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Chercher la cause en soi

Par , le 23 Oct. 2012, dans la catégorie Articles - Imprimer ce document Imprimer - English version

Loupe sur labyrinthe dans une tête

« La cause de tout ce qui nous arrive est en nous-mêmes. »

La lecture de cette maxime d’Ostad Elahi m’a plongé dans des réflexions que j’ai voulu partager à travers cet article. Je remercie e-ostadelahi.fr pour cette occasion de les soumettre à ses lecteurs.

Beaucoup d’entre nous passons notre temps à accuser « le monde » des malheurs qui nous arrivent. Nous considérons à l’inverse que ce qui est bon, nous en sommes naturellement la principale cause. Mais comme toujours, en y réfléchissant un peu, on se rend compte que la réalité est bien plus complexe.

Dans le fait de chercher la cause en soi, deux idées sont importantes à mon sens :

  • Chaque chose a une cause qu’il nous faudrait tenter de connaître alors que nous ne nous arrêtons en général qu’à la réalité apparente de ce qui nous arrive.
  • Nous sommes au centre de tout, y compris dans l’origine des causes des choses qui nous arrivent.

Procédons par étapes.

Ce qui nous arrive de nous-mêmes

Nous sommes l’auteur de notre vie : nous finissons par l’oublier et nous laissons trop souvent à notre environnement le soin de diriger notre vie, y compris de nous dicter ce que nous devons penser. Le « je » est acteur par essence et constitution, il a le pouvoir de décision et de contrôle. Difficile de réfuter cette réalité liée à notre libre arbitre sauf à se considérer comme un animal. Nous pouvons agir à la fois sur nos pensées qui nourrissent notre psychologie et nos actions et structurent notre vie quotidienne. Nous entretenons des pensées négatives sur nous-mêmes et sur les autres, pensées qui façonnent négativement notre profil psychologique. On peut penser que ces pensées négatives sont le produit de l’afflux permanent d’informations négatives portées par la société et l’environnement médiatique ; d’où la tentation radicale d’abandonner la vie en société et de vivre en ermite. Mais ce serait oublier un peu vite que c’est nous-mêmes qui fabriquons nos pensées négatives sur nous-mêmes et sur les autres. Que l’on vive au sein de la société ou en ermite, nous en sommes la cause et elles viennent, dans le premier cas, renforcer l’impact négatif du monde extérieur et dans le deuxième cas, polluer la solitude de celui qui le fuit. Nous pouvons être le premier pollueur de notre cerveau et de notre cœur.

Se construire un profil psychologique positif dépend de notre propre volonté et de notre propre pouvoir. « Penser en bien » est une hygiène de vie qui nourrit et nettoie notre perception de nous même et donc par ricochet celle que nous avons des autres. Combattre les pensées négatives qui surgissent naturellement dans notre esprit et tenter de les remplacer par des pensées positives purifie l’atmosphère de notre intériorité. Un espace de positivité se crée, se développe à force de volonté et de persévérance, et devient une bulle qui est un support, un refuge, une arme face aux agressions des pensées négatives.

C’est un peu comme un aéroport où les passagers (pensées) atterrissent et décollent en permanence. Aujourd’hui les mesures de sécurité sont multiples, répétitives et strictes (action de la volonté) afin d’éradiquer le risque d’un terroriste (pensée négative) qui viendrait commettre un attentat (déstabilisation psychologique). Notre objectif est donc d’organiser un système de sécurité contre les pensées négatives, afin de rendre notre espace aérien (psychologie) sain et agréable qui fera de nous un aéroport réputé, rayonnant pour ceux qui y travaillent (soi) et ceux qui y viennent pour voyager (autrui).

Ce qui nous arrive de nos proches

Nos proches sont notre meilleur laboratoire ! Ils sont souvent la source de beaucoup d’épreuves et de pensées négatives. Les relations familiales produisent des situations et des relations qui peuvent conduire à des tensions et à des jugements qui façonnent les histoires de famille les plus sordides. Les barrières sociales n’existant pas, les passions et les pulsions peuvent s’y déchaîner. J’ai le choix de rentrer dans l’affrontement qui surgit de certaines situations (une réflexion déplacée, une attitude vexatoire, un acte de spoliation d’un droit particulier) avec mes propres pulsions et passions ou d’esquiver le coup en prenant le temps de la réflexion pour comprendre pourquoi une telle situation m’arrive. Chercher en soi la cause de toute chose, c’est déjà considérer la probabilité que je puisse être aussi à l’origine de ce que l’autre me dit, me fait, ou pense de moi. Je prends de la hauteur par rapport à ce qui m’arrive et donc j’ouvre mon champ perceptionnel de compréhension plus largement qu’en me concentrant sur l’auteur de ce que je perçois comme une agression. L’idée est de déconnecter l’auteur de l’acte qu’il commet : je dépersonnalise le mauvais acte ou la parole négative et j’essaie de comprendre pourquoi je suis confronté à cette épreuve. Je me tourne naturellement vers moi pour envisager que cette agressivité est elle-même une réaction à quelque chose venant de moi. Il me faut donc émettre des ondes, des pensées et des actes qui vont soit neutraliser l’effet négatif de certains comportements, soit me protéger comme un bouclier invisible des effets qui risquent de réveiller en moi une réaction de pulsions et de passions. En créant une zone de non réactivité, je crée un espace propice à la réflexion pour comprendre et analyser la situation et essayer de comprendre pourquoi je me trouve dans cette situation. De là, je vais pouvoir me demander comment j’ai pu participer à la chaine de causalité, voire être directement la source, de l’agression qui m’atteint.

Ce qui nous arrive des autres (le travail, le reste du monde)

Il est facile de faire porter les causes de ce qui nous arrive au reste du monde qui est la source visible de ce qui m’arrive. Je prends une réflexion de mon patron, c’est qu’il n’a rien compris à ce que je fais. Je suis renvoyé, c’est le patron qui m’en veut. Je suis au chômage, je divorce, mon enfant fugue, les causes sont reportées immédiatement chez l’autre. C’est une façon de se protéger des autres. Outre le fait que cette attitude est une duperie vis-à-vis de moi-même, au mieux une interprétation déviée, elle ne permet pas de résoudre le problème qui survient, ni de comprendre pourquoi cela m’arrive. Et l’explication avancée risque de m’enfoncer un peu plus dans une situation encore plus inextricable. Partir de soi pour aller vers les autres rend responsable, et être responsable c’est aussi accepter les éléments de causalité qui remettent en cause l’idée que je me fais de moi-même. Comprendre pourquoi j’ai été projeté dans une épreuve en commençant par une auto-analyse n’exclut pas ensuite d’analyser les causes externes de ce qui arrive. Mais cela permet de faire la part de ma propre responsabilité, ne serait-ce que pour éviter de recommencer une prochaine fois les mêmes erreurs. Expérience maintes fois vécue au volant : je double une voiture sans faire attention à un motard qui, du coup, se met à m’insulter au feu 50 mètres plus loin ; si je réagis sur le même ton pour me défendre de son agressivité, le ton monte et les insultes deviennent basses ; si je m’excuse auprès de lui en ouvrant les yeux sur la peur légitime que ma manœuvre a dû provoquer chez lui, son agressivité retombe et l’affaire est vite classée. Et même si parfois, la douceur de ma réaction décuple son agressivité, j’ai la grande satisfaction de constater que j’ai maintenu sous contrôle mes pulsions colériques.

Nous sommes toujours dans une réactivité face à des pensées et des actes, mais qu’ils émanent de nous ou des autres, nous en sommes toujours le destinataire. Même si je croyais que la vie n’est que hasard, encore plus si je crois que je participe à mon destin, je ne peux nier le pouvoir de mon « je ». Dès lors que je dis « je », « je » devient la cause de son action de manière consciente ou inconsciente. Si « je » est la cause de tout ce qui m’arrive, la compassion et l’indulgence envers mon « je » dont je suis fort bien pourvu doit m’aider à moins rejeter vers les autres l’origine des choses qui m’agressent.

Pour ce qui nous arrive de « bien », nous savons user de notre raison pour en trouver la cause en nous, pour nous en attribuer le mérite ; une raison équilibrée devrait fonctionner tout aussi bien lorsqu’il s’agit de trouver en nous-mêmes la cause de ce qui nous arrive de « mal ».


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26 commentaires

  1. Amanda le 23 Oct 2012 à 15:48 1

    Merci beaucoup de vos exemples qui m’aident à bien comprendre le message.

  2. léa le 23 Oct 2012 à 21:12 2

    Tellement vrai! Mais c’est un article à lire et à relire pour se remémorer de tout cela dés que l’on constate l’adversité ou la contrainte !

  3. mahaut le 23 Oct 2012 à 22:07 3

    Merci pour cette réflexion constructive.

    Quand j’ai rencontré cette pensée d’Ostad Elahi :

    « La cause de tout ce qui nous arrive est en nous-mêmes »

    cela a profondément frappé mon imagination. Me ressentant comme une personne “bonne et aimante”, j’ai compris que j’avais pu faire un mal que je n’avais pas voulu. Je connaissais bien le proverbe “on voit toujours mieux la paille dans l’oeil de son voisin, que sa propre poutre”, munie de cet outil, j’avais déjà essayé de temporiser, pour mieux voir l’autre, mais de toute façon in fine j’étais quand même d’abord attachée à mon “beau rôle”…

    Avec cette maxime, j’ai appris à m’observer et ai pensé au comportement exemplaire d’Ostad Elahi, me demandant dans les circonstances qui m’étaient offertes comment, il se serait comporté ?

    J’ai compris que l’on pouvait toujours faire mieux en se comportant, avec plus de douceur, d’humilité, de tolérance et de compassion. J’ai repensé à ma vie, aux occasions perdues….. carrément “être une autre nature”…

    Face à l’autre, de notre part, aucune exigence ne peut tenir, j’ai creusé en moi, et j’ai toujours découvert que je pouvais mieux faire…. j’ai été saisie de vertige !!

  4. corrado le 24 Oct 2012 à 6:08 4

    Merci pour cette bon article. J’ai une question a poser: c’est possible que certaine causes soyent pas en nous mais font partie de la structure du monde ou nous vivons? Par exemple on peut souffrir des consequences a la fois importants mais qui sont causee par des imperfections de sistemes crée pour l’homme y que on doit simplement acepter. Quand Ostad dit que la cause est en nous memes j ‘entend qui peut etre en moi mais aussi en pluriel “en nous memes”.

  5. radegonde le 24 Oct 2012 à 20:54 5

    cette réflexion concernant ma responsabilité est une constante dans mes relations aux autres. Particulièrement ces derniers jours où il s’est passé un évenement qui m’interroge encore..
    En partant au travail le matin, je me suis trouvée dans les transports en commun avec une personne qui parlait très fort dans son téléphone dans mon dos. je lui ais demandé de baisser la voix, sans la regarder.
    Elle s’est lèvée et venue m’insulter en face, en commentant mon physique au téléphone avec son amie (tu pues, tu as un dentier, t’es vieille, t’as les cheveux sale… “c’est pas toi qui va me faire taire”..;) et j’en passe, cela a duré plusieurs minutes…
    face à tant de bêtise, je m’amusais à la faire monter en pression…elle est descendue à la même station que moi, et continuait à m’insulter.. Mais, je n’avais pas vu que cette très jeune femme avait un bébé dans une poussette. trop occuppée à continuer ses insultes, elle a mis son enfant sur les rails du tram qui arrivait… j’ai hurlé pour attirer son attention et qu’elle retire la poussette.
    Ce qu’elle a fait d’instinct.. et puis elle a continué son discours dans la rue, car j’étais sur le trottoir d’en face…
    Je m’en suis voulu car j’ai eu très peur que cet enfant soit blessé pour des bétises d’Ego, alors que ça me faisait rire auparavant..

  6. A. le 26 Oct 2012 à 7:01 6

    “Chercher en soi la cause de toute chose, c’est déjà considérer la probabilité que je puisse être aussi à l’origine de ce que l’autre me dit, me fait, ou pense de moi.”

    MÊME SI PREMIÈRE RÉACTION EST TOUJOURS DE « FAIRE PORTER AUX AUTRES LES CAUSES DE CE QUI NOUS ARRIVE », AU FIL DES ANNES DE PRATIQUE ÉTHIQUE ON SE REND DE PLUS EN PLUS COMPTE QUE LES SITUATIONS QUE NOUS VIVONS SONT FAÇONNÉES SUR NOS DÉFAUTS, SUR NOS FAIBLESSES. GRÂCE À CELA, PEU À PEU NOTRE MAÎTRISE DE NOS ÉMOTIONS S’AMÉLIORE.
    MAIS POUR VRAIMENT CROIRE ET SE RENDRE COMPTE QUE CE QUI NOUS ARRIVE TROUVE SON ORIGINE EN NOUS-MÊMES, IL FAUT ÉTABLIR UN LIEN CAUSAL, PASSER PAR DES EXPÉRIENCES QUI VOUS MARQUENT. JE VAIS VOUS PARLER D’UNE TELLE EXPÉRIENCE, OÙ UNE ÉMOTION NÉGATIVE, LA JALOUSIE EN L’OCCURRENCE, M’A PERMIS D’ÉTABLIR CE LIEN.

    Il y a une quinzaine d’années j’avais un défaut assez pénible : la jalousie. Ce défaut se manifestait par le sentiment d’un mécontentement vis-à-vis de ceux qui avaient des avantages de nature spirituelle comme le fait d’avoir une certaine responsabilité dans une association sans buts lucratif.

    Or chaque fois que je ressentais ce sentiment de mécontentement, si typique de la jalousie, peu de temps après ils m’arrivaient des choses désagréables, et cela même si je faisais tout mon possible pour cacher et lutter contre cette émotion néfaste. Par exemple, je faisais des erreurs (dans l’accomplissement de certaines taches) et les personnes que je jalousais me réprimandaient.

    Au bout de quelques années, pendant lesquelles il a fallu que j’apprenne à lutter contre toutes une série d’émotions négatives ressenties lors de ces événements, je finis par émettre l’hypothèse que ma jalousie était peut être la cause de ce qui m’arrivait, ce qui fut rapidement confirmée par l’expérience puisque je réussis à prédire que j’allais à nouveau commettre une erreur dans l’accomplissement de certaines taches et que les personnes jalousées allaient devoir me réprimander dans les 24 heures après avoir ressenti (vis-à-vis d’eux) de la jalousie. Aujourd’hui encore je me souviens de l’état d’émerveillement, d’émotions positives que je ressentis pendant plusieurs semaines suite à cette découverte. C’était une véritable épiphanie. La souffrance des humiliations subies avait disparu et avait été remplacée par une joie, comme si un nouveau monde se révélait à moi, et cela sans aucun besoin de visions et de miracles (si typiques de la spiritualité classique). Je constatais par ma pratique personnelle que les événements n’étaient pas le fruit de l’hasard, c’était incroyable. Lire cela dans un livre était très différent de le constater en personne !

  7. Danielle le 28 Oct 2012 à 10:56 7

    Ce « je », il s’est construit dans l’enfance, alors que nous n’avions pas « le pouvoir de décision et de contrôle » sur nos vies. Lorsque j’ai compris et admis que ce corps-milieu était une conséquence directe de mes choix, les événements que je considérais comme des obstacles, des empêchements, je les ai perçus différemment.

  8. charlie le 28 Oct 2012 à 19:20 8

    Le jour où cet article a été posté, il m’est arrivé une chose désagréable. En voyant le titre de l’article, je n’ai même pas cherché à le lire, cela m’énervait et me renvoyait à cette douloureuse expérience, pour laquelle je ne voyais aucun tort de ma part. En effet,une personne que j’aimais beaucoup et avec laquelle j’avais des relations très agréables, a radicalement changé d’attitude à mon égard, et ce, de manière très soudaine. Je n’ai rien compris. j’ai beau me repasser le film de notre dernière entrevue en tête, je ne comprends toujours pas. Le fait est qu’aujourd’hui, j’ai enfin pu lire cet article, avec la volonté de me remettre en effet en question. Je me dis que si sincèrement, je vois ce qui en moi a pu créer une telle situation, peut-être qu’enfin la personne va daigner répondre à mes messages qui restent sans réponse depuis, et m’expliquer la raison de son attitude. Cela serait un énorme pas sur moi-même. Je suis dorénavant prête à tout entendre, et je remercie cet article de m’avoir montré que si l’attitude de l’autre nous paraît incroyable d’inattendu, en effet, rien n’est un hasard, et il y a toujours à comprendre quelque chose sur soi . Tout est une espèce de mise en scène et il ne faudrait pas en vouloir à la personne en face pour ce qu’elle peut indirectement nous apporter….

  9. Ornella le 30 Oct 2012 à 16:21 9

    Superbe article! J’adore votre analyse. On voit clairement tous les mécanismes des pensées, leurs interconnexions, …

    Un grand merci pour l’analogie avec l’Aéroport. J’adore les voyages et donc l’aéroport. Désormais je vais penser à ça quand “je”commence à ne plus savoir utiliser ma raison saine dans les épreuves que je considère comme négatives.

    On va expérimenter ça avec mon “je” défaillant!

    Encore mille mercis

  10. KLR le 01 Nov 2012 à 19:32 10

    Merci beaucoup pour votre article. C’est vrai que les proches sont un bon laboratoire, j’avoue que j’ai quelque fois un peu de mal à prendre du recul face aux critiques agressives de mon jeune ado ! même si je sais qu’il y a du vrai, quelque fois ça fait mal ! et je tombe dans la spirale négative dont vous parler.
    Il faut avoir une sacrée dose de positif en soi et être dans une super forme physique et psychique. Dès que la fatigue et le stress pointent leur nez, rien ne va plus !

    La piste que vous proposez : à savoir travailler sur le positif est sans doute une clé pour le genre de situation que je rencontre.
    J’ai fait un petit travail intérieur ces derniers temps et j’ai remarqué que le fait simplement de penser à la chance d’avoir un jeune qui s’exprime, et qui donc en s’exprimant évacue un certain nombre de problèmes et en même temps vous envoie des signaux sur lui et sur vous-même, avait un effet très positif.
    Comme par hasard, en signe de confirmation, j’ai vu récemment une mère qui se plaignait et s’inquiétait que son fils était solitaire, taciturne, et ne s’exprimait sur rien…

  11. Ornella le 05 Nov 2012 à 8:11 11

    Concernant une piste de travail évoqué à plusieurs reprises : “travailler à se construire une psychologie positive”.

    J’ai pu trouver matière à réfléchir et surtout à agire concrétement être plus concrète à travers un livre présenté sur le site et dont voici le lien:
    http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/la-bonte-humaine/

    La lecture de ce dernier m’a permis d’avoir une tout autre vision. D’une part, de la manière dont mon inconscient et mes pensées “semi-automatiques” ou que je ressens comme telles face à certaines situations (désagréables ou pas) sont nés et d’autres part, la tendance que l’on a à interprétER de manière +/- positive ou pas du tout les évènements de la vie.

    C’est parfois décourageant, très vexant, et honteux de voir que finalement c’est nous (avec notre background, notre milieu,…et surtout notre comportements et notre raison +/- saine) qui avons crée en nous-même cette incapacité à voir le Bien en toutes choses (ou plutôt en beaucoup de choses) et à dissocier les actes de ce qui les commettent,…et que finalement nous sommes des êtres égoïstes qui choisissons par confort de ne pas agir, de ne pas voir dans la direction du Bon, de l’Ethique, dans la voie du devoir d’humain!

    Je ne vais pas vous plomber le moral…mais parfois la prise de conscience ça fait mal mais…Chance ou Malchance?Qui peut le dire!

  12. DD le 06 Nov 2012 à 20:03 12

    « La cause de tout ce qui nous arrive est en nous-mêmes. »
    Même si cette parole nous paraît sage et si l’on peut adhérer à cette pensée, il n’est pas toujours facile de la vivre, surtout avec nos proches, effectivement notre meilleure source d’épreuves.
    J’ai été interpellée par cette notion d’absence de barrières sociales au sein de la famille qui permet de déclencher passions et pulsions. Il me semble que la confrontation, à vie, si je puis dire, puisqu’on ne peut pas se détacher d’un parent ou d’un enfant même s’il s’éloigne, met à l’épreuve notre résistance et nos efforts dans la durée pour accepter les manques, les incapacités, les attentes, les désirs et exigences d’un chacun.
    Chercher la cause en soi est parfois difficile car nous n’avons pas toutes les clefs pour nous permettre de comprendre le “pourquoi” . Dans ces cas-là, ce que j’essaie de faire c’est de travailler sur le “quoi “et le “comment”. C’est à dire : qu’est-ce que cette situation provoque en moi ? Qu’est ce qu’elle me demande de travailler ? Et comment vais-je faire pour lutter contre ce sentiment d’oppression, d’injustice, d’incompréhension etc…?
    Votre idée de créer un espace de positivité m’a été salutaire. OUI, combattre les pensées négatives qui surgissent naturellement dans notre esprit et tenter de les remplacer par des pensées positives nous purifie et cela fait du bien! L’idée d’avoir cet espace dans lequel je peux me préparer, me réfugier, m’assainir est rassurante car structurante!
    Le plus c’est la notion de zône de non-réactivité ainsi que l’idée de déconnecter l’auteur et les actes qu’il commet et d’émettre des ondes positives!
    Grand merci pour ces précieux conseils!

  13. juliette le 16 Nov 2012 à 14:24 13

    Merci à Joseph de cette analyse très précise et réfléchie. Il se trouve qu’en cette heure je viens de subir (?), supporter (?), en étant honnête et dans la ligne de ce qui est dit, je devrais dire “provoquer”, une épreuve au sein des miens qui me sont chers et pour qui j’ai beaucoup (trop, peut être ?) d’attachement. J’ai été très bouleversée par ce moment difficile à vivre et, soudain, je suis tombée (avouez que le “hasard” fait bien les choses) sur “la cause de ce qui nous arrive …”. Petit arrêt sur image, grosse introspection qui me laisse le temps de me ressaisir et de réfléchir au pourquoi de ce qui m’arrive. Si je n’ai pas encore tout à fait trouvé les raisons de mon épreuve, le fait de faire cet arrêt sur image, de rentrer dans mon for intérieur pour réfléchir et tenter de rechercher les causes en moi même, cela déplace le temps de la déception, de la tristesse et, de plus, on se tourne vers Lui à ce moment là et on s’aperçoit que notre terrain est défriché et assainit de toutes inimitiés. Bien que la sérénité ne soit pas encore tout à fait au rendez vous, on est heureux de pouvoir se dire que cette maxime existe et qu’en la mettant en pratique on sent rapidement son bienfait et cela renforce notre confiance dans son auteur.

  14. henry le 18 Nov 2012 à 5:31 14

    Dans ce travail de voir bien, j’ai remarqué que ce qui m’arrive est une forme de scénario pour m’aider à mieux me connaître.
    J’ai pu expérimenter Sa présence dans des moments difficiles de ma vie.

    Une fois ces moments passés,
    ils me servent de preuve solide qu’une Main bienveillante m’aide à chaque pas vers Lui.

  15. rose le 18 Nov 2012 à 14:46 15

    Je voudrais souligner un effet, que j’ai vécu, dans la mise en pratique de la lutte contre cette attitude : “Nous considérons à l’inverse que ce qui est bon, nous en sommes naturellement la principale cause. ”
    Pendant un temps, j’ai effectivement regardé tout ce qui m’arrivait de positif comme l’unique effet de la bonté divine, en considérant que rien en moi n’avait pu en être l’origine, et à l’inverse, toutes les difficultés ou les épreuves, comme résultant d’actes ou pensées négatives. Cela m’a conduit progressivement à une forme de dévalorisation de moi, par un processus très pernicieux où je n’envisageais plus seulement les évènements sous l’angle de ce principe, mais également tous mes actes. Je ne me focalisais que sur mes faiblesses, et rien en moi ne trouvait grâce à mes yeux : “si tu as fait ce bon acte, c’est parce qu’Il t’en a donné l’occasion, et si tu as réussi, c’est parce qu’Il t’a donné l’énergie pour réussir. Tu n’y es pour rien.” Sous-entendu, en définitive, tu n’as rien fait de positif, et encore un peu plus loin, tu n’es capable de rien de bon : ce que tu fais de bien, c’est grâce à Lui, ce que tu fais mal, c’est de ta faute. Ces réflexions venaient dans un deuxième temps, passé le moment où j’avais pu éventuellement ressentir une joie et une légèreté à avoir accompli un bon acte. Toutes ces pensées me conduisaient à une forme de tristesse et d’inaction progressives.
    En analysant mon état, et en cherchant l’origine de cette tristesse en moi-même (!), j’ai compris que ce que je pensais était vrai et faux à la fois. Vrai car c’est par l’effet de Sa bonté que les occasions d’agir bien se présentent. Faux, car par le principe de causalité, Il ne vient vers moi que si j’ai fait un pas vers Lui. Et donc, même si je ne suis pas pour grand chose dans un acte positif que je peux accomplir, j’ai au moins, à un moment, fait le pas d’aller vers Lui.
    L’analyse que je présente ici est très succincte, car il y a bien d’autres ingrédients à prendre en considération, comme qu’est-ce qu’un évènement positif et un évènement négatif, quel effet éducatif dans la situation que je vis, …., mais je voulais simplement témoigner ici d’un dérapage dans l’application erronée d’un principe juste, et l’effet de différentes pulsions (principalement apathiques), qui sont également une arme de notre part impérieuse.

  16. Danielle le 18 Nov 2012 à 19:23 16

    Les tourments et les épreuves nous éclairent sur nos défauts, et ma difficulté à « bien voir » dépend de mon intention face à la situation. A l’écoute des difficultés de relation d’une collègue avec une autre, je n’ai pas perçu la dérive des reproches (justifiés ?) vers la médisance. Je réfléchissais au comment je m’étais laissée entraîner, lorsque que l’expérience de A. a fait écho à mes réflexions. La cause était en moi, j’ai écouté pour de bonnes et mauvaises raisons, dont la jalousie et la frustration, révélatrice d’un point faible à re-travailler. D’autres signes venus rapidement me le confirme, merci à A d’avoir partager cette expérience qui m’a beaucoup aidée.

  17. henry le 26 Nov 2012 à 4:46 17

    En écrivant mon précédent post, il m’est arrivé une expérience.

    Pendant que je lisais les autres commentaires, une faute d’orthographe a attiré mon attention. J’ai immédiatement adressé à celui qui commentait un jugement de réprobation “ah! c’est quelqu’un qui fait des fautes comme ça….”

    J’ai ensuite rédigé mon commentaire au sujet d’une “une Main bienveillante” à mes côtés,… et là, juste avant de cliquer, je vois une faute d’orthographe. Horreur, quelle honte ! Puis je souris… 😉

    Un vrai clin d’oeil… chercher d’abord sa “poutre”; mais j’y vois aussi une autre leçon: le fait que l’on n’est pas obligé de vivre de grandes difficultés pour voir une “Main bienveillante” à nos côtés.
    Et vu ce que j’ai vécu pour me réveiller, c’est peut-être mieux de passer par de légers désagréments au départ. Le lien se fortifie et quand des moments plus difficiles arrivent, on les vit avec beaucoup plus de sérénité, voire de détachement.

  18. A. le 02 Dec 2012 à 9:38 18

    @DD Merci de votre commentaire sur le fait d’insister que « CHERCHER LA CAUSE EN SOI EST PARFOIS DIFFICILE CAR NOUS N’AVONS PAS TOUTES LES CLEFS POUR NOUS PERMETTRE DE COMPRENDRE LE « POURQUOI » . DANS CES CAS-LA, CE QUE J’ESSAIE DE FAIRE C’EST DE TRAVAILLER SUR LE « QUOI « ET LE « COMMENT ». »

    Moi aussi je travaille la plupart des fois sur le quoi et comment, et je cherche à créer un espace de positivité en luttant contre mes pensées négatives. Toutefois ce travail de lutte contre ses pensées négatives permet aussi de comprendre le pourquoi des choses qui nous arrivent, puisque nos pensées ne sont pas immatérielles. Par exemple, actuellement je travaille sur l’identification de pensée orgueilleuses, de pensées qui expriment la valeur exagérée que j’ai de moi même. Ces pensées négatives, qui sont plus difficiles à détecter que d’autres, et qui requièrent une bonne dose d’aide divine pour être détectée (!!), sont très fréquentes (j’ai remarqué). Hier, pendant la journée, par exemple j’ai identifié les pensées suivantes (et Dieu sait combien sont passées inaperçues !) :

    a) Tu as telle et telle chose parce que tu as fait telle chose, tu as travaillé dur etc.. (alors que je n’ai aucune visibilité sur le détail des processus de la justice divine !! et de surcroît Dieu est très généreux et donne beaucoup même si nous n’avons pas fait grand chose);

    b) comment mon manager (qui diminuera mes responsabilités – au travail) ose-t-il me faire un pareil sale coup!! Il aura à faire à mon avocat !!

    c) Je suis meilleur que cette autre personne qui est moins motivée pour le travail éthique et travaille d’une manière moins assidue
    etc…

    Une fois qu’on a identifié et essayé de lutter contre ce genre de pensées, et que l’on prend conscience de cette production/flux continu d’absurdités, non seulement on a une meilleure hygiène mentale, mais en plus on prend mieux conscience de nos dysfonctions. Il ne faut ensuite pas s’étonner que des expériences humiliantes nous arrivent. Ce sont justement des thérapies divines pour soigner/corriger notre défaut à la base.

  19. A. le 02 Dec 2012 à 9:39 19

    @henry
    Tout comme Henry j’ai aussi eu une expérience intéressante. Dans mon esprit je critiquais une autre personne, me disant qu’à sa place je n’aurais pas fait comme elle (bref que j’étais mieux qu’elle) ; une demi heure après, je me suis retrouvé face à cette personne que je critiquais et j’ai commencé à bégayer sans pouvoir me contrôler (alors que ne bégaye jamais !) pendant que mon interlocuteur me regardait d’un air très compassionnel et plein d’empathie

  20. radegonde le 06 Mar 2013 à 22:40 20

    En ce qui concernent les pensées positives, je suis “ennuyée” depuis longtemps par des “pensées parasites “qui interviennent pendant mes prières..je me dis que je ne suis pas assez concentrée, alors je reprends les phrases.. et je m’aperçois que des mots stupides ou injurieux s’intercalent..
    C’est très pénible, et je n’arrive pas à en sortir pour le moment… si quelqu’un avait une idée pour m’aider !!!!

  21. kbld le 08 Mar 2013 à 17:37 21

    @ radegonde

    Je pense que ces pensées parasites sont le lot de tout un chacun, en tout cas de tout ceux qui ont un soi impérieux… Donc, d’abord, je ne pense pas qu’il faille paniquer : ce qui vous arrive est normal. Il est même bon signe que vous le remarquiez.

    Il me semble qu’il y a deux séries de moyens de lutter contre de telles pensées, une intérieure, une extérieure.

    L’extérieur, la plus facile, renvoie à votre environnement extérieur, à la préparation matérielle de votre prière. Par exemple, essayez d’enlever à l’avance, dans la mesure de vos capacités, les sources de nuisance sonore, mettez de la musique spirituelle (cela aide beaucoup)…
    Cela renvoie aussi aux activités que vous faites avant. J’ai remarqué qu’arrêter mes activité en avance (10 minutes avant au mieux), même commencer la prière (mon protocole de prière) en avance, aide énormément à la concentration à l’instant t.
    Ces deux types de moyens extérieures sont vrais pour la concentration prolongée sur n’importe quel type d’objet

    L’intérieur renvoie à la lutte cognitive et spirituelle contre ces pensées. Il me semble que c’est comme les vertus éthiques en général, jamais nous n’arriverons à les parfaire totalement, ce qui compte est de lutter. Soyez sincère avec Lui, demandez-Lui sincèrement Son aide pour ces pensées qui vous déplaisent sincèrement, Il vous aidera un jour ou l’autre, en fonction de vos mérites. /Tant que vous faites tous les efforts possibles/, le résultat est entre Ses mains et donc ne vous est pas imputable.
    Ces pensées sont peut-être une manière de vous apprendre que sans Lui, vous n’y arriverez pas, que vous avez besoin de Son secours, de L’implorer.
    A vrai dire, je pense que si vous luttez avec persévérance de manière acharnée contre ces pensées, en Lui implorant Son secours, eh bien, cette lutte intérieure, /c’est/ une prière.

  22. radegonde le 10 Mar 2013 à 14:42 22

    @ KBLD
    merci pour cette aide, effectivement la prière en présence de la musique spirituelle est un immense bienfait..
    mais souvent je prie en marchant, en allant au travail, dans le bus…chaque fois que j’ai du temps pour moi dans la journée..je persiste avec SON aide..

  23. kbld le 13 Mar 2013 à 0:01 23

    @ radegonde

    De rien.

    Vous prenez un baladeur de bonne qualité et surtout des oreillettes (les Earsonic notamment) ou un casque (pour une certaine fidélité et de la chaleur par exemple l’ATH-ESW9 – attention aux faux) de bonne qualité et vous pouvez écouter de la musique dans ces trois situations. Beaucoup le font pour de la musique ordinaire, c’est tout à fait adaptable à de la musique spirituelle…

    Une astuce : si vous avez les CD, pour une écoute de qualité (avec un appareillage adapté), ne convertissez pas avec perte (comme avec le mp3), gardez en WAV ou, mieux, convertissez (sans perte) en FLAC.

  24. henry le 25 Apr 2013 à 2:28 24

    Au sujet de “chercher la cause en soi”,

    ce conte soufi en parle en quelques mots avec profondeur et humour:

    Les racines du ciel (vers la 23ème minute)

    tiré lu livre “DU BON USAGE DES CRISES” de CHRISTIANE SINGER

  25. kbld le 15 Nov 2013 à 1:13 25

    @radegonde

    J’avais mis des références pour écouter la musique, mais j’aimerais donner la conclusion de mes nombreux tests que j’ai fait entre temps, en passant les nombreux détails explicatifs que je pourrais donner.

    Pour l’écoute du tanbur d’Ostad Elahi, j’ai trouvé très bons le DT770-32 (le 32 Ohms, c’est la version portable, j’ai testé une autre version mais je suppute que la qualité est la même) et l’ATH-A900X. Le premier est beaucoup plus fait pour se déplacer que le second (pas fait du tout pour cela d’ailleurs, mais c’est faisable, et dont l’isolation est très mauvaise car pas fait pour cela). Mais si vous écoutez par ailleurs de la musique classique, vous serez aux anges avec le second, qui est plus neutre d’ailleurs. Ces casques sont encombrants, mais leur taille est très positive pour les oreilles, dont le son parvient de manière aérée : elles respirent. Et aujourd’hui, cela devient presque classe d’avoir un casque, ce n’est plus un problème. Le DT-880 semble conjuguer les qualités des deux mais est semi-ouvert, donc on entend un peu à l’extérieur…
    Pour ceux qui veulent quelque chose de moins gros, je n’ai personnellement pas aimé le son qui sort des Beyerdynamic peu encombrants, même s’ils sont sensés être la référence pour un son vraiment professionnel. Il y a alors l’ATH-ESW9 et le ATH-ES88, mais moins complets que les précédents (le premier est plus chaleureux, le second s’accroche plus dans les enchaînements de notes, mais il y a un choix à faire ; personnellement, entre les deux, c’est plutôt le premier). Pour les oreillettes, je n’ai pas aimé le son qui sortait de la marque que j’avais cité dans le précédent message. Je préfère les CKS-90 d’Audio-Technica.

    Notez cependant que le casque est beaucoup mieux pour les oreilles que des oreillettes, surtout ceux que j’ai indiqué. Même pour les casques, ne pas mettre trop fort et laisser reposer les oreilles un quart d’heure toutes les deux heures.
    Les deux marques dont j’ai sélectionné des modèles ici sont d’après mes recherches les seules qui font fabriquer presque tout ou en grande partie dans des conditions décentes, surtout Beyerdynamic, qui faire faire mains en Allemagne (l’autre, il faut regarder selon le modèle si c’est fait au Japon).
    Si vous voulez avoir un son de qualité, il faut en général éviter tout ce qui est trop répandu chez les non-spécialistes.
    Et encore une fois, achetez les CD et convertissez en FLAC, pas de mp3. Après, c’est moins capital lorsque la qualité des enregistrements est faible.

  26. Ms le 02 Dec 2013 à 3:09 26

    De plus en plus, j’ai le sentiment que chaque personne doit jouer un rôle de tampon dans la société et n’avoir aucune exigence de qui que ce soit … Cette idée m’est venue après avoir tenté de chercher la cause en moi d’un ressenti négatif que j’ai actuellement.

    Je m’explique :
    En ce moment, je me plains pas mal du comportement des gens par des plaintes qui n’ont pas de sens véritablement au fond (changement de comportement, pas de réponse à un SMS, réponse tardive, pas de nouvelles, et j’en passe …). Je tiens à préciser que ces “gens” dont il s’agit sont toutes personnes autres que ma famille – ce qui est déjà révélateur ! Et d’ailleurs, l’origine de mes plaintes à toujours été de ce genre à savoir un sentiment de délaissement. Cela m’affecte beaucoup, même si je ne leur montre pas et cela affecte aussi ma famille car mon comportement change avec eux. J’ai déjà tendance à intériorisé les choses mais alors quand je suis affectée c’est encore pire !

    1. J’ai essayé d’aller vers les gens, de prendre des nouvelles, pour ne pas être braquée sous prétexte qu’on ne m’en donne pas, par exemple. Je remarque que les retards dans les réponses ou autres m’affectent encore.

    2. J’essaye de relativiser et de me dire que chacun à ses propres soucis et que ce n’est pas contre moi. J’essaye de me dire que je ne suis pas le centre du monde !

    3. Je remarque que je délaisse ma famille car je cherche à aller vers les gens que je fréquente et si cela ne va pas c’est ma famille qui doit payer les pots cassés; mon comportement change.

    4. Je dois absolument changer ma manière de faire : je fois focaliser mon énergie sur ma famille !

    En somme, je suis arrivée à un point où je me dit que c’est une U.V. que je dois passer. Finalement, tout se passe normalement autour de moi : mes amis se manifestent dès qu’ils le peuvent et mon interprétation des choses est le seul couac ! Le seul problème est que je prends trop les choses à coeur, je me prends pour le centre du monde et, qui plus est, je suis hypersusceptible; tout cela pour un rien ! Concrètement, ma famille subit un comportement qui s’apparente à celui d’un enfant : je suis bien si on vient vers moi, si non je fais la tête …

    D’ailleurs, je le ressens clairement car, suivant les retours, mon état change !

    De ce fait, quand je dis que nous devons avoir un rôle de tampon, j’entends par là que je dois être là pour les gens (prendre des nouvelles, être à l’écoute, …) peu importe le retour ! Le tout étant de ne pas développer des exigences !

    C’est très difficile, pour moi, mais je pense que ce qui peut m’aider est dans l’analyse même de ce que je viens d’étayer : corriger mon absence de gratitude, de présence envers ma famille ! Me focaliser sur leur bien-être devrai pouvoir, je pense, m’aider à porter moins d’importance au reste; à ce reste futile et qui me détourne du plus important.

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