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Éléments pour une pratique de la prudence

Par , le 20 Apr. 2021, dans la catégorie Pratiques - Imprimer ce document Imprimer

prudence

Des vertus cardinales héritées des morales de l’antiquité, la prudence est aujourd’hui celle qui est le moins naturellement associée à l’idée de morale. Le mot a même pris des connotations négatives : il évoque plutôt une forme de calcul ou de frilosité peureuse, voire une incapacité à vivre pleinement et passionnément sa vie. L’homme prudent, bien loin du sage aristotélicien, serait un triste sire, un mollasson et irrésolu dont l’existence exclurait toute prise de risque et toute fantaisie.

Le dictionnaire est pourtant moins sévère : la prudence s’y trouve définie comme une qualité de l’esprit qui réfléchit à la portée de ses actes de manière à éviter erreurs et conséquences dommageables. Elle apparaît en ce sens une qualité-phare de l’homme en action, celle qui lui permet d’éviter que ses choix, même bien intentionnés, le conduisent à paver un enfer.

De cette qualité des sages, Ostad Elahi disait le plus grand bien : « la prudence est un immense bienfait » (Paroles de Vérité, Albin Michel, 2014, parole 206) ou encore, « En toute chose, prenez toujours le parti de la prudence » (parole 109), tout en précisant qu’« il ne faut pas confondre cette vertu avec le manque de courage » (parole 206). Car en prétextant de la raison pour agir avec un souci exagéré de se prémunir de risques lointains ou imaginaires, l’homme est peut-être en fait sur le point de céder à la peur irraisonnée. Mais alors qu’en est-il exactement de la prudence ? En quoi peut-elle être « un immense bienfait » et surtout à quel type de comportements nous invite-t-elle ?

Définition

Avant d’aller plus loin sur le terrain de la pratique, je souhaiterais rappeler succinctement quel genre de vertu est la prudence. Je retiendrai ici trois points, qui rejoignent pour l’essentiel l’analyse qu’en a proposée Aristote :

  • La prudence, à l’instar des autres vertus éthiques, est un équilibre entre deux excès. Équilibre entre l’impulsivité qui nous pousse à agir de manière irréfléchie et précipitée, et l’irrésolution qui nous enlise dans une délibération sans fin et nous conduit à différer sans cesse le passage à l’acte.
  • À la différence des trois autres vertus cardinales, qui sont des vertus du caractère, la prudence désigne une vertu « intellectuelle ». Elle requiert en effet l’exercice de l’intelligence, plus particulièrement de cette intelligence pratique qu’est le bon sens. Son emploi dépend aussi fortement de l’étendue de nos connaissances. Par exemple, plus on connaît les éléments d’une situation, d’un contexte, plus on est à même de s’y adapter, de savoir quand, comment, dans quelles proportions et avec qui agir.
  • La prudence est une vertu sans laquelle les autres vertus seraient imparfaites. Prenons l’exemple de la véracité. Pour que cette vertu soit parfaite, il ne s’agit pas de dire toujours et à tous la vérité, ce qui serait une forme de naïveté, voire de bêtise. Il importe au contraire de savoir à qui dire la vérité, dans quelle mesure, comment, mais aussi à quel moment la dire.

Ces précisions étant faites, voyons quelle forme prend la pratique de la prudence dans la pensée d’Ostad Elahi. Je m’appuierai ici exclusivement sur les recommandations qu’il a faites à ceux qui souhaitent œuvrer pour leur perfectionnement spirituel. Pour les besoins de l’analyse, différents aspects de la prudence ont été séparés. Mais il va de soi que dans la réalité, tous ces aspects sont intimement liés.

Avant l’action, la réflexion

La prudence, c’est d’abord prendre le temps de réfléchir avant d’agir. Pour celui qui se soucie d’éthique, c’est réfléchir à la portée de ses actes et de ses paroles, à leurs conséquences et leur utilité, afin d’éviter de nuire aux autres et à soi-même. Par exemple, avant de parler, on pourrait se demander si nos paroles vont réellement apporter quelque chose de positif, si elles ne vont pas être inutilement blessantes, avoir des répercussions négatives pour un tiers ou pour soi-même, générer ou entretenir un conflit ou simplement aggraver une situation déjà tendue.

Dans ce temps de la réflexion, Ostad Elahi recommande en particulier de « se mettre à la place des autres pour prévoir ce qu’ils peuvent en penser » (Asar ol-Haqq, volume 2, Téhéran, Jeyhun, 1991, parole 211). Une parole ou un geste qui, de notre point de vue, peuvent sembler anodins, sans conséquence négative, peuvent en effet se révéler tout autres si on prend le temps de les considérer de l’extérieur, c’est-à-dire du point de vue d’autrui. Par exemple, en faisant l’effort de se « mettre à la place des autres », on prendra plus facilement conscience de l’humiliation qu’on impose à un proche en lui faisant un reproche en public, ou du tort qu’on peut lui causer en révélant sur son compte une information à des personnes dont on ignore si elles sont bien intentionnées. Ce qui nous pousse ici à blesser l’autre ou à lui nuire, ce n’est souvent pas tant la méchanceté qu’un manque de réflexion, de discernement et de prise en compte de la situation. Dans ces deux exemples, quiconque prend le temps de considérer la situation sous l’angle d’autrui choisira très certainement de se taire.

« Se mettre à la place des autres pour prévoir ce qu’ils peuvent en penser » : Ostad Elahi a également en vue les conduites par lesquelles on se met, par manque de réflexion et d’attention au contexte – social en particulier –, dans une situation qui peut prêter à confusion et conduire les autres à nous juger négativement. Car s’il est du devoir de chacun de ne pas juger à la va-vite et sur des bases fragiles, un autre devoir, qui incombe à chacun d’entre nous, est de veiller à sa dignité. Se soucier de l’image sociale que l’on donne de soi-même est en réalité d’abord un devoir que l’on accomplit envers soi-même. Faut-il y voir une forme d’hypocrisie ? Non, pour autant que le souci de son « apparence » n’est pas destiné à duper et abuser les autres, mais bien à préserver notre droit et notre dignité.

Mais de manière plus générale, n’avons-nous pas également une part de responsabilité dans les influences négatives que notre comportement ou nos paroles peuvent avoir sur les autres ? Concrètement, cela signifie que si j’affiche, par légèreté ou insouciance, une manière d’être non-éthique qui incite les autres à imiter mon comportement ou qui les invite d’une manière ou d’une autre à me nuire (à m’insulter, me condamner à mauvais escient, à médire…), j’aurai moralement une responsabilité pour ces manquements commis sous mon influence. Dans ce cas, je me rendrais en quelque sorte coupable envers ces autres que ma négligence a induits en erreur.

Précisons pour finir que soigner son image ne signifie pas donner de soi l’image d’une personne « parfaite », sans aucun défaut ni faiblesse ; une telle attitude serait certainement au contraire source de frustration et de désagrément pour les autres, une manière de les rabaisser en les renvoyant sans aucune compassion à leurs propres imperfections. Soigner son image, c’est plus humainement avoir le souci d’adapter son « apparaître » au contexte de manière à ne blesser personne.

La prise en compte du contexte

En toutes circonstances, on doit considérer la situation et le contexte dans lequel on se trouve.

Sans cet ajustement au contexte, une action à priori conforme à la morale risque fort en effet de devenir contraire à la morale. Ainsi, en disant la vérité sans avoir en vue la psychologie de la personne à qui on s’adresse, on peut être amené à transgresser toute une série de droits. Si je révèle par exemple des informations à une personne susceptible d’en ressentir de la jalousie, je risque de susciter en elle toute une chaîne d’émotions négatives conduisant naturellement à des actes malveillants.

Faire le bien exige donc que l’on prenne en compte le contexte, que l’on sache s’adapter à la particularité d’une situation. C’est ainsi qu’Ostad Elahi rappelle que s’il est bon de pardonner à ceux qui nous ont fait du mal, il convient de garder à l’esprit que certaines situations peuvent exiger que l’on n’accorde pas son pardon et que justice soit faite ; notamment lorsque l’on sait que le pardon encouragerait le coupable à réitérer des comportements dommageables à autrui. Ce n’est pas là une manière de transiger avec la règle, mais plutôt une façon de la garder vivante, d’empêcher qu’elle ne se fige dans un dogmatisme dénué de compassion.

La prudence n’échappe pas à cette prise en compte du contexte et l’on peut y distinguer, du point de vue pratique, au moins deux attitudes nuancées : la prévention et la méfiance.

La prévention

Réfléchir avant d’agir, c’est aussi, comme on l’a suggéré plus haut, penser aux répercussions de ses actes, c’est-à-dire faire preuve de prévention afin d’empêcher les conséquences dommageables.

La prévention ne nous aide pas seulement à éviter les répercussions négatives. Elle devrait également nous encourager à faire le bien, en nous faisant prévoir les avantages qu’il y a pour nous à agir de la sorte.

Quand nous disons du bien d’autrui, l’effet positif nous en revient à nous-même. Et quand nous disons du mal, ce mal peut nous contaminer, parfois de façon irrémédiable. Il vaut donc mieux adopter la voie de la prudence et ne parler des autres qu’en bien.

Ostad Elahi, Paroles de Vérité, parole 55.

Nous retiendrons de ce conseil que « ne parler des autres qu’en bien » (et de manière plus générale faire le bien) est une façon d’anticiper et de prévenir les effets négatifs qui risquent de nous revenir si on se laisse aller à médire. En agissant en bien, l’homme ne fait donc pas que se conformer à une morale souvent contraignante, il fait aussi preuve de prévention. On retrouve ici une idée forte de la pensée d’Ostad Elahi : prendre conscience des effets positifs, de l’intérêt qu’il peut y avoir pour soi à faire le bien. Cette prise de conscience est essentielle parce qu’elle nous encourage à persévérer dans l’éthique dans les moments où celle-ci exige que nous renoncions à faire ce qui nous plaît !

Encouragement à faire le bien, la prudence est également l’une des caractéristiques d’une foi alliée de la raison :

(…) Si nous adhérons à ces principes [fondamentaux, énoncés par tous les envoyés divins], nous nous comporterons d’une façon qui nous sera bénéfique dans ce monde. Et si en plus un autre monde existe, eh bien nous en profiterons aussi. Si donc on est rationnel, on ne négligera pas la voie de la prudence et on ne se privera pas de la croyance en l’autre monde.

On raconte qu’un matérialiste demanda à un sage : – Pour quelle raison dis-tu que l’autre monde existe ? – Pour la même raison que tu dis qu’il n’existe pas ! – Je ne sais pas s’il existe ou non… – Puisque tu ne sais pas, prends le parti de la prudence.

D’après Ostad Elahi, Asar ol-Haqq, volume 1, cinquième réédition, Téhéran, Nashr-e Panj, 2007, parole 8.

En l’absence de preuve de l’existence de Dieu et d’un autre monde, lieu de vie pour notre âme, la foi est bien ici, comme elle le fut déjà pour Pascal, un pari sur l’avenir. Un pari où il s’agit d’opter pour le parti qui, à défaut d’être le plus certain, comporte le moins de risque et la plus grande chance de gain.

La méfiance

Être prudent implique également que l’on sache faire preuve de méfiance, que l’on n’accorde pas sa confiance à la légère. Ostad Elahi le souligne à plusieurs reprises : même s’il convient, pour son perfectionnement spirituel, de cultiver en soi la bienveillance, il importe en même temps, dans les cas où nous devons défendre notre droit, de savoir se comporter comme si ceux auxquels nous avons à faire n’étaient pas fiables.

Pour votre propre sérénité essayez de tout voir en bien. Cela vous évitera d’être pessimiste et vous pourrez avoir de l’affection et pardonner. Mais n’oubliez pas la prudence pour autant : lorsque vous êtes en affaire avec les autres, imaginez toujours qu’ils veulent vous tromper, cela vous obligera à prendre toutes les précautions nécessaires.

Ostad Elahi, Paroles de Vérité, parole 142.

Le « imaginez qu’ils veulent vous tromper » indique bien que ce qui est proposé ici, ce n’est pas de juger les gens négativement, de les considérer comme étant réellement des « escrocs » ; il ne s’agit pas d’adopter une attitude intérieure de jugement, mais simplement d’adopter un comportement extérieur qui permette de préserver ses droits et de construire avec les autres une relation juste et équilibrée.

Le conseil peut cependant sembler paradoxal. Car comment peut-on être bienveillant envers quelqu’un s’il faut, dans le même temps, agir envers lui comme s’il n’était pas digne de confiance ? Le paradoxe se résout cependant si on considère que ces deux traits de caractère, bienveillance et méfiance, ne sont pas requis sur le même plan.

Le premier – la bienveillance – devrait surtout agir sur la manière dont on considère l’autre dans son for intérieur ; le second – la méfiance – devrait plutôt diriger la manière dont on agit avec lui, et plus précisément, la manière dont on agit avec lui dans les affaires matérielles. Ostad Elahi explique en effet que les exigences ne sont pas les mêmes selon que l’on agit par humanité ou pour régler une affaire purement matérielle, ce que révèle la fin de cette parole :

Pour votre propre sérénité essayez de tout voir en bien. Cela vous évitera d’être pessimiste et vous pourrez avoir de l’affection et pardonner. Mais n’oubliez pas la prudence pour autant : lorsque vous êtes en affaire avec les autres, imaginez toujours qu’ils veulent vous tromper, cela vous obligera à prendre toutes les précautions nécessaires. En revanche, quand il s’agit d’être bon et charitable en vue du contentement divin, voyez le bien. Dans chaque situation, qu’elle soit spirituelle ou matérielle, il faut agir en tenant compte du contexte.

Ostad Elahi, Paroles de Vérité, parole 142

Deux types d’activités, deux types d’exigences. Mais pourquoi limiter la bienveillance et introduire un devoir de méfiance dans le domaine des affaires ou transactions matérielles ? On peut relever au moins deux raisons :

  1. Le devoir que l’on a envers soi requiert en particulier que l’on prenne soin d’assurer sa vie matérielle ainsi que celle des personnes dont on est responsable. Ce qui suppose bien évidemment que l’on ne soit pas dupe du premier escroc qui passe… Il y a bien de la différence entre se défaire délibérément d’une somme d’argent pour venir en aide à une personne dans le besoin et se laisser extorquer cette même somme par excès de confiance. Dans le premier cas, on fait preuve d’humanité, dans le second on fait preuve de crédulité.
  2. Le devoir que l’on a envers autrui devrait nous conduire à éviter l’excès de confiance qui risquerait d’inciter l’autre à nous tromper. La confiance que l’on accorde prématurément, loin d’être une marque d’amitié ou de bienveillance, peut en effet agir comme une forme d’« incitation au crime ». Par exemple, en laissant à la vue des autres et sans aucune surveillance des objets de valeur, on peut mettre une personne dans une position où il lui devient difficile, pour ne pas dire impossible, de résister à l’appel de son soi impérieux. On pourrait répondre à cela qu’il revient à chacun d’apprendre à se contrôler et à ne pas céder par exemple à la tentation du vol. Certes. Mais il revient aussi à chacun de se soucier des autres, et, dans la mesure du possible, d’empêcher qu’un mal ne soit commis.

Ces quelques aspects de la prudence auront sans doute permis de mieux comprendre en quoi elle est indispensable à une pratique éthique équilibrée. En nous invitant à adapter notre comportement aux exigences du temps et du contexte, la prudence sauve la morale de l’écueil du rigorisme. Elle met fin à l’intégrisme moral, ennemi d’autant plus perfide de la morale qu’il prétend agir en son nom. Elle engendre une morale ouverte, attentive au respect des personnes, de leur liberté et de leur irréductible individualité.


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4 commentaires

  1. Cantabile le 20 Apr 2021 à 22:38 1

    Bonjour,
    Merci pour cet article très poussé qui nécessitera d’être relu plusieurs fois pour en apprécier toutes les subtilités et les implications pratiques.
    Une application de la prudence à laquelle je reviens souvent : si j’ai un doute sur le fait que ce soit ma raison saine ou mon soi impérieux qui me souffle que mes efforts sont suffisants dans une situation, j’essaie en général de prendre le parti de les continuer… et souvent, la résistance de l’ego qu’une telle décision rencontre me laisse à penser que j’ai fait le bon choix.
    C’est une maxime d’Ostad Elahi qui me revient souvent qui me motive dans ce genre de comportements : « Tout ce qu’on a dans ce monde est voué à disparaître ; tout, sauf les efforts qu’on faits pour l’au-delà » (maximes de guidance nº20)

  2. MH le 21 Apr 2021 à 9:58 2

    Une merveille, cette analyse! Bien construite, subtile, développée : tout est dit ! Et ce sujet tombe à point nommé dans la situation actuelle.
    Je me suis souvent posé la question de la prudence : si elle était de la lâcheté, de la grégarité, du manque de courage… et particulièrement la subtilité entre bienveillance et méfiance, à laquelle je n’avais jamais songé : “comment peut-on être bienveillant si on est méfiant ?” Tout est une question d’attitude, bien entendu.
    Je vais le rapprochement avec la colère: il faut, parfois, savoir “se montrer” en colère sans l’être au fond de soi, pour se défendre et garder sa dignité !
    La dignité : qualité essentielle de notre âme !

  3. KLR le 22 Apr 2021 à 10:28 3

    Le manque de tact est souvent dû à cette impulsivité dont vous parlez qui nous pousse à dire quelque chose avant même d’avoir réfléchi…
    Un exemple qui m’est arrivé récemment me vient en tête :
    Un de mes collègues est retraité mais il continue pour quelques années à donner quelques heures de cours. C’est un nouveau dispositif qui permet un arrêt de l’activité moins brutal. Il y a quelques années, il m’a expliqué tout cela. L’autre jour, je le rencontre à l’école, et, alors que mon intention était de lui dire quelque chose de gentil et de lui signifier que j’étais contente de le voir, avant de réfléchir, j’ai dit “Ah tu es toujours là !”. C’était très maladroit, et le résultat c’est que j’ai senti sa blessure. J’ai aussitôt compris que je n’avais pas pris le temps d’évaluer les circonstances, combien il peut être difficile et dévalorisant pour quelqu’un de cesser son activité, et comment j’avais parlé à toute vitesse sans même réfléchir !

    1. A. le 02 May 2021 à 18:21 3.1

      Merci KLR de votre commentaire.

      Suite à une longue réflexion, récemment j’ai fait une analyse des erreurs que j’ai commises et un pourcentage très élevé aurait pu être évité tout simplement en faisant attention à ce que je dis et à comment je le dis.

      Je me suis rendu compte que souvent, très souvent il vaut mieux de ne rien dire et de prendre son temps pour réfléchir. Surtout aussi que certains aspects des situations nous échappent et demandent un peu de recherche.

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