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Une évocation de la Prière

Par , le 13 Dec. 2008, dans la catégorie Articles - Imprimer ce document Imprimer

La Scapigliata

La Prière est…
Une clef qui ouvre le monde de l’Esprit.
Une main invisible qui se tend et nous emmène vers un refuge.
Un univers pur, ouvert et infini, dans lequel on entend et on dit les vérités.
Un espace de confidences, à l’intérieur duquel l’âme nous parle, écoute et où le jugement sommeille.

Une parole sans mot, car le mot est un messager du mental qui divise.
Une harmonie silencieuse à nos oreilles et une lumière invisible à nos yeux.
Un temple secret où les signes de l’âme peuvent nous apparaître.

Mais comment rejoindre cette âme ?
Comment percevoir sa mélodie dans le bruit et fracas de nos pulsions qui déferlent, frappent et résonnent au plus profond de nous-mêmes ?
Comment atteindre cette transparence intérieure qui seule peut révéler sa lumière ?

Par la recherche d’une présence à soi-même, empreinte d’un infini respect de soi.
Car comment prétendre accéder au plus précieux de nous-mêmes, à notre parcelle divine, si nous n’habillons pas notre cœur des vêtements les plus nobles et les plus purs ?

La prière est un rendez-vous de vérité avec l’Aimé, notre Unique Ami.
Et nous sommes l’objet et le chemin de cette rencontre.
Un chemin de rencontre qui ne croise ni arrogance, ni orgueil, ni culpabilité, ni mendicité, ni faux-semblant.
Un chemin royal bordé d’Humilité et de Vérité.

Humilité et Vérité,
On ne demande rien de particulier mais on reçoit tout.
On ne donne rien en particulier mais on se livre entièrement.
Se livrer entièrement, s’abandonner en pleine conscience.

Livre tes peines, tes larmes, tes regrets, ta tristesse, tes doutes, tes peurs, ta colère, ta misère, tes faiblesses, ta lâcheté, tes limites,…
Enlève et brûle tous les habits que forme ta condition.

Présente-toi, entièrement nu, attend et écoute.

Ecoute…
Ecoute l’âme…
Ecoute l’âme qui écoute…
Lâche et Reçois…
Et le miracle s’opère…
La libération s’étend tel un voile de sérénité et enveloppe notre corps meurtri.
Et c’est la Joie de la Guérison, le temps des remerciements et de la gratitude.


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32 commentaires

  1. Ziba le 14 Dec 2008 à 2:22 1

    Un texte, sincère et court.
    Parlant de la prière, que dire de pirères formulant des voeux ?
    J’ai demandé, pas plus tard que ce soir, à un ami qui prie, s’il demandait lors de ses prières ce dont il avait besoin pour avancer dans sa vie. (Il a pas mal de problèmes …)
    Il m’a répondu non, Celui que je prie sait de quoi j’ai besoin, s’Il le veut Il me le donnera.
    J’ai de l’admiration pour cette façon désintéressée de prier, mais j’avoue que je trouve ça pas très naturel.
    Si un croyant ne demande pas ce qui lui est nécessaire à son Dieu à qui le demander?

  2. Marie le 14 Dec 2008 à 17:33 2

    Merci pour cette magnifique évocation de la Prière, source vitale d’énergie, espace d’interrogations totalement sincères et à nu, dans un coeur à coeur avec son Créateur, et de réponses fortifiantes sur ce chemin austère et difficile. La Prière, cette conversation intime avec le Bien aimé, c’est la clé de ma survie et de ma joie de vivre.

  3. MH le 14 Dec 2008 à 21:54 3

    Quel beau texte! Merci de ce témoignage!

    La prière est un rendez-vous intime… Un moment délicieux de partage avec Lui…
    Comment pourrais-je m’endormir sans avoir eu cet échange? Et comment débuter la journée sans m’être adressée à LUI?

    @ Ziba: comment savoir ce qui est nécessaire pour soi? Lui nous connait mieux que nous et sait mieux que nous “ce dont nous avons besoin pour avancer”…

    Je voudrais obtenir des choses, mais ces choses ne sont pas forcément bonnes pour moi; alors, mieux vaut laisser Dieu décider…

    Difficile à comprendre, peut-être, mais lorsque je “dialogue” avec Dieu chaque jour, je m’aperçois avec l’expérience que ce que je voudrais avoir n’est pas toujours le meilleur.

    (… Pourtant, dans ma prière du matin, lorsque je Lui confie ma journée, je ne peux m’empêcher d’avoir encore, au fond de mon coeur, le souhait secret que mes désirs soient réalisés… Chut!!!)
    Difficile de “se soumettre à Sa volonté”, c’est certain…
    😉

  4. Ziba le 16 Dec 2008 à 18:53 4

    @MH : Bah je trouve votre approche bcp plus naturelle ! C’est impossible qu’on n’ait pas de désir, alors mieux vaut être soi-même et le dire, ne serait-ce que tout bas (perso je préfère tout haut tant qu’à faire !!) et Le laisser décider.
    S’il y a un Dieu omniprésent et omniscient comme on le dit, il est impossible de Le piéger en feignant le désintéressé, n’est-ce pas?! 😀 Alors mieux vaut le jouer sincère … ce qui compte, à mon humble avis, c’est surtout après … une fois que Sa décision tombe ! C’est surtout à ce moment là qu’il faudrait si on peut se remettre pour de vrai entre Ses mains, c à d quelque soit son choix se forcer à le prendre comme bon et bienvenu. (Pfffffiou dur dur … ! )
    En tout cas, sans vouloir insister, je trouve que c’est normal pour un être imparfait et pleins de désirs, de formuler des voeux, voire d’insister, pour obtenir des choses qu’il veut. Le prudent ajouterai aussi un “si Tu le veux aussi” après et il est en règle ! Il parait en plus que comme Il est généreux, Il aime bien qu’on lui demande des choses, pourquoi se priver? 🙂
    Reste maintenant à réfléchir sur la nature des choses qu’il vaut mieux demander 😉

  5. siata le 17 Dec 2008 à 0:08 5

    Merci merci Marco. A la lecture de cet article, je me dis que c’est un mot doux, un billet, si léger, et tout personnel … posté par un ange …
    J’en demande bien des choses, et de l’aide aussi pour survivre dans ce monde de brutes ;-), et aussi pour me corriger … Mon Dieu que d’écarts, que d’actes manqués … Je suis d’accord avec MH pour dire que ce que je veux n’est pas forcément ce que Lui veut pour moi. Autrement dit ce que je veux n’est pas forcément le meilleur, car enfin, c’est cela qu’il faut comprendre et accepter au plus profond : tout ce que l’on a, et tout ce que l’on voudrait mais que l’on n’obtient pas, quoiqu’il en soit, c’est ce qu’il y a de mieux. Quand c’est intégré, je crois qu’on demande moins, finalement on fait confiance, on demande juste une chose : rester en contact. Après tout le plus important c’est bien cela : le Contact. Et en tant que demandeurs, et chanceux bénéficiaires, appelons Le, téléphonons Lui après tout ! Il est toujours-là. Enfin, pour rester en contact, pour avoir des choses à partager qui ne soient pas que des listes de Noël ☺, peut-être faut-il nous activer. Oui, il faut tout faire pour Lui plaire 😉

  6. juliette le 18 Dec 2008 à 17:16 6

    “Une parole sans mot, car le mot est un messager du mental qui divise.” Je réagis à cette phrase avec laquelle je me trouve en désaccord. Dans la prière, l’oraison (à la Don Camillo) doit prendre une place importante et c’est bien par le “mental” qu’elle passe. Notre compréhension de nous même aussi passe par le mental. Et c’est aussi l’objet de cette discussion intime s’il en est! Le mot est notre porte d’entrée vers une niveau supérieur de compréhension. Pourquoi cette attitude négative vis-à-vis du mot et du mental. La “spiritualité naturelle” est une démarche qui prend en compte l’ensemble de l’individu et non pas uniquement ses émotions dites spirituelles qui parfois sont le déguisement d’autre chose…

  7. juliette le 18 Dec 2008 à 17:55 7

    En parlant de prière allez voir le film JCVD. Il y a une prière qui émeut par sa sincérité.

  8. Bernard le 19 Dec 2008 à 0:52 8

    C’est un texte très simple et très poétique. Pour moi prier c’est également un moyen de couper quelques minutes avec les rythmes frénetiques de nos vies modernes, c’est une pause où pendant quelques minutes je fais le vide et me rappelle pourquoi je suis là, et le sens de ma vie. Je ressens dans ces moment une vraie oxygénisation de tout mon être …

  9. JS le 19 Dec 2008 à 4:45 9

    J’ai une question que je voudrais partager avec mes amis de ce forum…
    Quand vous vous trouvez devant un obstacle imprévu, que la difficulté dépasse très largement vos moyens, demandez-vous l’aide de Dieu? Ou essayez-vous d’être soumis a sa volonté?

    Si on ne demande pas l’aide de Dieu, a qui s’adresser quand on n’a personne d’autre?
    D’un autre cote, ne sait-il pas dans quelle situation se trouve-t-on? Je reformule… ne nous a-t-il pas Lui-même mis dans cette situation?

    Je suis preneur de vos commentaires…
    Merci

  10. sarana le 19 Dec 2008 à 15:17 10

    JS : à chaque fois que je me trouvais dans une situation délicate, de par mon environnement extérieur ou dans mes rapports avec autrui, ou lorsque je luttais contre mes “démons intérieurs”, que je me sentais faible physiquement, psychiquement, spirituellement, je demandais l’aide de Dieu. Et c’est incroyable, c’est peut-être cela le miracle de nos jours, recevoir cette énergie qui nous change d’un coup ; nos pensées s’éclaircissent, notre force revient, notre envie nous projette en avant. En quelques secondes, nous recevons comme une grâce qui nous encourage. Et nous savons alors que le Dieu auquel on s’adresse est vrai. Qu’il est présent. Tout le temps avec nous. Qu’il ne veut que notre bien, et ne demande rien que l’on ne puisse réellement accomplir.

    Mais il est vrai que depuis quelques temps, je demande beaucoup moins cette aide. Je ne sais pourquoi ; peut-être suis-je moins attentionnée, ou peut-être ai-je du mal à discerner ce qui est « intéressé », le prier par intérêt et non avec une intention pure, de ce qui ne l’est pas. Cela devenait parfois un peu trop facile comme rapport, oh Dieu aide moi à faire ci, à faire ça, et je ne comptais plus sur moi-même.

    En même temps, s’il y a « quelqu’un » qui peut nous guider justement, c’est bien Lui. C’est assez confus, c’est vrai, le rapport entre Dieu et nous-même change, évolue, et je crois que l’on sent quand il faut s’adresser à Lui pour demander son aide et quand on sent que nous n’avons pas encore fait le nécessaire pour arranger les choses. En effet, peut-être faut-il d’abord, avant de lui demander de l’aide, essayer par notre raisonnement, notre volonté, notre imagination, etc.., de résoudre cette difficulté, et quand vraiment nous n’y arrivons pas, que nous sommes complètement submergés, notre seul recours dans ce naufrage, c’est vrai, ne peut être que Lui.

    Il sait tout, Il sait ce que l’on pense, fait, ou essaie de faire, Il connaît nos limites, rien finalement ne peut nous empêcher de demander de l’aide, mais intérieurement, comme vous le dîtes, être soumis. Soumis à ce qui arrivera. Que cela se résolve ou non. Que cela se résolve selon nos espérances ou non. Alors en effet, demander de l’aide peut être bénéfique dans le sens où c’est une attention que l’on a envers Lui, mais peut-être ne faut-il pas attendre que cela marche à tous les coups, en attente d’énergie ou de solutions à notre problème. S’en remettre complètement à lui, ce n’est pas forcément penser qu’Il arrangera tout ; c’est aussi penser que rien ne s’accomplit sans Sa volonté, et que s’il veut que la situation soit apparemment bloquée, je dis bien apparemment, c’est qu’il y a une raison, et que c’est à soi-même de trouver cette raison, qu’Il veut nous apprendre quelque chose par cette « mise en situation », cette mise en scène.
    Pardon, car je ne pense malheureusement pas avoir répondu à votre question, l’expérience est tellement propre à chacun !
    Mais quand je relis cette prière absolument magnifique « On ne demande rien de particulier mais on reçoit tout. On ne donne rien en particulier mais on se livre entièrement.
    Se livrer entièrement, s’abandonner en pleine conscience » : livrer certes ses peines, ses larmes, ses regrets, sa tristesse, ses doutes, ses peurs, sa colère, sa misère, ses faiblesses, sa lâcheté, ses limites, mais aussi ses joies, ses rires, son bonheur de L’avoir, d’avoir tant de grâces qu’Il nous donne, ses mercis pour Sa guidance dans chacun domaine de notre vie, alors oui, peut-être faut-il s’abandonner et tout lui dire et tout lui demander, mais dans « un chemin de rencontre qui ne croise ni arrogance, ni orgueil, ni culpabilité, ni mendicité, ni faux-semblant. Un chemin royal bordé d’Humilité et de Vérité. » Il ne nous reste plus qu’à être comme cela …

  11. JB le 19 Dec 2008 à 18:03 11

    Réponse à JS
    “Demandez-vous l’aide de Dieu ? Ou essayez-vous d’être soumis à sa volonté? ”
    Les deux, cela n’est pas incompatible.

    “Si on ne demande pas l’aide de Dieu, à qui s’adresser quand on n’a personne d’autre ?”
    Selon des difficultés que l’on rencontre, certains s’adressent à tel Saint ou tel Prophète.

    “D’un autre coté, ne sait-il pas dans quelle situation se trouve-t-on? Je reformule… ne nous a-t-il pas Lui-même mis dans cette situation?”.

    Il me semble que certaines situations viennent de Lui, alors là, j’appelle çà une épreuve, un test, disons la possibilité de passer et peut être de réussir quelque chose, dans le sens de gravir un degré dans une des qualités humaines (une vertu).

    Bien sûr, je pense qu’Il sait parfaitement dans quelle situation nous nous trouvons.
    Pour résoudre la problématique de cette question, je me réfère à la justice divine de la façon suivante.

    Je considère que la justice règne de façon absolu, dans ce monde et dans l’autre, sauf qu’ici nous « souffrons » de la temporalité, ce qui veut dire que la résolution d’un événement qui tombe dans le domaine de la justice, sera réglé soit dans cette vie, et parfois pour des raisons trop longues à développer, soit d’une vie sur l’autre soit dans l’autre monde.

    Donc considérant cela, et les événements « simples », comme celui de s’adresser à Dieu, qui correspond malgré tout à un effort et que mécaniquement l’effort appel un résultat ou même un droit.
    Celui qui s’adresse à Dieu obtient nécessairement de l’aide, il ne s’agit pas non plus de revendiquer un droit, disons qu’une possibilité d’aide nous est offerte, voilà un des avantages d’être croyant et cet avantage s’inscrit aussi dans le concept de justice divine.
    En espérant que cette réflexion apporte quelques éléments de réponse.
    Salut

  12. Marco le 19 Dec 2008 à 22:27 12

    Chers internautes,

    Je me permets de reprendre l’espace pour apporter quelques précisions et éclaircissements. Mais avant, je voudrais vous dire à tous un grand Merci pour votre lecture et vos commentaires sincères et constructifs.

    Le titre de ce texte est très important. Il s’agit d’une évocation de la prière, donc le modeste produit personnel d’un petit savoir théorique et expérimental.
    Je ne prétends absolument pas énoncer par ce texte une définition péremptoire de la prière ou un modèle unique et absolu.

    J’imagine qu’il y a des milliers de manières de prier, qui dépendent de l’individu, de son âge, de sa culture, de son pays d’appartenance, de son éducation, de la période dans laquelle il vit, de ses capacités, de sa santé, de sa proximité à la mort….
    Je pense aussi que chaque personne vit la spiritualité différemment, même parmi les personnes qui suivent le même enseignement.
    Enfin, chacun constatera que sa disposition à vivre la spiritualité évolue tout au long de sa vie. Il en est de même pour la prière.

    Pour répondre à Juliette, il me semble que le mot est une approximation plus ou moins précise de notre pensée et de nos émotions. Il est inéluctablement réducteur et il fige et limite le champ de notre conscience. Mais il est très justement aussi « une porte d’entrée vers un niveau supérieur de compréhension ». Et pourquoi pas écrire une autre évocation de la prière comme : …le pouvoir des mots dans la prière…

    Je pense néanmoins qu’il est possible de se passer des mots. Lorsqu’on est par exemple en proie à une profonde mélancolie dont on ne connait pas précisément les origines, n’est-il pas possible de la livrer au Divin sans passer par les mots ?
    Il n’a pas besoin d’explication.
    Ou lorsqu’on est en prise à une jalousie profonde ou à une colère aigue. Notre état n’est il pas suffisamment vécu à l’intérieur de nous-mêmes pour être clair ?

    Un ami de cœur a besoin des mots pour comprendre…mais le Divin…. ?

    Bien entendu les mots sont indispensables pour nous-mêmes afin de mener la réflexion au moyen de la raison. Et la prière n’empêche surtout pas d’utiliser, à côté, sa raison pour résoudre les difficultés. Mais il me semble que le raisonnement – même s’il est teinté de notre attention au Divin ou nourri d’éthique spirituel – n’est pas la prière.

    Par rapport aux interrogations de JS …lorsqu’on est face à un obstacle… ? :
    Il me semble que prier : c’est demander l’aide de Dieu. Mais demander : ce n’est pas se décharger et se déresponsabiliser du problème. On peut demander de l’aide sans dire pour autant : « Porte, c’est trop lourd pour moi ». L’expérience montre d’ailleurs que ça ne marche pas. C’est en quoi la raison est le socle indispensable du perfectionnement.

    Et enfin pour finir…

    J’ai connu un enfant en proie à des « tortures » indicibles qui le tourmentaient au plus profond de lui-même. Après des mois de luttes intérieures, de souffrances, d’incompréhensions, d’errements, il a fini par crier au ciel de tout son être des Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? …
    Et il m’a dit que pas un seul Pourquoi ne s’était perdu…

  13. juliette le 21 Dec 2008 à 13:45 13

    @ Marco. Merci d’avoir répondu à mon commentaire. Je rebondis donc…
    Selon moi dire que le mot est : “inéluctablement réducteur et il fige et limite le champ de notre conscience.” est également réducteur. Le mot nous permet de vivre dans un monde mental et spirituel plus précis au contraire.
    J’ai l’impression que vous privilégiez l’émotion dans la prière en l’opposant à la raison. Je me méfie du prima fait à l’émotion. Nos émotions viennent de sources diverses et nous embrouillent pas mal quand on ne porte pas sur elles un regard d’analyse. Bien sûr que le divin est plus conscient que nous de ce que nous ressentons. Qu’il connaît les tourments qui nous affligent. Mais en les disant mentalement, en les verbalisant, en leur donnant un sens précis en nous adressant au divin dans un discours construit, le coeur parle autant que l’esprit. Le coeur n’est pas issu d’un autre monde dans lequel les mots n’ont pas leur place.

  14. Marco le 22 Dec 2008 à 1:03 14

    Juliette, hou là là, vous me poussez au fond de mes retranchements ! Mais j’aime ça.
    Premier point :
    Je vous rejoins effectivement quand vous dites qu’il est réducteur de dire que « le mot est inéluctablement réducteur et il fige et limite le champ de notre conscience ».
    Pour la raison que vous exprimez, mais aussi pour la raison inverse : parce que le mot peut être le point de départ d’une exploration de l’esprit. Le mot, non pris comme outil d’analyse et de précision mais comme le déclencheur d’un processus d’ouverture.
    Il m’arrive par exemple de prier à partir d’une phrase extraite d’un texte spirituel. Le mot ou le groupe de mots constituent alors un point d’origine et permet l’ouverture du champ de conscience.
    Exemple : je m’arrête sur « …Et de me conduire toujours sur la Voie droite… » Et plus précisément encore « la Voie droite » Et je laisse remonter les scènes passées dans lesquelles je me vois faillir et d’autre dans lesquelles il me semble, à l’inverse, que mon attitude était juste. Et les scènes futurs que j’imagine et dans lesquelles j’adopte une attitude droite (exemple : je me mets en scène dans une réunion difficile que je vais avoir dans la journée). Cette démarche que j’appelle prière me permet de créer une empreinte positive.
    Deuxième point :
    Est-ce que je privilégie l’émotion en l’opposant à la raison ?
    Tout d’abord, qu’appelle t’on émotion ? Dans tout mon propos quand je parle d’émotion, il s’agit d’un état intérieur dans l’espace privilégié de la prière avec l’éclairage du Divin. Je l’appellerai donc émotion subtile ou sentiment spirituel. Je ne parle pas de l’émotion négative ou positive que l’on peut ressentir en dehors de ce rendez-vous et que j’appelle dans ce cas : émotion brute ou pulsion. (Deux exemples d’émotions brutes ou pulsions : une négative qu’on peut ressentir dans le feu d’une discussion devant une personne de mauvaise fois qui interprète volontairement mal mes propos : génération d’une colère intérieure – ou une émotion positive qu’on peut ressentir quand une personne importante à vos yeux vous félicite – il s’agit bien de pulsion, phénomène rapide qui nous arrivent et dont on ne maîtrise pas leur apparition)
    Non je ne privilégie ni l’une ni l’autre. Je pense que l’émotion subtile ne s’oppose pas à la raison, mais elles se complètent.
    Mais je crois effectivement que ma raison n’intervient pas dans ma prière. Ma prière est faite d’émotions subtiles (d’états d’âme) et d’écoute intérieur.
    Mon activité de prière intervient dans deux types de situation :
    Une situation libre pour laquelle j’ai un mode de prière que j’appellerai spontané : un état de communion diffus et libre. Un moment de partage, de remerciement, de gratitude, une respiration. Un moment durant lequel j’éprouve le sentiment d’être habité (Sachant que le ressenti est inégal dans le temps et qu’il y a parfois les fameuses traversées du désert).
    Une situation précise douloureuse : une difficulté à résoudre, une souffrance à comprendre. Alors là je distingue deux activités complémentaires qui s’interpénètrent. La résolution par la raison : indispensable. Je prends le problème dans tous les sens et je démêle les nœuds.
    La résolution par la prière : je soumets la situation au Divin (par des sortes d’images) et je me mets en mode écoute.
    Et je fais un va et vient (parfois très rapide dans le temps) entre ces deux activités. L’activité de prière est une sorte de catalyse spirituelle du raisonnement. C’est-à-dire qu’elle facilite le raisonnement et l’oriente vers une direction éthique.
    Voilà quelques éléments pour me faire comprendre et faire échos à votre commentaire. J’ai bien conscience que la notion d’émotion subtile n’est pas très claire.

  15. Laura le 22 Dec 2008 à 21:04 15

    @ JS : Tres bonne question qui merite meditation…Theoriquement ca parait simple mais en pratique comment faire. Je reprends la question, effectivement quand on se trouve devant un obstacle imprévu, que la difficulté dépasse très largement nos moyens, que faire? quand la raison ne fonctionne plus, ou en tout cas n’a pas tellement de pouvoir sur nous, qu’on ne peut plus s’imposer des pensees positives tout simplement parce que c’est trop dur ? comment demander l’aide divine? Ou comment travailler sur soi pour etre capable de la recevoir? et comment faire pour être soumis a sa volonté et se proteger de ses pensees negatives ou rebelles?

  16. sonia le 25 Dec 2008 à 0:25 16

    j’aime bien ce texte, la prière est pour moi un moment de calme, de repos, de plénitude permettant de se retirer un peu, d’oublier les tracas de la vie quotidienne.

  17. juliette le 26 Dec 2008 à 19:30 17

    @ Marco
    Merci encore pour votre réponse. La discussion apporte beaucoup et permet de se remettre en question en approfondissant des notions et des attitudes qui sont parfois un peu “automatiques”.
    C’est vrai que l’émotion ‘”subtile” est bien complexe mais je crois comprendre ce que vous dites, et je partage aussi ce type d’émotion.
    De même que la prière ayant comme “soutien” les mots d’un livre ou ceux de la prière d’autrui aide beaucoup à la qualité de la concentration mais ensuite quand le “lien” se fait c’est l’émotion qui “prend le dessus” et nous porte.
    Il est aussi intéressant de voir les mots qui nous touchent. Ils changent en fonction de notre état et des moments de nos vies. En cela ils nous permettent d’approfondir notre connaissance de soi.
    Bref bel échange de point de vue! C’est très enrichissant!
    Et Joyeux Noël!!!

  18. Gabrielle le 27 Dec 2008 à 13:39 18

    Un texte très poétique, court, et très beau qui nous rappelle pourquoi nous sommes sur terre. Pour moi la prière est un moment de repos, un moment où nous sommes en contact avec Dieu, où nous pouvons lui confier toutes nos peines, nos joies, …

    Un grand merci à Marco pour ce texte plein d’émotion.

  19. MIA le 28 Dec 2008 à 23:01 19

    @Sonia
    oublier les tracas de la vie quotidienne, oui, pour moi aussi dans le sens de les dépasser, de les surpasser, de se surclasser : comme en classe affaires, voyager en de meilleures conditions en business ou en première au lieu de l’économique
    c’est mieux!

  20. MH le 29 Dec 2008 à 15:04 20

    @ Juliette & Marco
    Cette “émotion subtile” dont vous parlez, je la ressens aussi, et pour moi, elle vient du coeur: c’est L’AMOUR!
    Je ne la ressens pas à chaque fois, hélas, mais je sais que la “connexion” fonctionne lorsque je la ressens! Peut importe les mots à ce moment-là; parfois même je ne dis rien…
    C’est “la prière faite avec le coeur”.

  21. MH le 29 Dec 2008 à 15:13 21

    @JS
    Votre commentaire me fait penser à l’adage: “Aide-toi, le ciel t’aidera!”
    Et cela me rappelle une anecdote:
    “Un croyant était tombé dans des sables mouvants… Il prait, priait… lorsqu’un passant arriva pour le sauver, mais il refusa et continua à prier… Deux autres passants voulurent l’aider, mais il refusa, disant qu’il priait et que le Ciel allait l’aider! Mais il mourut étouffé.
    Arrivé au ciel, il s’insurgea et Saint-Pierre lui répondit: mais nous avons entendu tes prières et t’avons envoyé trois fois de l’aide mais tu les as refusées!”
    Vous ferez les conclusions vous-mêmes!
    😉

  22. Sonia le 31 Dec 2008 à 22:31 22

    @MIA
    Merci pour ton commentaire, pour moi prier nécessite également un endroit calme où je peux me receuillir pour mieux me concentrer. C’est donc une classe business où il y a effectivement moins de monde qui ne coûte pas chère mais qui peut apporter gros;

  23. Tong le 03 Jan 2009 à 3:39 23

    @marco et @tous : Bonjour et pardon,

    pour ma part j’ai décroché après le deuxième paragraphe et je n’ai pas eu plus de chance avec les commentaires.
    Pourtant, comme vous, je prie, tant bien que mal j’essaie de pratiquer l’éthique au quotidien, je me trompe, je gagne, et j’avance sur ma route, simplement comme beaucoup de monde.
    A la lecture de tout ce qui précède, à la lecture de cette “Evocation de la prière” j’ai l’impression que nos chemins divergent. Ce qui me paraissait naturel et simple devient mielleux, abscons et naïf.

  24. DAC le 04 Jan 2009 à 16:25 24

    Tong a en partie raison : l’évocation me paraît passablement sirupeuse, pourtant, au vu des commentaires, il semble bien qu’un certain nombre de personnes s’y retrouvent, alors pourquoi pas ? A chacun sa façon d’avancer. En l’occurrence, la fin justifie les moyens !
    Personnellement, je vois plutôt la prière comme un moyen de sauvegarde, c’est l’instinct de survie porté à son plus haut niveau. En fait ni Dieu ni les autres ont besoin de nos prières, c’est pour nous-mêmes que nous prions : lorsque nous louons Dieu, c’est le divin en nous que nous confortons ; lorsque nous prions pour les autres, c’est sur notre compassion que nous agissons, lorsque dans le conflit entre soi et soi ou dans la détresse nous réclamons de l’aide, c’est notre conscience transcendante que nous galvanisons afin qu’elle trouve l’arme dissuasive ou la résilience efficace. N’oublions pas que nous sommes embringués dans un enchevêtrement de causes et d’effets dans lequel la prière est un moyen comme un autre, probablement plus efficace que d’autres, si l’on considère que prier c’est agir par la pensée, la parole et les actes dans le sens de cette fameuse « voie droite » qui semble tous nous concerner.

  25. juliette le 04 Jan 2009 à 19:30 25

    @ Tong et DAC
    juste un petit message, faute de temps. Mais j’ai très envie de réagir à ce que vous dites. Je suis tout à fait d’accord avec vous. Moi aussi j’ai été un peu gênée par la formulation comme dit DAC “sirupeuse”. Mais ce qui m’a le plus dérangée c’est que les choses sont implicitement présentées comme des façons de faire et de penser qui doivent convenir à tous. Alors que c’est une question de sensibilité et je pense que nous gagnerions TOUS à veiller à être attentif aux autres. Certains messages sont tellement personnels que leur lecture est presque embarrassante.
    Le message de DAC dit les mêmes choses, en somme, que d’autres mais les termes sont mesurés et ainsi ils laissent place aux autres.

  26. Tong le 04 Jan 2009 à 21:05 26

    @ Tous

    Je tiens à apporter des éléments supplémentaires à mon post précédent.
    Mon ressenti est que (j’utilise volontairement ces mots pour ne pas dire “c’est juste” ou “c’est faux”): dans ces commentaires et à de nombreux endroits sur le site, sûrement inconsciemment, mais bien réellement, la porte n’est pas ouverte pour qui souhaite entrer dans la discussion. On donne des leçons, on affirme et tout le monde donne son mode d’emploi en le présentant souvent comme vérité et cela à comme effet de donner aux commentaires un ton autoritaire.
    Selon moi cette attitude nous donne tous à réfléchir notamment à un niveau éthique et il me semble que justement, plus on croit fortement à la véracité de nos propos, plus il est approprié de se questionner et d’ouvrir la porte aux éventuels avis divergents.

    Merci.

  27. MH le 07 Jan 2009 à 14:27 27

    @TONG
    Merci pour votre commentaire, mais j’avoue que je ne le comprends pas…
    J’ai relu tous les autres depuis le début et je ne vois pas ce qui vous fait dire que “la porte n’est pas ouverte”?
    Pour ma part, bien au contraire, je vois le ressenti de chacun dans sa propre façon de prier (même si cela a un côté naïf) et je m’aperçois que chacun fait différemment; personne ne dit qu’il “détient la vérité” ou ne “donne des leçons”: ce n’est pas comme ça que je l’entends, en tout cas…
    La prière a sans doute un effet positif et apaisant sur chacun et pour moi, le texte de Marco en est une évocation lyrique (voire poétique) et personnelle: chacun a la sienne! La porte est ouverte à tous et chacun a sa propre expérience, ne croyez-vous pas? Mais vous n’avez peut-être pas envie de nous délivrer votre propre “façon de prier”, vous-même? Ce serait intéressant pour enrichir la discussion.
    J’attends de lire des “ressentis” de prière différents…
    À VOS CLAVIERS!!!!
    😉

  28. DAC le 07 Jan 2009 à 22:28 28

    Tong : J’ai relu plusieurs fois tous les commentaires, il me semble que chaque intervenant ne fait qu’exposer le résultat de ses expériences et découvertes personnelles et que personne n’assure détenir la vérité ! En revanche beaucoup de questions sont posées (Laura, par exemple, ne pose que des questions !) Des problématiques intéressantes sont abordées, comme la fonction du langage dans la prière, ou dans quelle mesure la prière–requête contredit le « Que Ta volonté soit faite ! », ou encore la connexité entre le mental et l’émotionnel dans la prière-adoration etc. Bref, beaucoup de questions, or tout questionnement est une porte ouverte à une ou des réponses … Alors, donnez-nous plutôt votre point de vue sur toutes ces questions !

  29. Cogitons le 07 Jan 2009 à 22:50 29

    @Tong & Juliette
    Je voudrais, tout comme MH, et une fois n’est pas coutume, prendre la défense de Marco. Son texte m’a touché par sa sincérité, sa poésie, son lyrisme, même, et son côté personnel. Mais je comprends parfaitement qu’il puisse laisser d’autres de marbre. Heureusement, d’ailleurs: à chacun sa sensibilité. L’uniformité? Au secours!
    Par contre, je comprends assez mal leur agacement. Et l’interprétation qui tend à dire que le texte de Marco est une référence implicite, à laquelle chacun doit adhérer. Si tel était le cas, je serais avec vous, mais je vois mal ce qui vous le fait croire. Pouvez-vous approfondir? Car il y a ici, à mon avis embrumé, quelque chose à creuser.
    A chacun sa foi (ou son absence), à chacun sa sensibilité, à chacun son chemin. Ce qui compte dans ces échanges, et en général, me semble-t-il, c’est la sincérité, la bienveillance, la tolérance, et la liberté.

  30. danielle le 08 Jan 2009 à 13:05 30

    La prière est une connexion privée, un lien de gratitude, de confiance, d’espoir, de demande et d’attente, de questionnement… j’y recharge mes batteries, j’obtiens des réponses, à court ou long terme.
    Une fonction privilégiée de la prière, si j’ai un sujet d’inquiétude pour l’un de mes proches, la prière devient une aide multiple, je prie pour la personne et j’ai un dialogue sur le sujet (cf Don Camillo) qui m’apaise. J’ai confié le problème à qui de droit, tout en continuant d’agir.
    Et puis, je tente de garder à l’esprit que la prière est en premier lieu une intention et une attention, pour tous nos actes au quotidien…
    J’écoute celle de Marco comme une oraison, une contemplation poétique…

  31. juliette le 10 Jan 2009 à 20:21 31

    @ Cogitons
    Mes commentaires sur le texte de Marco ont été axés sur un point très précis : “le mot est inéluctablement réducteur et il fige et limite le champ de notre conscience”. Notre discussion portait sur ce point. L’utilisation des termes était un peu raide. Les termes : inéluctable, réducteur, fige, limite… posent des points de vue d’une façon très ferme. Et justement nous sommes dans un domaine tellement subtil. Mon point d’entrée dans la discussion a été sur ce point. Et oui cela m’a gênée. Cela implicite que si on utilise des mots en priant alors notre prière est vouée à n’être que quelque chose de réducteur, de figé de limité. Mais justement, il y a des gens sur terre qui passent par les mots pour espérer arriver à l’émotion.
    De plus, en utilisant des mots tels que : les mots sont…, et autres tournures grammaticales (présent de vérité générale), certains peuvent sentir (et c’est là l’implicite) que les choses sont posées, qu’elles sont un peu “dogmatiques”. Je comprends, en tout cas, qu’on puisse le ressentir.
    La poésie de Marco est très personnelle et en aucun cas je ne poserais une critique. Ce serait lui manquer de respect. Elle lui appartient et exprime ses émotions. De plus elle touche le coeurs des gens, à en lire les remerciements poster sur le site.
    Quant aux autres réactions, je peux les comprendre… aussi. Il me semble que le fond du sujet (à mon niveau de réflexion) est que quand on veut s’adresser à autrui, via un site, il est important de bien se souvenir que nous n’avons pas de pré requis avec “lui”, nous n’avons pas de passé commun, ni de références communes. En tout cas nous ne pouvons pas les supposer. Le vocabulaire quand même assez “mystique” et possédant même quelques accents “religieux” peut être pris comme une doctrine. Il peut en tout cas faire réagir…
    A la lecture des commentaires cela m’a remise en question. Parfois je dis des choses comme si elles étaient naturelles aux autres, tellement elles le sont pour moi. Mais c’est important de voir que même si on partage un certain nombre de choses avec autrui, il est différent (et tant mieux!). C’est tout l’art de l’empathie dont il est en fait question ici. C’est tellement difficile que nombre de psychologues pensaient que l’empathie était un don… On sait maintenant qu’il n’en est rien mais on voit que c’est bien difficile.

  32. Cogitons le 11 Jan 2009 à 16:17 32

    @Juliette:
    Vous dites: “Le vocabulaire quand même assez “mystique” et possédant même quelques accents “religieux” peut être pris comme une doctrine. Il peut en tout cas faire réagir…”
    Parfait! Qu’il déclenche les réactions, qu’elles soient extase mystique, critique virulente, ou sarcasme!
    A mon avis embrumé et dénué de la moindre autorité, si l’on exprime pas ce qu’on pense vraiment (dans les règles de la courtoisie), au risque de heurter, parce qu’il faut rester “politiquement correct”, autant se taire, non? Ou alors je n’ai rien compris à l’objet de ce site (ce qui est fort possible).
    Je réagissais surtout à Tong qui sent que “la porte n’est pas ouverte pour qui souhaite entrer dans la discussion” et qu’il y a ici un ton “autoritaire”. Ce n’est pas mon “ressenti”, ni surtout, mon expérience. Tong est d’ailleurs largement entré dans la discussion, non? Qu’il (ou elle) continue!
    Par ailleurs, je ne sais pas qui est “Marco”, je ne donne aucun poids particulier à ses propos. Qu’il ait contribué un article à ce site ne lui donne, de mon point de vue, aucune autorité (il n’en revendique d’ailleurs aucune). Il a pris la peine d’écrire ce beau texte personnel, et d’engager la discussion. Grand bien lui fasse: il apporte sa pierre à l’édifice. Vive les tailleurs de pierre!

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