’ai apprécié aussi l’expérience qu’il a faite avec ces trois personnalités spirituelles que sont Socrate, Bouddha et Jésus, c’est encore une preuve que toutes ces personnalités spirituelles s’inspirent d’une même source. Mais ce qui est également intéressant et qui apparaît dans son propos, c’est que si leur message est similaire, chacune de ces personnalités possède une personnalité propre “Jésus c’est le cœur”

  13. Bernard Grandadam le 21 Oct 2009 à 11:44 13

    @ Andalouz : je suis parfaitement d’accord avec vous sur l’importance du rôle de nos émotions dans la vie. D’ailleurs, par rapport à ce sujet Daniel Doleman dans son livre sur l’Intelligence émotionnelle relate une étude sur ce sujet. En outre, il parle des gens qui, suite à un accident cérébral, ont perdu la capacité de ressentir des émotions. Ce qui est frappant c’est que ces personnes ont également perdu la capacité de faire des choix. Par cette étude il montre l’importance de nos émotions pour prendre des décisions, vivre avec d’autrui, ressentir et anticiper leurs émotions et ainsi vivre mieux et en harmonie avec les autres.

  14. Sébatien le 21 Oct 2009 à 11:52 14

    @ Bernard : Vous avez raison, sur l’heure tardive des émissions où on trouve des débats philosophiques de qualité. Mais la télé et les média en général ne sont ils pas à l’image de nos sociétés, dictés par la dictature de l’audimat ? Heureusement qui ‘il y a encore internent qui reste un espace d’échange de qualité, c’est peut être par là que la révolution culturelle jaillira. Qu’en pensez vous ?

  15. Cogitons le 21 Oct 2009 à 18:37 15

    Merci pour cet entretien.
    Petit bémol, je suis un peu agacé par ceux qui, comme F. Lenoir se disent “spirituels” et qui considèrent que le monde actuel (donc le “reste de gens”) est (je cite l’interview) “un monde de confusion ou le vrai, le faux se mélangent” et où “tout se vaut”. C’est inexact, c’est un peu insultant, même, pour le commun des mortels, et c’est pour le coup un manque d’humilité.
    Ce que j’observe au contraire autour de moi, dans la vie quotidienne, c’est que la plupart des “gens”, mes frères et soeurs humains, ont des valeurs, qu’ils y réfléchissent, et qu’ils essaient tant bien que mal de s’y conformer. Tout ne se vaut pas, et il y a bien moins de confusion qu’il n’y parait. Si tel n’était pas le cas, nous ne vivrions pas dans une paix relative depuis assez longtemps, bien plus longtemps qu’au temps des Grecs, du Christ, ou du Bouddha.
    Il y aurait sans doute beaucoup à dire aussi sur la sélection que F. Lenoir opère lorsqu’il décrit ses “maîtres spirituels”, en passant probablment sous silence certains aspects de leur vie ou de leur message (du moins, le peu que nous croyons en savoir) qui ne correspondraient pas à sa thèse unificatrice. Je ne citerai qu’un exemple, le fameux “Nul ne vient au Père que par moi”. Désolé, chers amis non-Chrétiens, “point de paradis pour vous”.
    Mais bon, ce ne sont que des impressions car je n’ai pas lu son livre, et comme dirait Socrate, je suis un ignorant et je le sais.

  16. bolo le 04 Dec 2009 à 21:11 16

    @Andalouz
    vous dites:
    “car en choissisant, en sélectionnant nos émotions, nous transformons notre personnalité et à un moment donné, sans peut-être s’apercevoir, nous ne sommes plus nous-mêmes.”
    “Nous savons qu’il y a en nous les fameux Dr Jekyll et Mr Hyde et je ne suis pas persuadé qu’il faille tuer l’un et vivre exclusivement avec l’autre…”

    Je ne comprends pas ce que vous entendez par “nous-mêmes”.
    Je ne suis pas ce que ma mémoire me dit, je suis ce que je fais.
    je ne suis assurément plus le même à 50ans que je ne l’étais à 15.
    et si j’ai tant soit peu réussi à maitriser quelques pulsions débordantes comme la colère, la témérité, voire un peu d’égoïsme ou d’orgueil, durant ces années, je ne serais plus moi ?

    je ne vois pas en quoi essayer de “maitriser” ses émotions c’est les faire disparaitre.
    admire-t’on réellement qqun pour ses excès ?
    perd-t’on son humanité quand on tend à maitriser ses défauts?
    je crois au contraire que “s’humaniser” consiste justement à maitriser ( et non pas faire disparaitre, c’est impossible et idiot) la part animale qui nous habite .
    Quant au meurtre de Mr Hyde, on devrait tous le souhaiter, c’est probablement même notre raison d’être sur Terre, tout en sachant que c’est pas près d’arriver.

    Aussi loin que remonte ma mémoire, je n’ai jamais rencontré ici-bas d’angéloïde naïf,
    pétri de qualités débordantes, qui m’aurait fait souhaiter garder ” le coté obscur” qui m’habite, sous prétexte de perdre mon coté ” humain” imparfait.
    A part peut être au cinéma, ou la glorification de l’imperfection est la réponse foireuse au fait qu’il est si dur de se changer.
    travailler sur soi, toute sa vie, changer doucement sa personnalité, c’est ça donner un sens à sa vie, non ?

  17. mike le 23 Dec 2009 à 21:33 17

    je dis tout simplement, bravo! à Frédéric Lenoir, je n’ai pas lu son livre par manque de temps mais son entretien sur e-ostad est magnifique! il a une vision tout à fait moderne de la spiritualité et son discours est un moment d’émotion surtout quand il parle de Jésus. Si son discours est rattaché à son coeur, vraiment qu’elle personne éclairée! il donne envie de croire et de poursuivre nos efforts sur le chemin de la connaissance de soi et de Dieu, comme je peux le ressentir d’ailleurs au travers de tout ce site spirituel…merci à tous!
    bonnes fêtes!

  18. Sabrina le 03 Jul 2010 à 23:54 18

    J’ai pris un tres grand plaisir a ecouter cette interview. Frederic Lenoir a une faculte incroyable de pouvoir parler de maniere simple et limpide de sujets que je trouve compliques et personnels.

    Nee de parents de religion differente (chretienne et musulmane), mes amis me demandent souvent comment je vis cette dualite religieuse. Et bien, j’ai toujours du mal a trouver les mots pour m’exprimer clairement… ok, ce n’est peut etre pas si simple que cela parce que je pratique un peu des 2 religions, tout en me sentant detachee d’une pratique religieuse assidue car je crois que l’epnouissement personnel et la connaissance de soi se situent au dela d’un ritualisme religieux.

    Vous avez compris qqch? je suis sure que non!

    Voila, c’est tres frustrant….! J’aimerais pouvoir parler aussi clairement que F. Lenoir sur ce sujet.

  19. Joseph Locanda le 05 Jul 2010 à 0:33 19

    Je suis d’accord avec Sabrina. Nous avons souvent du mal a exprimer des idées d’ordre spirituel. J’y trouve deux raisons : parce que nous n’en parlons pas assez de la spiritualité (c’est un sujet encore peu répandu dans les diner en ville!) et parce que nous ne réfléchissons pas assez aux questions spirituelles, aux expériences que nous ne prenons pas le temps d’analyser… Ce qui fait que globalement le monde spirituel n’est pas clair pour nous, donc notre expression reflète ce manque de limpidité. Frédéric Lenoir est un philosophe et journaliste qui doit beaucoup se poser de questions et y réfléchir avec sérieux. Il a une vrai capacité à synthétiser des questions complexes et à les rendre intelligibles, d’où son succès!

  20. Ms le 08 Jun 2011 à 14:12 20

    Je vois une autre raison au fait que le sujet de la spiritualité n’est pas évident, du moins pour ma part … J’entends par là, l’omniprésence de la matérialité dans ma vie. Certes, je vis dans un monde matériel, je suis submergée par la matérialité … Cependant, comme dans pas mal de situations dans ma vie, je dois m’efforcer d’aller dans le sens contraire du courant – c’est donc ce que je devrais faire contre cette matérialité en excès – et là réside toute la difficulté …

    En somme, je suis d’accord avec les arguments qui sont avancés quant au faible nombre de discussions spirituelles. Je trouve, néanmoins, que les cas que vous avez cité concernent celles et ceux qui ont à l’esprit cette spiritualité voire même qui cherchent à aller plus loin et à en parler … Pour ma part, ce n’est pas toujours le cas – ça l’est même trop peu – c’est pourquoi je pense qu’il y a aussi cet argument pré-cité suivant lequel on peut oublier partiellement ou totalement ce sujet primordial suite à un manque d’attention à la spiritualité de notre part, lui aussi pouvant être partiel ou total.

  21. Roxanna le 01 Aug 2011 à 1:31 21

    Merci pour cet article! Le titre du livre de frederic Lenoir m’interpelle et me donne la curiosité d’aller voir de Plus près de quoi il retourne précisément!

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