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Excursions dans mon moi conscient profond

Par , le 20 Nov. 2011, dans la catégorie Pratiques - Imprimer ce document Imprimer - English version

excursion dans mon moi conscient profond

Nous vivons dans notre ego…enfin, vous, je ne sais pas, mais moi, cela est certain. C’est ce qui m’est apparu après avoir entendu, puis réfléchi à la distinction faite par Bahram Elahi entre moi conscient de surface et moi conscient profond. Le moi conscient de surface, c’est mon ego, mon moi envahissant, mon moi à la recherche de la reconnaissance des autres, ce moi qui veut qu’on m’aime, qu’on m’admire, qui veut tout pour moi et rien que pour moi, qui se vexe à la première occasion, qui monte sur ses grands chevaux à la moindre critique, qui se voit au centre du monde avec tous les autres à la périphérie, qui pense avoir mieux compris que les autres, qui redoute d’être relégué à la seconde place et voit d’un mauvais œil la réussite de son rival, qui se repait des compliments et s’en souvient avec délectation, qui imagine qu’on lui doit attention, considération, écoute… Ce moi, c’est mon moi spontané, automate qui, poussé par une force instinctive, me porte naturellement à tout ramener à moi, à tout comparer à moi et à ne tenir compte des autres que pour autant qu’ils me sont utiles à moi et à l’image que je souhaite afficher. Ce moi que je suis 99,9999% du temps n’est pas mauvais en soi : il s’inquiète aussi de ma conservation, de mon bien-être et de ma progression dans le monde. Sans lui, il me serait difficile de m’occuper de mes enfants, de m’engager dans la société et de m’y rendre utile. Il le devient pourtant quand il cherche à satisfaire son désir d’expansion au détriment d’autrui et que ses désirs et ses préoccupations envahissent ma pensée au point de me faire oublier les besoins et les aspirations de mon Moi avec un grand M, dont Bahram Elahi dit qu’il est notre vrai Moi.

Mon moi conscient profond, lui, est cette « zone » de mon conscient capable de saisir autre chose que la dimension matérielle de l’existence, et notamment d’être à l’écoute de ma raison et de ma conscience morale. C’est lui qui me rend attentif aux aspirations de mon Moi, qui me conduit par exemple à chercher la faute en moi-même, à préférer le contentement divin au contentement des hommes, à faire passer l’intérêt d’un autre avant le mien, et cela sans en faire la publicité, à être tolérant envers celui qui ne m’écoute pas, à être attentif aux critiques et aux conseils d’autrui, à pardonner à celui qui m’a fait de la peine, à retenir la médisance qui me brûle les lèvres, à garder pour moi le secret d’un tiers, à regretter le mal que j’ai fait, etc. Le moi conscient profond, à la différence du moi conscient de surface qui ne voit pas au-delà de l’intérêt matériel à court terme, a une vue qui lui permet d’englober les conséquences de mes actions sur mon Moi avec un grand M. Il est aussi et surtout capable de comprendre les vérités divines, ces vérités dont la pratique est indispensable pour que je parvienne à maîtriser le primate qui règne à la surface et devienne progressivement l’authentique être humain des profondeurs. Pour quelqu’un qui a la prétention de devenir un humain véritable, c’est-à-dire de se perfectionner, il apparait donc capital de pouvoir se décoller de la surface de son moi conscient pour accéder à ses profondeurs. Et pour y arriver, il n’y a rien de tel que de s’y exercer.

Le décollage commence par une décision. Pour sortir de l’ego, il faut le vouloir. Personnellement, je me dis : non, tu n’es pas que ça, ce petit ego mesquin et égoïste, sors de là, élève toi, pense à ton Moi… Tout se passe comme s’il y avait dans ma psyché un interrupteur qu’il suffit de mettre sur « on » pour accéder à un niveau de conscience plus riche et plus lucide. C’est comme un déclic mental volontaire qui d’un coup, me fait envisager la situation du point de vue plus large, plus humain, un point de vue qui me semble en tout état de cause beaucoup plus juste. Il y a bien sûr des décollages ratés. Je crois être passé au moi conscient profond, et me voilà revenue, sans crier gare, au moi conscient de surface. Clic et c’est reparti, je reprends de la hauteur, je me rappelle pourquoi je suis sur Terre, je pense à Celui dont le jugement m’importe, et c’est tout simplement incroyable : mon point de vue sur les choses, sur moi-même et les autres est, non pas changé, mais totalement inversé. La personne au comportement agaçant devient attendrissante, le conseil énervant éveille en moi un sentiment de reconnaissance, j’entrevois subitement un défaut en moi-même et détecte chez l’autre une qualité méconnue, l’objet tant convoité perd de son attrait quand il ne devient pas totalement insipide… Je me sens plus calme, moins à cran, j’aime un peu plus les autres, du moins je pense à peu plus à eux, je sens davantage la présence divine, et c’est alors très bon et très doux. Malheureusement pour moi, ça ne marche pas à tous les coups : il y a des jours où quoi que je fasse, je reste coincé dans mon ego. Et quand ça marche, ça ne dure pas. Mais peu importe, l’important est de s’y exercer. En attendant, ces quelques excursions dans mon moi conscient profond, aussi brèves soient-elles, m’auront fait goûter une façon plus authentique d’être moi-même, elles m’auront fait entrevoir la réalité plus clairement, elles m’auront aidé ponctuellement à ne pas céder à certaines pulsions et à prendre de meilleures décisions, plus conforme à mon idéal spirituel.


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38 commentaires

  1. joseph Locanda le 20 Nov 2011 à 20:23 1

    Le travail de découverte et d’activation du moi conscient profond est étonnant et procure des bienfaits dont il est coupable de ne pas profiter. Plutôt que de se mettre sur “on” sur le moi conscient profond, je teste le “off” sur le moi conscient de surface avec l’autosuggestion que mon vrai Moi est le moi conscient profond. Certes cela ne dure que quelques instants mais je trouve plus de motivation à me dire que le moi conscient de surface, ce n’est pas moi. Que mon vrai moi se cache et que je dois le trouver.
    En pratique, chaque fois que je suis confronté à la manifestation d’une pulsion que j’identifie comme néfaste et contraire au contentement divin, j’appuie sur le “off” du moi de surface pour me réfugier dans le moi profond. J’ai remarqué qu’immédiatement je prenais du recul par rapport à ce moi qui n’est pas véritablement moi. La distanciation est une technique intéressante pour sortir de la spirale matérialiste. Le danger est de s’enfermer dans cet état en perdant toute motivation et en se coupant du monde car la tentation est grande tant fuir ces propres errements et les épreuves du monde peut sembler une démarche confortable.
    Face aux difficultés de la vie matérielle, se rappeler à son moi conscient profond est aussi le moyen de décrocher du stress généré par ces épreuves et de les resituer dans un contexte spirituel plus large.
    J’ai aussi remarqué que prendre quelques minutes par jour pour rentrer dans son moi conscient profond par la prière ou par la concentration sur une manifestation du point d’unicité, facilitait le décrochage dans la journée du moi de surface.

    Ce travail, et je rejoins l’analyse d’Helena, permet peu à peu de changer le regard sur les choses, sur les personnes, sur les événements qui m’arrivent.
    Au bout du compte, cela rend Dieu plus présent dans ma vie et moi plus proche de LUI. Et la sensation de sérénité dans un environnement de plus en plus stressé et stressant devient plus sensible, plus forte au fur et à mesure que l’on opère des intrusions dans notre moi profond.
    A suivre donc…

    1. jbx le 22 Oct 2015 à 11:25 1.1

      Bonjour,

      je découvre tout juste vos témoignages et c’est poignant car je viens de vivre un contact assez long et douloureux le WE dernier avec mon moi profond qui correspond bien à ce que vous écrivez ici. J’aimerai en parler avec des personnes communiquant avec leur moi profond pour m’aider à apprivoiser cette situation que j’ai vécu sans le vouloir …et quand même pas mal subi même si cela laisse entrevoir des améliorations importantes de mon être.

      y’a t’il un forum ou un lieu sur le net pour échanger sur ce sujet ?

      ——–

      Ci-joint mon 2 ème écrit sur cette expérience, racontée aux amis:

      ——–

      Salut les amis,

      Ce weekend, j’ai été rencontrer mon moi profond suite à 10 jours d’insomnie et des mois ou mon esprit était en alerte maximum car il pressentait la venue d’un grand danger et d’un bouleversement de mon être (j’ai tant affronté le danger que j’ai un sixième sens trés développé et surtout qui anticipe énormément).

      Mon moi profond m’a subjugué et il m’a fait comprendre mon parcours de vie. Il m’a fait comprendre que j’allais devenir adulte mais que l’adulte en moi prendrai soin de l’enfant en moi, donc de mon âme d’enfant que j’ai redécouvert et que j’avais peur de quitter. Il m’a fait revivre mon passé mais uniquement ce que j’étais pret à voir, comme si lui aussi prenait soin de moi sans vouloir me brusquer. J’ai vécu une transe terrible à la fois très belle et très dure. J’ai compris le ying et le yang …tout est positif et négatif à la fois et en même temps. Il m’a fait voir les conséquences de mes actes. Il m’a donné accès à la base de données de ma vie qui a tout enregistré depuis ma naissance. Une aventure mystique ou tu es secoué comme jamais dans ta vie. Et pourtant j’ai vécu et dû faire face à la mort au moins 8 fois.

      Chacun de vos actes ont eu à la fois des répercussions positives et négatives même si vous pensiez ne faire que le bien (ça c dur à encaisser). Les répercussions sur l’esprit mais surtout – et étonnamment – sur le corps ont été plus qu’impressionnantes. J’ai pleuré durant 48h et mon corps, après s’être mis en mode survie, s’est régénéré …mieux, il a agit sur ma sciatique et mon hernie discale comme s’il était capable de réparer voir d’améliorer… j’avais arrété l’alcool et les joints depuis 1 semaine. Dimanche je me suis vidé complètement et ai livré toutes mes souffrances à une amie. d’un seul coup, le poids sur mes épaules s’est envolé. Une énergie trés douce et puissante a envahi mon corps pour faire face.

      Dimanche soir j’ai enfin pu dormir 5h d’affilée alors que je n’arrivais pas depuis 10 jours à dormir après 2h30 du matin, et j’étais réveillé systématiquement à cet horaire.

      Durant ces 10 jours qui précédaient cette grande prise de conscience, j’ai eu mal partout: tête, estomac, dos , jambe… mon corps vibrait de lui même parfois.

      Tout cela est aussi lié à la mort prochaine de mon père que j’ai désormais accepté.

      Un seul conseil: seuls les rapports humains sont importants; dites à vos proches que vous les aimez et prenez les dans vos bras. Pardonnez vous à vous même. Soyez à l’écoute de vous même. Tout le reste c’est du cinéma.

      Courage. Vous avez des ressources puissantes et insoupçonnées au fond de vous. Votre cerveau est une machine magnifique et harmonieuse. Ayez confiance en vous. Partager vos souffrances avec vos proches vous aidera à les surmonter aisément. N’ayez pas peur, la vie est belle. On est dans une organisation systémique: tout est en relié en vous, mais aussi à l’extérieur de vous. Je vous souhaite de vivre une telle expérience qu’aucune drogue ne peut égaler.

      Je digère le truc et je reviens déconner avec vous. nNe vous inquiétez pas.

      Je vous embrasse.
      Bonne journée”

      ———–

      N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Il y a sans doute des sensations/perceptions que j’ai mal interprété. Quand tu ne t’attends pas à ça, tu tombes vraiment des nues.

      Merci de votre aide.
      Ayez une belle vie 😉

      1. jbx le 22 Oct 2015 à 12:14 1.1.1

        j’ai peut être une technique de porte d’entrée ? à tester mais je dois digérer un peu tout ça avant, même si je sais que la prochaine exploration sera beaucoup moins pénible à vivre.

        je n’y connais rien en méditation, mais ça semble passer par là, ainsi que par le fait de revivre des souvenirs en étant le plus neutre possible mentalement. Y’a une notion de lacher-prise et en même temps, il faut taire son moi de surface (même s’il ne faut pas lui en vouloir car il fait ce qu’il peut)

        Bonne continuation.

      2. coccinelle le 27 Oct 2015 à 12:46 1.1.2

        Bonjour jbx,

        Quelle expérience…! je comprends qu’il vous faille un peu de temps pour digérer tout ça 😉

        Personnellement je pense qu’on peut entrer dans son moi conscient profond à chaque instant sans passer par la méditation, et sans qu’un état aussi intense (et douloureux!) que celui que vous avez expérimenté soit nécessaire. Je vois ça plutôt comme un travail mental qui peut être fait à chaque instant, dans la vie de tous les jours. Je le ressens comme une sorte de distanciation par rapport à mes pulsions, désirs et toutes ces pensées automatiques (dont je ne suis pas toujours très fière), ce qui me permet de pouvoir mieux les évaluer. C’est uniquement quand je fais ce travail que je réussis à réfléchir profondément aux répercussions positives et négatives de mes actes par exemple, sur moi-même mais aussi sur les autres, et parfois j’arrive à ajuster mon comportement en conséquence…

        Si ça vous intéresse, je conseille cette vidéo que j’ai trouvée très utile : http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/extrait-dune-conference-de-b-elahi-la-realite-de-lhomme/
        B. Elahi y explique justement la distinction qu’il fait entre moi conscient de surface et moi conscient profond

        Bonne continuation à vous en tout cas !

  2. SA le 21 Nov 2011 à 1:00 2

    Merci pour ce texte, très bien illustré d’exemples, qui me parle vraiment. Cet exercice qui consiste à sortir de son mon conscient de surface pour entrer dans le moi conscient profond n’est vraiment pas facile mais quand on arrive à appuyer sur l’interrupteur et maintenir cet état assez longtemps c’est fou comme notre regard sur une même situation peut changer, prendre une tout autre dimension!

  3. mike le 21 Nov 2011 à 1:06 3

    beau voyage intérieur avec des exemples captivants et tellement réels qui donnent envie de poursuivre l’effort et de faire ce voyage aussi

  4. Hans Landa le 21 Nov 2011 à 1:07 4

    Très drôle la date parution de votre billet, j’ai justement eu l’occasion aujourd’hui même d’être confronté à ces notions de moi conscient de surface et de moi conscient profond au cours d’une discussion fort intéressante. une fois de plus l’occasion de me rendre compte que le “hasard” n’existe pas, une drôle coïncidence tout au plus…
    J’aime assez la conclusion à laquelle vous semblez aboutir sur l’idée que notre rapport aux autres change dès lors que nous nous efforçons de nous mettre en “mode” moi conscient profond. J’ai pour ma part eu l’occasion de me rendre compte que cette saine de “schizophrénie”, qui consiste à repérer en moi que je ne suis pas seul mais que je suis la somme de puissances qui sont en interactions et s’expriment au niveau de mon moi conscient, a pour conséquence de me rendre plus tolérant, plus compatissant envers mes semblables. En effet, prendre conscience qu’en moi il y a des puissances nuisantes qui, si je ne cherche pas à les maîtriser par le biais de ma raison saine et de ma conscience morale, vont prendre le contrôle et décider de ce que je vais faire, cela me rend plus tolérant, plus compatissant. Je prend conscience à ce moment là de la difficulté que représente cette lutte, de la difficulté dans laquelle nous sommes tous à essayer de devenir de véritables êtres humains.

  5. Happiness le 21 Nov 2011 à 6:31 5

    Merci pour cette analyse intéressante.

    J’ai bien aimé la notion de “décollage”. Elle me parle bien.
    Il s’agirait donc il me semble d’une succession à l’infini de décollages et d’atterrissages..
    Charge à nous de ne pas négliger notre responsabilité individuelle et quotidienne! 🙂

  6. MAXIME le 22 Nov 2011 à 0:46 6

    Merci à vous de cette assertion, qui,telle la feuille tombant de l’arbre, croise mon chemin. Par les écheveaux successifs de ma curiosité de lectures,depuis un trimestre je me pénètre à la pensée du philosophe Gilles Deleuze. Je suis sensible à sa culture du rhizome,et le décentrement opéré, si je l’ai compris, me permet un regard plus serein sur les évènements,les autres,et moi même. C’est depuis peu (!) que je me donne le droit de me reconnaître un être de raison et de passions,car auparavant ces dernières à l’état exacerbées ou étouffées (schizophrène),prenaient les rênes de mon moi de surface.
    Et de la raison,puisqu’il en est question,la lecture deleuzienne opère une ouverture de mon champs mental, LE POSSIBLE est ce que je me dit.

    La présence de Christ, Prophète et Berger de mon âme, que je le sollicitait ces deux derniers jours,suite à la lecture audio-tel du livre Le Prophète, dit,( mélodieusement à mon gout), par MIKAËL LONSDALL, cette présence divine s’est manifestée à moi par deux fois ce jour, où dans les exercices d’altruisme qui m’étaient proposés ce n’était plus ma volonté qui était agissante,(je vais aider telle personne..) mais où j’étais conduit Vers un évènement où ma conduite(à l’état de réflexe) a aidé Autrui.
    Cet exercice m’a apporté la confiance et la foi, et un peu d’assurance pour me décider à lutter contre le moi impérieux,car je me rend compte que sans volonté de ma part je ne progresse pas.

  7. juliette le 22 Nov 2011 à 14:07 7

    Je me sens comme un capitaine Nemo à bord d’un nautilus qui prend soit l’apparence de la raison saine et qui descend avec délice dans la lumière de mon moi profond, soit l’apparence d’un ego surdimentionné, impossible à maitriser, exigent et impératif qui se noie et me noie en m’empêchant de respirer et de trouver le bon air. Mon nautilus remonte alors à la surface dans une mer agitée de mes requins prédateurs et affamés qui ne demandent qu’à me dévorer si je ne leur tape pas avec énergie et discernement sur la tête. Merci pour cette article qui définit si bien cette bagarre au jour le jour, je pourrais dire heure par heure, pour retrouver la splendeur, la luminosité des profondeurs de mon moi profond.

  8. Ms le 23 Nov 2011 à 13:15 8

    Merci pour cette analyse claire et si parlante ! Je m’y retrouve dans sa totalité ..

    Je vois, personnellement, ce mécanisme de passage entre le moi conscient de surface et le moi conscient profond comme une balle dans l’eau: sans efforts, de manière je dirai naturelle, la balle reste à la surface de l’eau et flotte donc (moi conscient de surface). Maintenant, si une personne appuie dessus, elle parvient à aller sous l’eau (moi conscient profond).

    De là, je vois un point qui me semble important: il faut fournir des efforts pour passer du moi conscient de surface au moi conscient profond étant donné que ce dernier n’est pas un état dans lequel on se trouve automatiquement .. Je vois la main, dans mon exemple, comme un ensemble d’éléments finalement: des prières, des lectures, une mise en pratique; en somme, tous les éléments nécessaires et indispensables pour permettre ce changement d’état.

    C’est un état d’esprit dans lequel je n’arrive pas à être mais, comme le dit le texte, “l’important est de s’y exercer” :).

    Courage !

  9. A. le 23 Nov 2011 à 19:03 9

    Merci de ce texte, très motivant et très bien écrit.
    Chez moi, le moi conscient de surface se manifeste aussi souvent par des peurs exagérées, des angoisses subites qui déforment ma vision de la réalité. Par exemple, pas plus tard que hier après midi j’ai reçu un E-mail dont une première lecture a engendrée une angoisse extrême dans mon for intérieur : « qu’est-ce qui va m’arriver ? qu’est-ce qui se passera maintenant dans mon travail ? que dira mon manageur ? faut-il que je me défende de cette agression évidente ? » Conscient du fait que j’étais la proie d’une angoisse injustifiée/exagérée, j’ai tout arrêté, et j’ai mis sur « ON » ll’interrupteur qu’Helena a évoqué et tout comme Helena, « MON POINT DE VUE SUR LES CHOSES, SUR MOI-MEME ET LES AUTRES » a « NON PAS CHANGE » mais s’est « TOTALEMENT INVERSE ». Je suis revenu vers mon ordinateur et j’ai répondu au message d’une façon sereine et équilibrée.

    D’une façon générale j’ai remarqué que les arguments de ma composante terrestre qui ont le plus d’emprise sur les décisions que je prends, contiennent toujours un élément de peur/crainte de perdre matériellement. Par exemple, je ferai un maximum d’efforts au travail, non pas pour accomplir mon devoir vis à vis de la société qui paie mon salaire, mais plutôt pour plaire (séduire !!) mon manageur, afin de préserver mon travail, c’est-à-dire par crainte de me retrouver au chômage.

    Par le biais de la crainte de perdre matériellement, mon moi conscient du surface me conseille toujours de tout laisser tomber et de me focaliser exclusivement sur mes priorités matérielles me disant par exemple, que toute dérogation à ce comportement risquerait de me faire subir des pertes (matérielles) irréparables. Parfois la pression est tellement importante qu’il me conseille de me focaliser entièrement sur mes tâches matérielles au point qu’il ne veut même pas m’accorder 5 minutes pour me recentrer sur mes priorités et sur la spiritualité.

    La chose intéressante est que, si j’accepte ces arguments et j’agis conformément à ce qu’il conseille, je finis par ne réfléchir qu’avec mon moi de surface et cela fait que je me retrouve dans un état où ma performance dans l’accomplissement des mes taches matérielles p.ex. travail est sous-optimale parce que je n’ai plus une vision claire des choses (à cause de l’anxiété!). En d’autres termes, cela me conduit au résultat même que j’essaie d’éviter (perte matérielle).

  10. Olivier le 24 Nov 2011 à 14:06 10

    Après avoir lu ce billet, je suis retourné regarder la conférence sur le moi conscient de surface et le moi conscient profond. Il y a dans cette conférence, le schéma qui représente le moi conscient de surface le moi conscient profond. J’ai trouvé qu’en ayant ce schéma en tête, mon travail d’introspection est nettement facilité. Le soir, j’essaye de me prendre un petit moment où je me concentre et en me représentant ce schéma j’ai l’impression de pouvoir plus facilement pénétrer dans ce moi conscient profond. J’ai trouvé que dans journees qui ont suivis , J’ai réussi beaucoup plus facilement à rester concentré sur le sens que je me donne à la vie, et a travailler sur des valeurs éthiques .

  11. SB le 24 Nov 2011 à 14:51 11

    Je suis en général très dans mon moi de surface, à penser beaucoup aux choses matérielles, aux choses que j’aimerais avoir et que je n’ai pas, à ne pas analyser ce qui m’arrive, à ne pas prendre de recul et être déprimée dès qu’il m’arrive quelque chose, et surtout à râler énormément sans chercher le pourquoi du comment, ce qui peut être signe d’une certaine ingratitude et passivité, etc…. mais ayant fait plusieurs fois l’expérience, la différence est flagrante ! Dès que je me concentre réellement quelques minutes par jour sur la présence divine, dans une prière ou autre forme d’attention (musique, lecture d’un livre spirituel, etc…), j’ai remarqué que je suis beaucoup plus légère dans la journée, plus dans la conscience des choses et plus dans l’analyse : je sors la tête de l’eau, je suis de meilleure humeur, je suis plus dans l’action et non dans la nostalgie ou frustration, et donc plus tournée vers les autres. Je suis rassurée, je comprends que je vis pour apprendre, que l’univers si je puis dire ne me veut aucun mal, et j’aime à me questionner moi-même, à regarder mes réactions, à écouter mon ressenti et essayer de le comprendre, afin de mieux me connaître. J’ai l’impression que l’attention à la présence divine me donne de cette énergie dont on aime se délecter de plus en plus, dès que l’on fait l’effort de se tourner un peu vers Lui. Je refais surface oui, au sens physique comme au sens figuré, mais je suis attachée à plus de profondeur. Et cela change tout, en moi, et autour de moi.

  12. révo le 26 Nov 2011 à 22:41 12

    Merci Helena
    Cet article est très encourageant, avec des exemples simples et concrets de notre façon de voir, de lire la vie et c’est donc bien vu : un petit tour des aspects théoriques et concrets auxquels on peut se référer, ça nettoie un peu la saleté qui encrasse le système!!!.
    C’est rafraichissant (une bouffée d’oxygène) et fortifiant (un peu d’énergie pour essayer encore de se situer au dessus de la pollution de notre habituelle conscience, celle de notre vie de survie…)

  13. mia le 26 Nov 2011 à 23:03 13

    @A.
    Je me suis retrouvée dans tes exemples de pensées du moi conscient de surface et ça m’a aidé à mieux prendre en compte les miennes : peurs exagérées, voire peurs injustifiées, angoisses subites ou latentes en effet qui déforment ma vision de la réalité. En cas de peurs et d’angoisses, je peux difficilement voir juste et voir le bien. Encore faut-il faire le bilan des ces pensées négatives…
    Par exemple, je me dis que ces réunions avec des personnes habituellement indifférentes voire hostiles à mes projets n’a aucune raison de mal se passer. Que si elle se passe mal, je peux les écourter, les orienter afin qu’elles soient bénéfiques. Je philosophe un peu, je rationalise en me disant que j’en aurai d’autres, que j’en ai eu d’autres aussi, qu’il y a cette vie et aussi d’autres avant. Que ce ne sont que des réunions finalement, et que des projets j’en ai d’autres aussi et que ce sont des opportunités de développer des qualités humaines surtout. Que finalement l’essentiel est comment je gère mes pensées pour rester positive, avoir une intention de faire ce qui est juste, de faire le bien car qu’emporterais-je avec moi dans l’autre monde, mes pensées, ce que je pense ici. C’est apaisant parce que je sais quoi faire, je retrouve le sens de l’action et je calme ce qui ne sert à rien et me fait perdre mon temps… temps précieux et qui ne revient pas…

  14. révo le 26 Nov 2011 à 23:23 14

    @SB
    J’ai bien aimé ton descriptif
    de ton moi de surface, évidemment il ressemble au mien… et aussi ta précision de la concentration réelle qui change la conscience des choses.
    Souvent il ne se passe rien que la discipline d’essayer… et pas de concentration réelle. C’est mieux que ne pas essayer mais le résultat c’est pas terrible et pour garder le moral et la motivation, c’est bien de réussir un peu quand même 🙂
    Je me disais que parfois je vais jusqu’à penser que c’est un peu dommage et décourageant (si on laisse le négatif prendre le dessus) : comme la concentration n’est pas réelle alors je n’ai pas de résultat tangible; c’est vrai que je m’attache au résultat pour voir si la concentration, la connexion avec le moi conscient profond est là. C’est un bon repère. Je regarde si je suis joyeuse et agréable avec les autres (dans une bonne intention et pas pour gagner au loto!), si j’ai de l’énergie pour agir éthiquement ou si je suis apathique, si j’arrive à mettre en pratique un programme de principes éthiques que je me suis fixée ou si je suis paresseuse ou négligente. J’utilise la notation pour m’aider en pourcentage : par ex. Je fais une prière et je suis restée concentrée 20% ou 50% ou 80%. C’est sympa, c’est un challenge renouvelé avec moi-même. Je relativise aussi et je vois le verre à moitié plein. Je me dis “c’est déjà pas mal , c’est un début… blablabla” et puis quand je suis tout le temps à 20% et bien le bilan s’impose, c’est pas la forme. Il faudrait un petit peu de vitamines… reprendre du temps, se reposer, donner la priorité…

  15. SB le 27 Nov 2011 à 14:44 15

    @révo : je ne sais pas comment tu te rends compte si tu as été concentrée ou pas, mon repère à moi est de voir l’émotion (sans que je la recherche) que je peux ressentir, et je m’aide aussi avec des images ou de la musique : peu à peu, je sais que telle musique (par exemple un adagio de bach) va de suite me remuer et m’aider à me concentrer sur « l’univers » si je puis dire. Après c’est vrai que de nombreuses fois, il n y avait aucune attention, mais voilà, j’essayais aussi. Et bien-sûr, c’est bien plus difficile de faire sans envie ou sans motivation que lorsque l’on a une émotion; mais quelque part n’est-ce pas justement plus “méritant” ? Je dis cela non dans l’esprit de faire les choses pour obtenir du mérite, mais parce que c’est dans ces moments là, j’ai l’impression, que l’on avance réellement : c’est facile de rendre service par exemple à quelqu’un que l’on aime beaucoup, lorsqu’on a du temps, lorsque tous les critères sont réunis pour faciliter cet acte altruiste. Mais n’est-ce pas en se forçant un peu, en allant contre son « mauvais côté » qui peut être la paresse, la rancune ou jalousie envers la personne qui nous demande ce service, etc, etc, quelque soit la raison de notre manque de motivation, n’est-ce pas en agissant contre cela que l’on fait réellement bouger les choses en soi ? Tout ça pour dire que justement si tu arrives malgré ton manque de motivation ne serait-ce qu’à « essayer », alors je crois que c’est très fort de ta part. Ce qui compte comme disait quelqu’un, c’est d’essayer, de faire l’effort de. Les choses bougeront alors de toute façon d’une façon ou d’une autre, même si tu ne t’en rends pas compte.

  16. radegonde le 27 Nov 2011 à 21:43 16

    “de celui qui n’a plus d’appui , tu es l’appui …..”
    En écoutant cette chanson, je ressens “la force “qui a été mis en chacun de nous au sein de notre “Moi profond” pour lutter contre la puissance des désirs de la vie ici bas, et que mon destin est de travailler sur mon ego ici, et maintenant….

  17. alex le 28 Nov 2011 à 23:48 17

    J’ai adoré les passages de l’article que donne des exemples concrets:
    “ce moi qui veut qu’on m’aime, qu’on m’admire, qui veut tout pour moi et rien que pour moi, qui se vexe à la première occasion,…”

    Ca m’a motivé à faire de meme et de lister chaque jour mes sentiments, mes pulsions et essayer de les classifier (moi conscient de surface ou moi conscient profond). J’ai hate de voir le resultat de ma liste dans 1 semaine.

  18. Agathe le 31 Jul 2012 à 10:29 18

    A lire l’article et les commentaires qui le suivent, tout cela semble facile, aérien, léger : le “décollage” “l’interrupteur”, le “déclic”… C’est beau…
    A vivre au quotidien, dans mon cas, j’emploierai plutôt le verbe “s’arracher à soi-même”, “déraciner”, s’extraire dans la douleur de cet égo qui dans lequel mon conscient est englué.
    J’avais bien aimé un commentaire qui disait de notre conscient qu’il est niché dans le moelleux de l’égo… Oui c’est ça ! le moelleux ! Bien enfoncé, tellement enfoncé, qu’il faut un effort volontaire extraordinaire pour s’extirper !
    Si je dis ça, c’est que je repense au “moelleux” de mes 15 jours de vacances… (repos mérité , là n’est pas la question…) mais pas vraiment d’effort à fournir en fait… et pas vraiment de volonté de se tirer vers le haut. Et à mon retour, travail, collègue, quotidien, “être agréable”, “rendre service”, “être ponctuelle”, “ne pas avoir la critique facile”, “travailler consciencieusement”… sont autant d’efforts qu’il a fallu à que je m’impose, dans la douleur !
    Merci pour votre article !

  19. adissam le 31 Jul 2012 à 18:45 19

    “La personne au comportement agaçant devient attendrissante…”, oui j’ai aussi remarqué cela.
    Quelle joie de se sentir plus apaisé quand se sentiment profond prend le dessus.

  20. mike le 08 Aug 2012 à 0:03 20

    Dès qu’un sentiment, une émotion devient trop agréable ou à l’inverse me dérange, je devrais me demander à quoi ce sentiment correspond en moi et quel déséquilibre dois-je corriger: récemment je rendais service à une personne avec ferveur à ne plus vouloir m’arrêter au point de déranger l’organisation qui m’entourais; je me suis dis intérieurement, le sérieux prime sur ta ferveur actuellement et j’ai arrêté le travail en cours pour ne pas déranger les autres; un sentiment de chaleur intérieur m’a envahi et je me sentais bien, heureux dans ma tête comme quand vous travailler d’arrache pied pour réussir un examen et que c’est le jour des résultats et que vous avez réussi. Le soir venant en mangeant avec mes amis, une personne est venue s’immiscer dans ma discussion et m’a brutalement interrompue en me disant que mes questions étaient indiscrètes alors même que j’avais l’impression de compatir avec mon voisin de table sur le départ d’un de ses amis; ce sentiment désagréable était à l’opposé du premier sentiment de la soirée; mon moi de surface de se révolter : mais qui est cette personne qui ose te juger et t’interrompre!! en plus d’une manière sèche! tu rends service, tu t’intéresses aux autres et voilà qu’on t’embête? où est la justice divine? Mon moi conscient profond de me répondre : mais mon cher ami, aujourd’hui tu as rendu service de manière désintéressée normalement (dans le but de te rapprocher du Vrai, de faire ton devoir d’être humain etc, donc tu as peut-être acquis un droit authentique divin d’être guidé à ton tour; cette personne ne serait-elle pas venue t’apporter la “bonne parole” d’une manière un peu sèche pour te réveiller un peu d’un défaut qui t’empêche d’aller de l’avant?
    et là mon cœur s’est attendri envers cette personne au lieu de garder de la rancune et a remercié la Providence de me l’avoir envoyée pour m’éclairer sur ce point;
    donc d’une part cet évènement m’a permis de tester la pureté de mon intention dans la mise en pratique d’un principe juste (aider les autres), m’a permis de voir que losrqu’on va vers Lui, Il s’occupe de nous (on aquiert un droit à l’éducation) et m’a permis de mettre en lumière un défaut caractériel (indiscrétion) camoufflé derrière un sentiment de compassion ou de bonne humeur (voire jovialité) que je croyais être une de mes principale qualité. Que du bonheur!

  21. mike le 16 Aug 2012 à 0:34 21

    après ce premier effet kiss cool évident de la douche froide versée par ma collègue, vient le temps du travail!
    de cette expérience précédente il me faut tirer une leçon, avoir une introspection, certes, mais aussi mettre en place un travail pratique que me rappèlera d’une part l’effet ressenti lors de l’expérience mais aussi me permettra de changer une partie de moi même (défaut caractériel) qui aura la triple action : de mieux me connaitre (j’éclaircis ma lanterne intérieure), de moins déranger les autres par mon défaut (notion d’altruisme), de connaître un peu plus la réalité de mon existence.
    ainsi dès à présent je reste discret sur les évènements qui m’arrivent (je ne prononce pas de nom propre, je n’étale pas mes réussites ni mes malheurs, je parle plutôt à la troisième personne si je veux partager mes expériences)

  22. DD le 18 Aug 2012 à 9:58 22

    Comme ça fait du bien de pouvoir se rebrancher sur de “vieux” articles toujours d’actualité !
    Et pour cause, nos luttes intérieures sont éternellement d’actualité !! Sauf peut-être arrivés à un certain degré de maturité..
    Je remarque avec bonheur que je ne suis pas la seule à m’y replonger ! Cette fois-ci, j’ai aussi lu les commentaires, histoire d’échanger. Ca fait beaucoup de bien! Bien sûr, chacun peut être l’écho de nos problématiques personnelles et il y a tant de manières différentes de les vivre.
    Le “on”, le “off”, pour le décollage, des différentes images j’ai préféré celle du capitaine nemo et du nautilus . Sans doute parce qu’elle est très proche de la BD, aussi parce qu’elle pointe le fait que c’est à nous de prendre les bonnes commandes sauf que là le problème c’est les requins ! Alors cette image me parle vraiment , la nuit souvent je rêve que je me fais attaquer par des animaux féroces mais ils ne le sont pas en apparence, ils le deviennent subitement! Et je fais TRÈS FACILEMENT le rapprochement avec qui vous savez… Du coup, les requins, ça symbolise vraiment la sauvagerie de notre nature animale , de par leur goût du sang et la puissance de notre ego de par leur taille et la puissance de leurs mâchoires!
    J’ai adoré les coups sur la tête des requins !! C’est parfois uniquement comme cela qu’on y arrive …
    Allons bon ! Peu importe les images, elles sont là pour nous aider à mieux nous connaître et nous permettre ces excursions dans les profondeurs de notre être dans toute sa dimension !
    Une chose est sûre, cette animalité en nous est bien présente et peut prendre différentes formes il faut parfois du temps pour la repérer MAIS l’essentiel est d’être vigilant et d’avoir l’attention et puis ensuite BEAUCOUP PLUS IMPORTANT il faut lutter contre!
    J’ai apprécié que l’un d’entre vous parle des peurs , certes il n’y a pas que la jalousie, le doute, la médisance etc… mais aussi les peurs d’être jugé, mal aimé ou pas assez ou abandonné même !
    On est peu de choses … mais en même temps tellement en potentialité, en devenir !

  23. DD le 19 Aug 2012 à 10:30 23

    Merci à Olivier de nous avoir rappelé la conférence sur le moi conscient de surface et le moi conscient profond! Néanmoins je n’arrive pas vraiment à faire du “on” ou du “off” et pourtant il parait que dans la vie matérielle je suis une zappeuse! Mais je m’entraîne!
    J’ai juste une question. Depuis peu je me suis fixée un programme pour arrêter de râler et de me retrouver dans un état d’insatisfaction qui s’intitule: travail sur l’acceptation. Au moins deux fois par jour je dois réagir en acceptant la situation dans laquelle je me trouve. Pour des petites choses ça va sauf que ça a soulevé les “grandes choses” !! Et c’est le raz de marée … j’essaie de ne pas protester et ça marche plus ou moins, sauf que, comme je suis d’un naturel plutôt gai et enjoué, ça se voit tout de suite ! Plus de spontanéité ,pas de rébellion mais un goût de triste … Est-ce le fait de devoir renoncer à mes désirs et aspirations? Ou parce que cela me demande un effort “suprême ” ( j’exagère!)? Normalement on a un sentiment de joie en travaillant sur soi ! Ou peut-être parce que je n’obtiens pas de résultat?
    J’ai pensé aussi que c’était parce que cela m’était tellement étranger de ne pas trouver de solutions. Tellement inconnu! Pourtant, ce n’est pas vrai que je n’ai jamais été contrariée dans ma vie mais j’ai toujours trouvé un moyen de m’en sortir!

  24. adi le 20 Aug 2012 à 1:07 24

    @DD
    “Normalement on a un sentiment de joie en travaillant sur soi !” – pas au début.
    De ce que j’ai pu vivre, c’est assez similaire aux difficultés des premières années d’études (voire d’un nouveau travail). Au début, ce n’est pas plaisant du tout.
    Puis au fil des années, on prend goût à ce que l’on fait, je maîtrise mieux, je comprends mieux, et tout change de goût. Ce qui paraissait encore il y a quelques temps un sujet de plainte, s’éffondre.
    J’ai remarqué qu’une joie intérieure s’installe mais aussi que la lutte devient plus subtile.

  25. radegonde le 02 Sep 2012 à 21:19 25

    je confirme que chez moi aussi , ça ne dure pas longtemps ce beau sentiment de “prendre de la distance et de voir les autres avec tendresse.”..

    et quand je retombe sur terre, c’est en me voyant dire ou faire “une horreur”.. mon estime de moi en prend un coup..

    Alors, j’essaie de me dire que je dois recommencer et qu’il faut tomber souvent pour apprendre à marcher..

  26. adi le 04 Sep 2012 à 0:43 26

    Le podcast video en anglais apporte aussi plus de détails sur cet état de moi conscient profond (précisions que je n’ai pas trouvé sur la version française du site).

    Les critères cités pour savoir si l’on est en moi conscient profond sont, par exemple, est-ce que je réfléchi à la dimension spirituelle d’une situation, à l’éthique, est-ce que je prend du recul,…

    J’ai remarqué que cet exercice peut même devenir drôle (avec le recul !).

  27. henry le 05 Sep 2012 à 0:20 27

    @radegonde
    … mais l’on retombe toujours un peu plus haut.

    Le fait d’y penser est déjà une aide.

    Ensuite, il y a pensée-action et pensée-confort (“c’est dur mais j’ai essayé” ou “c’est dur mais je vais y arriver”).

  28. Danielle le 07 Sep 2012 à 11:48 28

    « On ou off », j’ai remarqué que ces aller-retour entre le moi de surface et le moi profond ont un effet nuancé. Est-on à 100% dans son moi profond lorsque l’on plonge dans cette zone ? Toutefois, le contact quotidien, ponctuel, avec cette dimension laisse des traces sur le moi de surface. J’en perçois l’empreinte sensible lorsque je suis confronté à une question éthique, « médisance d’une collègue envers d’autres », ce guide intérieur fait alors entendre son avis, plus ou moins fermement, et met l’émotion à distance pour un comportement plus juste, prenant en compte le contentement divin.

  29. henry le 09 Sep 2012 à 13:03 29

    Ne pourrait-on pas voir cela comme changer de lunettes ?

    Je suis toujours en moi conscient de surface car j’interagis avec mon environnement, mais si par un léger effort je remplace mes lunettes, alors mon moi profond s’installe à la surface.
    (“léger” si je suis assez musclé).

    Par exemple, je vois une Main bienveillante dans ce qui m’arrive, je prends du recul, cela m’exaspère moins (“à quoi bon relâcher des particules de colère ou d’angoisse, je blesse mon corps”).

  30. Mike le 09 Sep 2012 à 15:07 30

    D’accord avec Danielle
    Progressivement on perçoit l’empreinte du MCP et comme on dit la prière devient acte et on est moins attiré par l’assouvissement de nos émotions
    Par exemple je râle moins et même je m’engage plus dans mes devoirs du quotidien

  31. adissam le 11 Sep 2012 à 1:18 31

    …toute la difficulté est de développer ses muscles (sa volonté) et ainsi stopper ces particules de pensée (arriver à contenir les grains de cafés séparés de l’eau).
    On pourrait même utiliser l’élément actif de cette puissance (le ça de ma part animale) pour réussir cette lutte (“colère contre colère”).

    Je rage contre ma colère, j’agrippe mon anxiété,…

    Petit à petit, je me muscle, jusqu’à arriver comme Hercules à affronter mon lion intérieur, face à face.

  32. adissam le 12 Sep 2012 à 0:13 32

    Au sujet de la pensée, de l’intention, de la volonté,etc… de nombreuses études établissent qu’il y a un effet physique réel lié à l’action de la pensée.

    Par exemple, l’effet placebo. Le simple fait de croire que l’on reçoit un traitement produit une guérison. Effet bien réel mais pour lequel il n’existe encore aucune explication.

  33. Danielle le 12 Sep 2012 à 10:13 33

    A la suite d’un léger désaccord avec une collègue, je suis allée en réunion en me concentrant sur le contentement divin, cette simple intention a modifié mon émotion intérieure et régulé mes interventions … je le constate régulièrement sans savoir l’expliquer.

  34. adissam le 13 Sep 2012 à 0:20 34

    Au sujet de ces effets, on peut aussi citer l’effet du stress sur le système immunitaire, comme l’explique Esther Sternberg ici (à partir de 4mn50)

    …il y a 30 ans encore, lorsqu’elle posait la question à une audience de collègues scientifiques sur l’hypothèse que le stress puisse avoir un effet sur le système immunitaire, très peu répondaient.

    C’est maintenant devenu une évidence qu’il existe des changements physiques dus au stress (des effets bien réels sur les cellules immunitaires par exemple). Or ce stress, qu’est-ce que c’est ? d’où vient-il ?

  35. KLR le 11 Jul 2014 à 17:32 35

    Changer de lunettes : le concept me parait très juste. Ces temps-ci mon soi impérieux s’est beaucoup manifesté sous la forme du jugement : j’ai jugé négativement l’un de mes proches, si bien que je me faisais tout un film : “oui c’est encore moi qui vais devoir ranger et nettoyer cette objet emprunté….”
    Et, alors que je chassais ces pensées négatives, elles revenaient un peu plus tard, ou à un moment inattendu…
    Or par deux fois, la réalité m’a montré que mon jugement était erroné !
    Je suis rentrée chez moi et l’objet en question était rangé et nettoyé. J’ai alors dit à mon soi impérieux: “tu vois, ta vison est pessimiste et n’est pas objective, tu as tort, ne me harcèle plus !”
    Ces pensées négatives ont 2 effets :
    L’un sur moi, puisque mon soi impérieux m’a obligé à ruminer, et qu’il a engendré chez moi du pessimisme. Donc il noircit le coeur.
    L’autre sur mon proche car le jugement négatif empêche des rapports bienveillants et chaleureux.

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