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Quelques principes fondamentaux : conférence de Bahram Elahi – extrait 4

Ostad Elahi définissait son enseignement comme une nouvelle médecine de l’âme : une médecine adaptée à la nature réelle de l’homme, conforme à la causalité qui règle sa vie spirituelle comme sa vie matérielle. La spiritualité qu’il pratiquait était la spiritualité naturelle ; il concevait le perfectionnement spirituel à l’image d’un cycle d’études.

Dans une conférence prononcée en Sorbonne en mars 2011 et dont nous donnons ici quelques extraits, Bahram Elahi revient sur ces différents aspects de la pensée de son père. Il les reformule de façon simple et directe en dégageant, à chaque fois, les questions fondamentales qu’ils recouvrent, et ce qui les justifie d’un point de vue rationnel.

Suffit-il d’avoir la foi et de prendre connaissance des principes fondamentaux de la spiritualité pour assurer son avenir spirituel ? C’est la question qu’aborde Bahram Elahi dans l’extrait qui suit. Elle lui donne l’occasion de revenir sur la signification générale de notre existence terrestre, mais aussi sur le lien indéfectible qui existe entre le progrès spirituel et l’effort individuel.

À (re)découvrir :

L'ame et le moi conscient Extrait n°1 – L’âme et le moi conscient

Pour commencer, qui sommes-nous ? Quel est réellement ce moi auquel nous nous identifions ? Et qu’est-ce qui nous empêche, concrètement, de nous connecter à lui ? C’est le thème de l’âme et de la lutte contre le soi impérieux. [lire la suite]

Le but de notre existence Extrait n°2 – Le but de notre existence

Pourquoi sommes-nous ici, quelle est la signification de la vie terrestre ? C’est le thème du développement spirituel comme processus cognitif, perfectionnement de la « raison saine ». [lire la suite]

La raison saine Extrait n°3 – La raison saine

Nous sommes semblables à des écoliers : notre existence terrestre doit être mise à profit pour passer les « certificats d’étude primaire et secondaire » qui nous permettront de parcourir les étapes supérieures de notre perfectionnement. [lire la suite]


Consulter également :


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17 commentaires

  1. Wilhelm le 08 Jun 2012 à 18:11 1

    Les comptes, la causalité, l’effort, et la générosité divine. Parmi de nombreux concepts évoqués dans cet extrait, ces quatre-là sont sans aucun doute des pistes de réflexion, mais surtout de travail.

  2. marie le 09 Jun 2012 à 10:24 2

    La générosité et la bienveillance divine me rassurent et me font du bien, car sans elles, je serais perdue à Son regard.

    Pour travailler ces points, je me souviens d’une phrase d’un saint, qui disait que la colère divine était ce qu’il fallait le plus craindre, et donnait ce conseil pour l’éviter: soi-même, ne pas se mettre en colère contre un autre.

    Alors, pour mériter la bienveillance et la générosité divine, qui me font tant de bien, je m’exerce à être avec les autres comme j’aime que Dieu soit avec moi: bienveillante et généreuse.
    Cet exercice implique beaucoup de choses, notamment la pratique du deuxième principe de la quintessence des religions, en se refusant de porter une critique négative sur quelqu’un.
    J’étais ainsi avant-hier dans une soirée professionnelle. Certaines personnes étaient ivres dès 20h, pourtant des cadres supérieurs, des directeurs de sociétés notoires… J’ai cherché à surmonter mon dégoût en me demandant pourquoi ils se mettaient dans un tel état: j’ai pu trouver de nombreuses raisons, comme une responsabilité trop grande, des difficultés relationnelles, des problèmes familiaux, un décès,… Le bénéfice de cette réflexion m’est aussitôt revenue, par un état intérieur empreint de bienveillance. Cela m’a permis de discuter tranquillement avec une personne ivre (mais pas trop…) – sans manifester un dégoût que je ne ressentais plus.

    Au cours de cette session professionnelle, qui se déroulait sur deux jours, nous avons eu l’intervention d’un homme de 60 ans, aveugle en raison d’une maladie génétique depuis l’âge de 21 ans. Il est venu nous raconter comment sa vie avait changé à l’âge de 50 ans, comment il avait quitté sa dépression latente et son misérabilisme, en se disant que tout était une affaire intérieure, que les circonstances extérieures étaient ce qu’elles étaient, que tout dépendait en réalité de nous-même et de notre état intérieur. Il a parlé longuement, avec une telle énergie positive, avec un tel humour, avec une telle générosité, il avait tellement envie de nous transmettre de ce qu’il avait reçu, c’était une merveille. J’ai pu sentir le bien qu’il a réussi à répandre dans les esprits de la salle entière.

  3. juliette le 09 Jun 2012 à 10:37 3

    C’est épatant d’entendre dire ces mots en se levant le matin et en ouvrant son ordinateur. Au delà du fait que c’est très motivant pour tenter de parcourir une journée un peu meilleure et un peu plus responsable que d’habitude, l’aspect nouveau de la notion du “mérite” m’éclaire avec bonheur sur son sens. Et, lorsque Bahram Elahi parle du “compte”, mot qui à priori a pour moi une consonance très rébarbative, il en explique le sens réel de manière à ce que cela devient léger et applicable avec une résonance joyeuse : ce petit pas, ce fameux petit pas vers Lui, que je comprends dans notre façon de faire, dans notre respect de l’autre, notre gentillesse, un peu plus d’humilité, et toutes ces bonnes choses que nous sommes motivés de faire dans la journée avec, à l’horizon, le savoir qu’Il multiplie nos bons actes par …, beaucoup ! Bonne journée et hauts les cœurs !

  4. zmt le 09 Jun 2012 à 11:31 4

    Un grand merci du coeur pour cette conference si mouvante et si motivante! Je me rends compte comme je me perds facilement dans un brouillard opaque de la vie materielle, complètement oublié pourquoi je suis ici sur la terre? Le temps passe très vite. Il faut agir, pratiquer sans cesse.

  5. ia le 09 Jun 2012 à 14:44 5

    En somme, il faut “faire” quelque chose, même si ce n’est qu’un petit pas, une toute petite avancée…si nous n’obtenons rien sans rien dans le système de causalité- Dieu ou l’Un et si “généreux” il donne beaucoup pour un effort, une avancée même toute petite.

    Lorsque j’ai entendu ces mots, cela m’a rappelé une scène clé dans le film Nosso Lar.

    Cela me motive beaucoup! M’emplie de confiance en Lui : )

  6. charlie le 09 Jun 2012 à 15:20 6

    quand je suis découragée devant tant de choses à régler en soi, je pense à ce petit pas… je me répète que Dieu ne nous demande pas plus que ce que l’on peut faire, et que si l’on subit ça, si l’on a tel ou tel défaut ou faiblesse, c’est qu’on a aussi les moyens en soi ou avec l’aide extérieure (quelle qu’elle soit) de les surmonter.

    Mais parfois je n’ai vraiment pas envie de faire ne serait-ce qu’une toute petite chose, que je sais au fond de moi positive. Et lorsque j’arrive à faire ce petit effort, alors c’est incroyable comme tout peut s’éclairer ou s’alléger d’un coup. La pensée, le coeur, ne sont plus les mêmes.
    Mais si personnellement je ne fais pas ce petit effort, alors commence une série de travers que j’ai du mal à arrêter, un énervement, pouvant aller jusqu’à la colère, des mauvaises pensées, un regard faussé. Une petite dégringolade qui se répercute sur les autres.

    Mais ça n’est pas facile d’être conscient de l’ effort à faire, et lorsqu’on en est conscient, il n’est pas facile de le faire.
    Peut-être est-ce une espèce de peur des conséquences qui me pousse par moments à agir.

  7. A. le 10 Jun 2012 à 9:49 7

    Par rapport à ce “petit pas”, je me suis fixé un exercice simple : identifier une fois par jour une pensée du soi impérieux et faire l’opposé (de ce qu’elle me suggérait de faire). Je me suis alors rendu compte qu’à part le fait d’avoir des pensées négatives sur des événements, des personnes … beaucoup de pensées, à vrai dire une toile d’araignée de « petites » pensées invisible, étaient en rapport avec le fait de posticiper les choses, de les retarder.

    Par exemple : “ta gymnastique ?! Ne te préoccupe pas, tu la feras plus tard. D’abord termine ce que tu en train de faire, décontracte toi un peu, il n’y a pas de mal à le faire après!” OU BIEN “Ta prière! N’arrête pas ce que tu en train de faire pour avoir un moment d’attention à la Source. Tu n’en as pas le temps. Il est important que tu termines d’abord ce que tu en train de faire. Tu auras ton moment d’attention plus tard, cela ne fait aucune différence”

    En faite, toutes ces pensées, si on les écoute et on posticipe, ont un impact considérables au fur et à mesure que la journée avance. On se fait happer par la matérialité, on est plus susceptible de se faire dominer par nos émotions négatives, le sentiment de culpabilité pour être en train de gaspiller une journée de sa vie augmente dans le courant de la journée. Aussi, plus nous écoutons ces arguments, plus nous sommes susceptible d’écouter les prochains arguments du soi impérieux …

    Pour ma part, j’ai trouvé qu’un solide programme de prières/moments d’attention à la Source (idéalement 10mn par jour), le fait de demander sincèrement à la Source Son aide pour réussir sa pratique et le fait d’essayer de mettre en pratique mon « simple » exercice, étaient très bénéfiques. Je pouvais mieux gérer mes émotions négatives, je me sentais mieux, j’avais le sentiment que je faisais ce qui était juste, je gagnais en efficience aussi bien dans ma vie matérielle que spirituelle, je menais une vie plus équilibrée etc..

  8. radegonde le 10 Jun 2012 à 23:04 8

    en ce moment je suis fatiguée et moins “active” dans mon travail personnel..
    Aussi,je ne vois plus que des problèmes et un manque d’envie de rester dans ce monde que je trouve désagréable et agressif…
    Je me rends compte que je dois réagir et reprendre mon chemin “avec ces tous petits pas” qui aident à faire quelque chose de bien de ma vie..

  9. ia le 11 Jun 2012 à 12:49 9

    Comme l’a rappelé marie ci-dessus, c’est contre notre propre soi impérieux que nous devons lutter. Que nos pensées ou envies de changer les autres, le monde, n’aident en rien. Et ce n’est pas de notre devoir de juger les autres et de vouloir les changer. C’est en luttant contre MON soi-impérieux que je fait une différence dans le monde. L’autre jour, ce point à l’esprit, et après avoir entendu cet extrait video, je me sentais plein de bonheur à la possibilité que j’avais à contribuer positivement au monde et en même temps à moi-même. Au lieu de me fâcher contre les gens qui soi-disant conduisent mal, ou des personnes qui soi-disant n’ont pas encore compris que le monde avance et qu’il faut se mettre à la page des coutumes plus égalitaires etc…d’ignorer ces choses, de ne pas juger telle personne, de me rendre compte que c’est moi que je dois surveiller. J’ai pu observer qu’en souriant pour une fois à une personne et en ne la traitant pas d’arriérée dans ma tête (vraiment, en plus sur des critères assez fantasques qui frisent la science-fiction utopique d’une société hyper-tolérante, éduquée et égalitaire…) un changement à 180° s’est opéré…rien d’extraordinaire en soi, mais plus de chaleur de la part de cette personne, et une tranquillité tellement plus grande dans mon coeur à moi : )

    A mettre dans ma pratique quotidienne je crois (comme le suggère un commentaire ci-dessus): identifier un ou plusieurs moments dans la journée où j’ai envie de juger quelqu’un d’autre, et à la place, me corriger moi-même en gardant à l’esprit que mon devoir est de lutter contre MON soi-impérieux. Et c’est tout. Car ça faisait un moment que je me laissais aller à la colère et l’intolérance pour les imperfections des autres et de ce monde.

  10. léa le 26 Jun 2012 à 0:08 10

    Combien de fois ai-je constaté que ce petit pas ouvre tellement de portes ! et de nouveau j’oublie et tombe dans la lethargie …interieurment je sais je l’ai constaté un pas sincere et des avalanches de bonté et bienveillance en retour !

  11. radegonde le 08 Jul 2012 à 22:20 11

    Tous les jours , je m’accroche à ce “petit pas indispensable” qu’il me faut faire pour avancer, ne pas renoncer face à l’immensité des contradictions de ce monde, de cette lourde causalité et de mon ego si exigeant…

  12. javad le 12 Jul 2012 à 3:20 12

    je pense que dans toutes les étapes , il faut que Dieu nous aide.
    merci mille fois

  13. ZARA le 18 Jul 2012 à 9:29 13

    Merci pour cette vidéo.

  14. Bernard Grandadam le 24 Sep 2012 à 1:46 14

    Bonjour

    Je viens d’écouter la conférence de professeur Elahi, un point me trouble. Même Dieu ne peut rien pour nous si on n’a pas mérité mais un petit pas suffit pour que grâce à sa miséricorde on obtient beaucoup !

    Cette parole me touche beaucoup car
    Tout d’abord, cela signifie que si on ne fait rien on a rien.

    Ensuite, pour s’approcher de Dieu il suffit de réaliser des petites sacrifices régulières et cela peut à long terme changer notre destin. Facile à dire et tellement difficile à faire.

    Bonne soirée
    Bernard

  15. tig le 22 Oct 2012 à 22:29 15

    @javad
    c’est vrai que sans l’aide de Dieu, tout cela parait bien impossible.
    et je trouve qu’une bonne façon de rester actif et de penser à Lui demander de l’aide est de se rappeler que ceux qui sont dans le besoin, ceux qui ont besoin de Lui, c’est NOUS et pas l’inverse. Finalement Il n’a pas besoin de nous ! En adoptant cette attitude, il est plus aisé d’avoir l’impulsion de s’accrocher et d’agir en conséquence.
    Que de beaux mots (maux?!)… bon courage pour la mise en pratique !

  16. KLR le 13 May 2013 à 11:43 16

    Quand j’écoute cette extrait de conférence, cela renforce en moi l’envie d’avancer de faire ce petit pas. J’ai également le sentiment que les petits pas que je fais sont insuffisants pour obtenir ce mérite…
    Mais le plus important est de continuer à faire ces petits efforts même minimes, on ne sait pas à quel point Il est généreux !

  17. Juliette le 27 Jan 2014 à 4:51 17

    En repensant à ces « principes fondamentaux », je me suis soudain rendu compte de l’urgence de travailler son éthique au travers d’une pratique jour par jour, je dirais même heure par heure et même seconde par seconde afin de ne pas perdre un infime laps de temps que Dieu nous a donné pour chercher les bons principes, les comprendre, les appliquer avec assiduité et en analyser les résultats. Cette urgence m’est soudain devenue si urgente que j’ai eu un sentiment de peur, celui de perdre du temps, un temps irrattrapable, comme si on vous avez donné une somme d’argent, un trésor, et que vous le dépensiez à tort et à travers et que soudain votre porte monnaie est vide ! Quand vous vous rendez compte que vous avez dépensé votre argent pour rien et qu’il ne vous reste plus rien, j’ai eu encore une fois l’urgence de rassembler les derniers sous qui me restait et de les dépenser avec parcimonie, en réfléchissant à chacun de mes achats, leur utilité pour mon avancement, à la chance d’avoir encore ce trésor qui’Il a mis en nous et que je dois utiliser de manière à ce que mon créateur/donateur soit content de moi.

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