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Chronique d’une pratique relancée

Par , le 10 May. 2009, dans la catégorie Pratiques - Imprimer ce document Imprimer

gant de boxe rouge

Je ne sais pas si vous êtes comme moi…
Mais entre mes bonnes intentions et la réalité,
Il y a un énorme fossé.
Si on arrivait à déchiffrer
Ce qui est écrit dans la bulle de mes intentions cachées
On pourrait lire en décrypté :
Pour demain mettre le réveil une demi heure plus tôt,
Me lever pendant que la maisonnée dort encore,
Puis, dans le silence du jour qui s’éveille lentement,
Au dialogue intérieur consacrer du temps,
Débuter la journée en méditant,
Fermer les yeux et prier fort.

Ensuite, avec sérénité, j’irais réveiller les enfants.
Bien entendu, tout se passerait calmement.
Avant de se quitter et en s’embrassant
On formulerait une tendre phrase d’encouragement.
Au travail, je prendrais le temps
De me mettre à la place d’autrui
Et tenterais d’éviter tout conflit.
Je lutterais contre mes pensées empreintes de jalousie
Envers cette collègue à qui tout sourit.
Je ne répondrais pas à des mails perso
Et n’utiliserais pas pour moi-même la photocopieuse du bureau.
Je n’irais pas fureter sur la Toile
Pour décrocher un stage de voile
Afin d’occuper les enfants sainement
Pendant les vacances de Printemps.
Au contraire, je travaillerais avec conscience et probité,
L’esprit entièrement consacré aux dossiers.
Le soir, je prendrai le temps de surveiller les devoirs des enfants,
Ne cèderais pas aux pulsions de colère qui m’envahiront forcément
Quand le cadet m’annoncera qu’il a un exposé à faire urgemment
Alors que cela fait plus d’un mois qu’il était au courant,
Mais je lui expliquerais avec calme et fermeté
Pourquoi je le punis devant ce laisser-aller.
Non, je ne m’affalerais pas sur le canapé
Devant mon talk-show préféré ,
Mais je prendrais le temps de cuisiner
Les fameux « cinq fruits et légumes » conseillés.
Une fois les enfants couchés,
Pile quand les neuf coups auront sonnés,
J’écouterais mon époux me raconter
Ses conflits au bureau comme à l’accoutumée
Puis, comme il a tant besoin de décompresser
Je le laisserais regarder Bruce Willis sauter-d’un-pont-dynamité
-et-s’accrocher-à-un- hélicoptère-qui -passait- par-hasard-à ses côtés.
Oui je me sacrifierais pour le laisser regarder
Son film-d’action -typiquement-pour- garçons
Alors que j’aurais tellement aimé, une fois de plus assister
Au coup de foudre entre Julia Roberts et un jeune premier
Dans un quartier de Londres branché
Et qui passe au même moment sur une chaîne câblée.
Oui, je ferai preuve de compréhension
Et ferais cette très grande concession. ….
Enfin, avant de me coucher, je prendrais le temps d’effectuer
Le bilan de ma journée :
J’essayerais de me rappeler tous les moments
De malaise, de tension ou de ressentiments.
J’essayerai de comprendre l’origine de ces dysfonctionnements
Puis essayerais de voir comment arriver à changer mon comportement :
Trouver les points forts sur lesquels m’appuyer
Pour lutter contre ces défauts pas toujours innés.
Et avant de m’endormir, c’est sûr,
J’adresserais une prière pour toutes les créatures….

Hélas, vous l’aurez compris, vu l’emploi du conditionnel
Mes journées sont bien loin de ressembler à ce modèle
Dès le matin, mes belles intentions de la veille
Sont vite oubliées : c’est dans le rush que je me réveille
Ayant traîné très tard devant la télé à zapper
Sans avoir eu la force de me lever.
Le matin, c’est donc mes enfants que je presse en criant
Et non de belles oranges garanties sans traitement.
Je stresse devant leur nonchalance à se préparer
Alors que je vois les aiguilles tourner.
Je hurle quand c’est au pied de l’escalier
Qu’ils se souviennent soudain
Qu’il y avait un carnet à signer
Et à rendre ce matin !
Inutile de préciser
Que c’est sans avoir pris le temps de déjeuner
Que je me suis précipitée
Afin que le bus ne me passe pas sous le nez.
Au bureau, le ventre vide, je suis contrariée
Et je n’ai pas envie d’écouter ma collègue raconter
Ses soucis de femme trompée.
Et pour lui échapper je m’en vais traîner
Près de la machine à café.
Tant pis pour les bonnes résolutions de la rentrée,
Je ne peux me résigner
À un seul petit expresso serré
Pour démarrer la journée,
Et je me convaincs
Que j’en ai réellement besoin
Pour bien travailler ce matin.
La même voix perfide me confirmera
Qu’il n’y pas de quoi fouetter un chat
Si je m’octroie deux petites moqueries par-ci par-là :
Ce n’est pas bien méchant
Puisque je le dis en m’amusant !
Juste pour détendre l’atmosphère
Quelque peu délétère !
Et puis la cible de nos quolibets ne s’apercevra même pas
Des petits regards narquois que l’on se jettera,
Mes collègues et moi, à chaque fois qu’on la verra,
Puisque, assurément,
On le fera très discrètement !
Le soir, je rentre stressée car je n’ai pas terminé
Le gros rapport à préparer pour la visite des Japonais.
L’idée de faire à manger me donne la nausée
Et c’est donc très énervée
Que je me débarrasse de cette corvée
Tout en râlant contre les enfants
Qui n’ont pas eu l’idée
De m’aider spontanément.
C’est une fois que tout est prêt,
Que mon mari rentre au foyer
Et même s’il ne le fait pas exprès,
Je suis très agacée
Et j’ai du mal à le cacher.
Je suis d’humeur grognon
Et m’éclipse devant la télévision.
Ce soir c’est décidé : je n’ai pas envie de céder.
Je regarde mon émission préférée, tant pis si je suis en minorité !
Et dans ma pensée je laisse alors s’installer
La voix de “l’égoïté”.
Et plus je la laisse s’exprimer
Et plus je vois s’éclipser
Les derniers sursauts de regrets
De ne pas avoir su me comporter
Avec plus de générosité.
Je cherche alors à me justifier
Et un dialogue schizophrénique
S’installe entre les deux parties d’un moi dichotomique :

« Après une journée effrénée, j’ai quand même le droit d’imposer mes choix »

« Une journée passée à médire et à papoter » ! répondit l’autre voix

« Bon d’accord, c’est vrai, mais c’est quand même moi qui ai préparé à dîner »

« On ne peut pas dire que ça t’ait vraiment fatigué : tu as juste découpé une soupe en sachet et réchauffé un petit plat surgelé ! »

« Justement, je l’ai fait avec culpabilité car malgré mes velléités je n’ai pas eu le temps de cuisiner à la hauteur de mes capacités. »

Il faut dire qu’à peine rentrée il y avait une lessive à lancer,
Des devoirs à surveiller et des factures à payer !
J’ai quand même le droit de m’accorder une pause bien méritée !

Je clos ainsi ce monologue, mets fin à cette « conversation »,
Fermement décidée à rester campée sur mes positions
Car, de toutes façons, il est hors de question
Que mon époux se relaxe au salon
Alors qu’il doit faire dans la maison tant de réparations !
« Hé chéri, tu n’as pas oublié ? Il faut réparer l’évier qui est bouché !
Et ce tableau à accrocher, il ne faut pas laisser traîner ! »
Inutile de préciser
Que les scrupules qui viennent me titiller
Quand je le vois s’affairer
Alors que je suis allongée sur le doux canapé
…sont vite balayés !
Je renvoie d’un geste leste la petite voix
Qui vient me suggérer de finalement l’aider
Ou bien de lui proposer
D’arrêter de bricoler et de venir se reposer.

En fait, si je ne dis rien
C’est que demain,
Je dois recevoir mon cousin,
Et que sur le buffet
Ce tableau d’antiquité sera du plus bel effet.
Cette fois-ci c’est assuré, mon cousin adoré
Ne pourra plus se moquer de mon petit nid douillet.
J’en ai tellement ragé de le voir frimer
En parlant de son duplex de cent cinquante mètre carrés
En plein centre du Marais !
Donc pour ne plus subir ses commentaires,
Mon époux peut bien faire quelques heures supplémentaires
Pendant que moi de mon côté
Je reste scotchée devant mon Télécrochet.

Et quand vient l’heure de se coucher
Il est déjà minuit passé,
Même pas le temps de me démaquiller,
Je me précipite dans les bras de Morphée
Sans même avoir le temps de psalmodier
Quelques versets, quelques aves.
Point de bilan de la journée.
Adieu maux, tâches, questions soulevées.
Telle Perette et son Pot au Lait,
Je vois mes bonnes intentions se muer en fumée
Et, mon bilan reporté, à la prochaine nuitée….

Et les jours s’enchaînent avec célérité,
M’emportant dans le rythme insensé de la matérialité :
Plus de temps à consacrer à la spiritualité,
Mais, en latence,
Une mauvaise conscience
Et l’impression de passer à côté
De belles opportunités.

Heureusement la semaine passée
J’ai eu un sursaut de volonté .
Je me suis dit : assez, ASSEZ !
Je ne vais quand même pas passer mes journées
Sans essayer de progresser !
Cependant, j’avais le sentiment
Que je ne pourrais pas trouver un moment
À insérer dans mon emploi du temps :
Quel créneau trouver pour mon intériorité
Alors que je suis déjà hyperbookée ?

Je me suis donc accordée
Un programme allégé :
Chaque jour je devais noter
Une critique qui m’était adressée.
Pour ne pas me décourager
De tant de retard cumulé
Je devais juste repérer
La moindre petite réflexion,
Formulée à mon attention
Et l’écrire sur un petit carnet
Sans forcément y méditer.
Le secret de tout succès
Est en effet de démarrer
Avec sobriété :
Progressivement et sans excès.

Donc, durant les premières journées,
Je n’essayais pas d’analyser.
Ca ne me prenait qu’une minute « à tout casser »
Mais je le faisais avec assiduité.
Et rien qu’à travers ce petit effort, tous les jours répété,
Sans jamais y déroger quel que soit le prétexte avancé,
La machine a été finalement relancée.

Et voici,
Ce qu’au bout d’une semaine j’ai recueilli
De la part de proches et d’amis,
Que ce fut mûri longuement
Ou simplement dit en passant :

Lundi : « Tu te compliques trop la vie » (mon mari : à propos d’une angoisse qui m’a asphyxiée toute une soirée à l’idée d’avoir envoyé un dossier incomplet)

Mardi :
– « Tu ne crois pas assez en la Providence : tu as fait tout ce qu’il fallait, maintenant tu as juste à faire confiance et à postuler » (un ami à qui je demandais conseil sur la meilleure manière d’oeuvrer pour obtenir un poste convoité)

– « Vous qui savez toujours tout, pouvez-vous me dire où trouver …» (ma belle-mère pour me demander un service, sur un ton mi-doux mi amer)

Mercredi : « Tu n’es jamais contente » (Mon époux : après m’avoir entendu râler car il n’était parvenu à réparer mon ordinateur qu’à moitié)

Jeudi : « Je sais, toi tu es parfaite » (Mon fils quand je lui faisais remarquer qu’à son âge j’étais plus ordonnée et mieux organisée)

Vendredi : « On ne peut pas discuter avec toi, tu veux toujours avoir le dernier mot » (ma sœur avec qui j’ai eu une altercation tonique lors d’une conversation téléphonique)

Samedi : « Toi, il faut faire ce que tu dis mais pas ce que tu fais » (Ma fille lors d’une promenade à bicyclette où j’ai exigé qu’elle mette un casque sur sa tête alors que son papa et moi nous n’en n’avions pas)

Et voilà…
Cela ne m’avait pris, quotidiennement,
Qu’un tout petit moment
Mais dimanche, puisque j’avais le temps
J’ai relu ces petites phrases en les enchaînant
Et elles furent riches d’enseignement.

De toute évidence,
Deux gros défauts en apparence :
L’exigence et la suffisance

Concernant “l’exigence mal placée”,
Je la manifeste toute la journée.
Pour moi, c’est vrai, on n’en fait jamais assez.
Au lieu de m’arrêter sur ce qui a été fait
Et sur tout ce qui m’a été donné,
Je ne fais que remarquer les quelques «ratés ».
Et culpabiliser ceux qui ne sont pas arrivés
À me contenter.
Quant à la suffisance en vérité,
Je n’y avais jamais songé.
Je pensais avoir été épargnée
Par ce défaut de vanité.
Mais à y réfléchir de plus près,
Je crois qu’ils n’ont pas tort
Et que l’humilité
Est loin d’être mon point fort
Je me prends pour la norme, l’étalon.
Tout doit toujours être fait à ma façon.
Mon Dieu, quelle leçon !

Maintenant que le diagnostic est fait,
Il ne reste plus qu’à lutter,
Et essayer de remplacer
Ces déséquilibres par des qualités.
Toujours la même règle à appliquer :
Ne jamais se précipiter
Ni en faire trop pour débuter.
Vaut mieux ne pas être lièvre mais tortue
Pour travailler sur les vertus.
Surtout ne pas se donner
Un programme surdimensionné
Car l’on risque d’abandonner,
Finalement découragé.
Il vaut mieux ne prendre qu’un seul point
Mais arriver jusqu’à la fin
De ce si long chemin
Car en tout chose l’excès
Compromet l’assiduité.

J’ai donc choisi de travailler
Sur le fait d’encourager,
Au lieu de rabaisser.
Sur le fait de valoriser
Au lieu de dénigrer.
Ne pas systématiquement critiquer
Ni expliquer ce que « moi » j’aurais fait,
Mais avec empathie écouter
Et finalement m’effacer.

C’est demain que je commencerai
Et tous les jours je noterai
Les épreuves rencontrées,
Les succès remportés
Ou les tentatives échouées.
Et c’est promis je reviendrai
Ici même vous les conter.


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11 commentaires

  1. camille le 10 May 2009 à 12:53 1

    Ah Melissa ! Afin de t’épargner,
    Cette belle chronique me garderai
    De complimenter ;
    Car enfin, il ne manquerait plus
    Qu’après cette confession
    Tu portes aux nues
    Tes réalisations.
    Sache néanmoins que ça me parle-euh
    Que je m’y retrouve et pas qu’un peu
    Et que c’est pour ça
    Que je te dis, Melissa,
    De tout cœur avec toi,
    Ce n’est qu’un début, continuons le combat !
    Sûrement qu’à plus, on est plus forts.
    Et en plus de l’aide et du renfort
    Qui nous arrive si on se lance
    Sincèrement dans la danse,
    Ça encourage d’être informé
    Qu’on n’est pas la seule à ramer
    Pour quelque chose qui finalement
    Est tout simplement enthousiasmant.
    Sachant qu’en plus on n’a même pas de résultat à attendre
    Puisque c’est vers la lutte qu’il faut tendre.
    Que tout ce qu’il faut c’est essayer, essayer encore
    De produire cette dose d’effort
    Qui nous coûte tant
    Mais rapporte tout autant
    Voire bien plus, c’est évident.
    Alors, merci pour le plan
    Je m’y mets et on se tient au courant.

  2. al006 le 10 May 2009 à 18:44 2

    Bravo, et tout cela en vers, j’avoue que je suis épaté,
    le joli coup de fouet
    pour stopper
    cette petite voix de muse
    qui s’amuse
    à nous tirer
    vers la causalité,
    Merci pour cet exemple de pratique si justement dosée…

  3. KLR le 11 May 2009 à 10:21 3

    Merci beaucoup pour ce témoignage plein d’humour qui m’a permis de commencer cette journée en riant … et avec le sentiment que votre autoportrait était exactement le mien !

  4. MH le 14 May 2009 à 14:25 4

    Wouw! Bien long cet exposé… Merci!
    Pour moi, il s’agit d’une caricature, mais, si elle m’a fait sourire, c’est un rire un peu jaune…
    Car comme dans toutes les caricatures, même si c’est exagéré, le fond est là…
    Pourtant, je suis sûre que votre quotidien n’est pas si… noir ! (ou du moins, je l’espère!) 😉
    La lutte de tous les jours contre nos “travers” est tout de même bien difficile…

  5. Marie le 16 May 2009 à 13:02 5

    Merci Mélissa de nous conter avec une telle autodérision une expérience largement partagée. Ca agit comme un petit coup de fouet tendre, en temps de baisse d’énergie.

  6. MIA le 17 May 2009 à 22:36 6

    J’aime beaucoup les exemples concrets, ils ont l’effet d’un révélateur. je fais ou je fais pas, j’ai dit ou j’ai pas dit, j’ai pensé ou j’ai pas pensé, j’ai ri ou j’ai pas ri, je suis resté calme ou je me suis énervé…
    les exemples sont clairs et évidents et vécus… aussi par moi. c’est tellement sympa de reprocher au conjoint, presque impossible de le laisser tranquille parfois… Serait-ce un bon moyen d’éviter de me regarder ?

  7. siata le 19 May 2009 à 23:26 7

    @MIA, alors voilà comment cela se passe pour moi : je suis en position, j’observe, je guette le faux pas, je relève la faute – pour la énième fois la même faute 🙂 – je lance à mon conjoint de ce genre de regard lourd de reproches (parfois c’est un soupir agacé), puis je craque (parce qu’il faut dire que j’ai quand-même un peu résisté) et finalement je lâche LE reproche (en faisant attention de bien maintenir le “regard-plein-de-reproches”, c’est un package). Oui, c’est intéressant, et pendant tout ce temps … rien de bon ne se produit. Donc, je ne sais pas si ce comportement constitue un “bon moyen d’éviter de se regarder”, mais ce qui est sûr c’est que le temps passé à faire des reproches est autant de temps perdu qui devrait être utilisé à ne pas les faire ! En effet, ne pas faire ces fameux reproches, DECIDER de préférer se taire, cela signifie que l’on “se regardait”, que l’on se surveillait et que l’on a réussi à réduire sa propre exigence vis à vis de son conjoint. Autant dire (si je peux me permettre) que le conjoint peut aussi être cet instrument qui nous permet de progresser 😉

  8. MIA le 24 May 2009 à 17:26 8

    Merci Siata pour ces précisions sur le déroulement DU ” reproche”. Je partage ton approche sur le fait que c’est l’état d’esprit qui nous fait regarder notre ‘cher et tendre’ qui nous offre une chance de mieux nous connaître et….. de choisir des objectifs pour faire ENFIN quelque chose qui ressemble à une vertu plus qu’à un défaut. Dans ma pensée,
    un des obstacles majeurs repérable, reste que je suis positionnée pour venir en aide aux autres au lieu de me venir en aide à moi….. J’ai tendance à oublier que j’ai encore beaucoup à faire pour moi-même. Irais-je jusqu’à dire que je suis insuffisamment égoïste ? NON. Je crois plutôt que je manque de discernement, de recul dans bien des situations… et puis…. vraisemblablement est-ce que je ne me sens pas un peu supérieure ???? Est-ce que je ne me considère pas comme autorisée pour donner des leçons ?
    comme si j’avais moins besoin d’être exigeante avec moi-même…
    C’est clair que c’est souvent la facilité que de céder à faire un reproche au conjoint, c’est quand même plus un réflexe que de se positionner pour rester dans la tolérance et l’affection ! Non ?

  9. Lise le 15 Jun 2009 à 18:24 9

    Ces petites phrases qui reflètent le quotidien nous entraînent avec elles comme dans un train lancé à grande vitesse. Comment ne pas s’identifier à toutes ces rugosités qui nous blessent et blessent notre entourage. Cela pose la question du recul nécessaire à adopter afin ne pas courrir après sa vie. Les critiques relevées sont un bel exemple pratique pour tenter de freiner la prévalence de nos réactions sur nos actions. Merci pour ce témoignage sincère, une leçon.

  10. NJ le 13 Sep 2009 à 1:45 10

    Excellent ! J’ai souris du début à la fin !
    Incroyable comment une journée somme toute sans rien de particulier peut regorger de points de lutte diverses et variés !
    Il faudrait idéalement pouvoir être “attentif” dès le matin et tout au long de la journée à ces “petits actes de la vie de tous les jours”, qui pris un à un séparément semblent abordables et réalisables. Mais dans l’enchaînement de la journée, le plus dur est de tenir le rythme et de ne pas craquer, et essayer de faire ces petits efforts qui rendent la vie tellement plus agréable.

    J’ai l’impression qu’on est souvent bien faible tout seul, et à la moindre embuche, un réveil du mauvais pied et tout s’enchaîne, “quitte à ce qu’on passe une mauvaise journée, maintenant qu’on a commencé comme ça…”
    Et si on oubliait un peu moins souvent qu’on est pas seul (et de demander Son aide)? après tout, il n’est pas trop tard pour s’y mettre maintenant et faire en sorte de passer une belle journée …

  11. or le 10 Mar 2011 à 4:58 11

    🙂 !
    je me reconnais beaucoup la dedans! je ne pratique rien en ce moment!
    a partir d’aujourd’hui, je vais faire ce petit travail de receuil de défauts! ca va peut etre m’aider aussi
    bon courage pour la pratique

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