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La place du divin : la relation à la Source

Par , le 7 Sep. 2008, dans la catégorie Articles - Imprimer ce document Imprimer - English version

[Cet article fait partie d’une série de 7 articles sur La pensée d’Ostad Elahi]

Cependant, pour être mené avec constance et aboutir à la maturation harmonieuse du soi, ce travail de perfectionnement de soi réclamerait des facultés hors du commun, excédant les forces d’un individu normal, s’il ne pouvait s’alimenter à une source d’énergie spéciale, d’origine transcendante. En cultivant en soi le sentiment d’une entité infiniment bienveillante, omnisciente et omnipuissante (« Dieu », « La Source », « le Créateur »…), en tâchant de se représenter sa présence et son soutien au moment de prendre une décision, en s’efforçant d’agir dans l’intention de son seul contentement, on pratique ce qu’Ostad Elahi décrit comme une forme de « méditation naturelle ». Agir de manière désintéressée, par pur devoir humain, contrecarrer l’orientation que notre nature de primate intelligent donne spontanément à notre action, cela devient concrètement possible dès lors qu’on se réfère, par delà toute disposition rituelle particulière, à cette entité intelligente et bienveillante, afin de cultiver en soi le sentiment de sa présence. Cette « méditation naturelle » a deux effets principaux. D’une part, elle permet de capter l’énergie nécessaire à l’accomplissement d’actions dont notre volonté, laissée à elle-même, serait incapable. D’autre part, en orientant la pratique éthique dans le sens du « divin », les qualités éthiques, c’est-à-dire les habitudes contractées dans la pensée et dans l’action, peuvent se consolider en véritables « vertus divines », de sorte que le soi s’en trouve progressivement transformé de manière substantielle.

Sans l’énergie proprement « métacausale » dispensée par cette source divine, le perfectionnement est impossible et les actions humaines sont vouées à tourner court. C’est pourquoi l’éthique intégrale définie par la spiritualité naturelle se distingue de tous les codes moraux hérités par la société : elle ne peut se couper des fondements définis par les religions, et plus particulièrement de la référence au divin, quel que soit le nom qu’on lui donne. Il est donc essentiel d’établir une relation concrète et personnelle à la source, ainsi qu’aux divers relais qui la manifestent pour l’homme.

Outre les envoyés divins, saints et prophètes des différentes religions authentiques, chargés de raviver les vérités divines, et dont le rayonnement positif exerce une action complémentaire et nécessaire, il existe à chaque époque sur terre une source de guidance qui transmet son énergie et sa guidance aux hommes, de manière directe ou indirecte. Ostad Elahi explicite les principes de la guidance spirituelle, tout en mettant en garde contre les possibles dévoiements de la relation de maître à disciple, et contre les diverses impostures qui menacent une humanité privée de repères. En insistant sur la place de l’entendement, de la liberté de conscience et de la responsabilité individuelle, il annonce ainsi des formes nouvelles de la guidance spirituelle, déliées des cadres formels définis par les traditions religieuses du passé.

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3 commentaires

  1. REM le 20 Sep 2008 à 0:53 1

    Il m’est déjà arrivé de choisir une action parce que je l’estimais bonne, avec parfois un gros travail sur ma volonté, mais sans porter une attention particulière sur cette “entité infiniment bienveillante, omnisciente et omnipuissante (« Dieu », « La Source », « le Créateur »…)”… Selon votre schéma, qu’en est-il de l’énergie “métacausale” dans ce cas ?

  2. mike le 21 Dec 2008 à 23:05 2

    @REM
    bien sûr mais pour moi aussi. Combien de fois j’ai lutté et persévéré pour arriver à mes fins dans mon domaine, mes études et la vie en général; d’ailleurs, j’ai remarqué que la lutte est bien plus difficile quand l’action que l’on veut faire est ‘bonne’ ou correspond à un devoir réel, car il est beaucoup plus facile de se changer les idées pour une chose qui n’est pas immédiatement indispensable!
    Mais en lisant ces propos je m’intérroge plus profondément sur l’origine de ma pensée, le pourquoi d’une décision, la nature de mon intention… chose que je faisais probablement inconsciemment auparavent mais qui me semblent trouver concrètement un repère dans cette entité bienveillante. Je me sens moins seul dans ma décision et le fait de savoir que cette entité est bienveillante m’impose une censure de qualité, c’est à dire je me demande si l’action que je veux mener correspond bien à ce label de qualité ‘bienveillant’ parce que dans bons nombres de cas je crois faire quelques chose de bien et je me rends compte qu’elle dérange les autres par exemple ou ma compagne, donc déjà elle n’est plus si bien que ça et m’efforcer à la réaliser me ferais dissiper de l’énergie inutilement et aurait même l’effet opposé à l’intention de départ… j’ai l’impression que ce concept m’encourage donc à faire mieux…enfin je trouve que c’est intéressant de prendre cette hypothèse de départ et de faire ces propres expériences… merci

  3. Isis le 22 Feb 2011 à 23:52 3

    Je pense que cette source me guide mais qu’en est-il de certaines personnes qui se disent être la source? Cette source bienveillante ne peu-être que tolérance, amour, partage, vérité…? J’ai l’impression d’être cette âme frêle et imparfaite en recherche de perfection sauf que mon entourage me décourage en me répète sans cesse que je ne suis pas dans le monde de Mickey. Et si ce monde merveilleux auquel j’aspire était celui dont vous parlez, cet état de plénitude céleste…dites moi qu’il existe!

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