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	<title>Commentaires sur : Une stratégie du pardon</title>
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	<description>Pour une éthique du perfectionnement</description>
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		<title>Par : KLR</title>
		<link>http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/une-strategie-du-pardon/comment-page-1/#comment-3382</link>
		<dc:creator>KLR</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Aug 2011 12:59:52 +0000</pubDate>
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		<description>A propos de demander pardon, il m&#039;est arrivé une expérience il y a quelques années:
Un collègue me propose de faire une interview sur mon parcours pour le journal d&#039;une petite association artistique qui rassemble environ 300 personnes.
L&#039;interview est enregistrée, et au passage, je cite en négatif l&#039;exemple de l&#039;un de mes confrères et mentionne son nom.
Une fois l&#039;interview tapée, le collègue me l&#039;envoie pour la corriger. Je ne percute pas sur le fait que le nom de la personne figure dans l&#039;interview, étant d&#039;ailleurs persuadée que cette personne ne lit pas ce journal. 

Bien sûr mon intention n&#039;était pas &quot;jojo&quot;, je me mettais en avant et au passage égratignait cette personne qui ne m&#039;avait rien demandé ! Je dirai même que je l&#039;avais rayé des listes, que je la considérais comme insignifiante puisque je subodorais qu&#039;elle ne suivait pas les activités de cette association.

L&#039;interview paraît dans le petit journal, certains me disent déjà que j&#039;y suis allée un peu fort... Et je commence à prendre conscience de mon erreur.
Quelques temps après, ce confrère écrit un droit de réponse dans le même journal, et je comprends alors à quel point je l&#039;ai blessé et lui ai fait du tort.
J&#039;étais très embêtée, j&#039;avais agit avec négligence et légèreté mais n&#039;avait pas imaginer ni souhaiter les conséquences réelles de cet acte. Je sentais un gros poids...
Souhaitant vraiment rattraper mon erreur, et me faire pardonner, j&#039;ai demandé l&#039;adresse de cette personne et lui ai écrit une lettre d&#039;excuse en mettant en avant mon immaturité et mes regrets.

A ma grande surprise, cette personne m&#039;a répondu une lettre d&#039;une grande maturité dans laquelle il remettait même en cause son droit de réponse, et j&#039;ai senti comme un grand apaisement dans le coeur : son pardon.

j&#039;ai pensé après coup à cette phrase que j&#039;avais lue :&quot;Quand, par exemple, on fait injustement et intentionnellement du mal à quelqu&#039;un, on contracte auprès de cette personne une dette. Cette dette ne sera pas effacée tant que la personne lésée ne nous aura pas elle-même pardonné.&quot;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>A propos de demander pardon, il m&#8217;est arrivé une expérience il y a quelques années:<br />
Un collègue me propose de faire une interview sur mon parcours pour le journal d&#8217;une petite association artistique qui rassemble environ 300 personnes.<br />
L&#8217;interview est enregistrée, et au passage, je cite en négatif l&#8217;exemple de l&#8217;un de mes confrères et mentionne son nom.<br />
Une fois l&#8217;interview tapée, le collègue me l&#8217;envoie pour la corriger. Je ne percute pas sur le fait que le nom de la personne figure dans l&#8217;interview, étant d&#8217;ailleurs persuadée que cette personne ne lit pas ce journal. </p>
<p>Bien sûr mon intention n&#8217;était pas &laquo;&nbsp;jojo&nbsp;&raquo;, je me mettais en avant et au passage égratignait cette personne qui ne m&#8217;avait rien demandé ! Je dirai même que je l&#8217;avais rayé des listes, que je la considérais comme insignifiante puisque je subodorais qu&#8217;elle ne suivait pas les activités de cette association.</p>
<p>L&#8217;interview paraît dans le petit journal, certains me disent déjà que j&#8217;y suis allée un peu fort&#8230; Et je commence à prendre conscience de mon erreur.<br />
Quelques temps après, ce confrère écrit un droit de réponse dans le même journal, et je comprends alors à quel point je l&#8217;ai blessé et lui ai fait du tort.<br />
J&#8217;étais très embêtée, j&#8217;avais agit avec négligence et légèreté mais n&#8217;avait pas imaginer ni souhaiter les conséquences réelles de cet acte. Je sentais un gros poids&#8230;<br />
Souhaitant vraiment rattraper mon erreur, et me faire pardonner, j&#8217;ai demandé l&#8217;adresse de cette personne et lui ai écrit une lettre d&#8217;excuse en mettant en avant mon immaturité et mes regrets.</p>
<p>A ma grande surprise, cette personne m&#8217;a répondu une lettre d&#8217;une grande maturité dans laquelle il remettait même en cause son droit de réponse, et j&#8217;ai senti comme un grand apaisement dans le coeur : son pardon.</p>
<p>j&#8217;ai pensé après coup à cette phrase que j&#8217;avais lue :&nbsp;&raquo;Quand, par exemple, on fait injustement et intentionnellement du mal à quelqu&#8217;un, on contracte auprès de cette personne une dette. Cette dette ne sera pas effacée tant que la personne lésée ne nous aura pas elle-même pardonné.&nbsp;&raquo;</p>
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		<title>Par : Cogitons</title>
		<link>http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/une-strategie-du-pardon/comment-page-1/#comment-3375</link>
		<dc:creator>Cogitons</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Aug 2011 22:37:08 +0000</pubDate>
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		<description>Assez fascinant d&#039;ailleurs, quant on y pense, compte tenu de l&#039;espérance de vie des hommes au cours de leur bien courte histoire (30 ans dans le meilleur des cas jusqu&#039;au 20è siècle), de se dire que la terre a été longtemps peuplée essentiellement de déficients mentaux. D&#039;où probablement les guerres incessantes et autres croisades, généralement menées par des hommes-enfants incapables de réfléchir et de prendre la pleine mesure de leurs actes. Ajouté à cela le manque absolu (sauf rares exceptions) de culture et de nourritures intellectuelles, et l&#039;humanité a fonctionné, pourrait-on dire, comme un robot pas fini doté d&#039;un logiciel simplet. Ce que diront sans doute de nous nos descendants bioniques, hommes-machines...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Assez fascinant d&#8217;ailleurs, quant on y pense, compte tenu de l&#8217;espérance de vie des hommes au cours de leur bien courte histoire (30 ans dans le meilleur des cas jusqu&#8217;au 20è siècle), de se dire que la terre a été longtemps peuplée essentiellement de déficients mentaux. D&#8217;où probablement les guerres incessantes et autres croisades, généralement menées par des hommes-enfants incapables de réfléchir et de prendre la pleine mesure de leurs actes. Ajouté à cela le manque absolu (sauf rares exceptions) de culture et de nourritures intellectuelles, et l&#8217;humanité a fonctionné, pourrait-on dire, comme un robot pas fini doté d&#8217;un logiciel simplet. Ce que diront sans doute de nous nos descendants bioniques, hommes-machines&#8230;</p>
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		<title>Par : Cogitons</title>
		<link>http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/une-strategie-du-pardon/comment-page-1/#comment-3374</link>
		<dc:creator>Cogitons</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Aug 2011 22:04:58 +0000</pubDate>
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		<description>Dur, dur. Mais il peut être utile, une fois la colère et les émotions redescendues d&#039;un cran, de prendre en compte le fait que les adolescents ont les lobes frontaux du cerveau &quot;mal connectés&quot;, pas finis. Quant on sait que les lobes frontaux sont essentiels à la formation du &quot;bon sens&quot;, au raisonnement et à la faculté de planifier, on sait aussi que les ados sont nécessairement mentalement déficients. Débiles par design, donc pas totalement responsables. Evidemment, y&#039;en a (j&#039;en vois un chaque jour dans mon miroir) chez qui ça dure au delà de la trentaine (le cerveau termine cette &quot;croissance&quot; entre 25 et 30 ans). 
Là, c&#039;est un autre problème.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Dur, dur. Mais il peut être utile, une fois la colère et les émotions redescendues d&#8217;un cran, de prendre en compte le fait que les adolescents ont les lobes frontaux du cerveau &laquo;&nbsp;mal connectés&nbsp;&raquo;, pas finis. Quant on sait que les lobes frontaux sont essentiels à la formation du &laquo;&nbsp;bon sens&nbsp;&raquo;, au raisonnement et à la faculté de planifier, on sait aussi que les ados sont nécessairement mentalement déficients. Débiles par design, donc pas totalement responsables. Evidemment, y&#8217;en a (j&#8217;en vois un chaque jour dans mon miroir) chez qui ça dure au delà de la trentaine (le cerveau termine cette &laquo;&nbsp;croissance&nbsp;&raquo; entre 25 et 30 ans).<br />
Là, c&#8217;est un autre problème.</p>
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		<title>Par : radegonde</title>
		<link>http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/une-strategie-du-pardon/comment-page-1/#comment-3371</link>
		<dc:creator>radegonde</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Aug 2011 13:35:04 +0000</pubDate>
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		<description>une amie, mère d&#039;un adolescent vient de me confier qu&#039;elle avait fait 11 H de garde à vue avec son mari , sur la plainte de  son fils qui avait des bleus sur le corps suite à une forte crise de nerf.. et que l&#039;école était intervenue auprès des autorités!!!

Cet adolescent devenait difficile sur le plan psychologique et la maman avait demandé de l&#039;aide auprès des services sociaux, qui l&#039;ont ignoré....

Je me demandai si je serais capable de pardonner à mon enfant une telle &quot;experience&quot; qui a aussi mis en péril le couple de cette dame!!! si mon affection pour lui ne serait pas anéantie ???</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>une amie, mère d&#8217;un adolescent vient de me confier qu&#8217;elle avait fait 11 H de garde à vue avec son mari , sur la plainte de  son fils qui avait des bleus sur le corps suite à une forte crise de nerf.. et que l&#8217;école était intervenue auprès des autorités!!!</p>
<p>Cet adolescent devenait difficile sur le plan psychologique et la maman avait demandé de l&#8217;aide auprès des services sociaux, qui l&#8217;ont ignoré&#8230;.</p>
<p>Je me demandai si je serais capable de pardonner à mon enfant une telle &laquo;&nbsp;experience&nbsp;&raquo; qui a aussi mis en péril le couple de cette dame!!! si mon affection pour lui ne serait pas anéantie ???</p>
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	<item>
		<title>Par : Ms</title>
		<link>http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/une-strategie-du-pardon/comment-page-1/#comment-3106</link>
		<dc:creator>Ms</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2011 18:40:56 +0000</pubDate>
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		<description>Pour rebondir sur la notion de &quot;pardon&quot;, j&#039;aimerai faire partagé une maxime des &quot;100 Maximes de Guidance&quot; d&#039;Ostâd Elahi: &quot;Quelle noblesse d&#039;âme il y a à pardonner à celui à qui l&#039;on a fait du bien et qui nous l&#039;a rendu en mal !&quot;

Je dois dire que pardonner ou même demander pardonner n&#039;est pas facile pour moi. Dans les deux cas, je trouve que mon égo est atteint: dans le premier cas, on m&#039;a fait du mal donc j&#039;éprouve des difficultés à passer à autre chose et, dans le second cas, je trouve qu&#039;il faut pas mal de courage pour aller vers une personne dans l&#039;optique de lui demander pardon et, là encore, mon égo en prend un coup !

En somme, dans ces situations, je manque d&#039;un concentré d&#039;humilité ce qui, je trouve, peut être très dangereux de manière générale, quelle que soit la situation envisagée... A mon avis, cette parole est intéressante pour répondre à ce frein que peut constituer l&#039;égo dans le processus du pardon (encore une fois, que ce soit le fait de pardonner ou de demander pardon...). 

Au final, on se rend compte que c&#039;est tout le contraire, ce qu&#039;on a tendance à oublier bien souvent :)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pour rebondir sur la notion de &laquo;&nbsp;pardon&nbsp;&raquo;, j&#8217;aimerai faire partagé une maxime des &laquo;&nbsp;100 Maximes de Guidance&nbsp;&raquo; d&#8217;Ostâd Elahi: &laquo;&nbsp;Quelle noblesse d&#8217;âme il y a à pardonner à celui à qui l&#8217;on a fait du bien et qui nous l&#8217;a rendu en mal !&nbsp;&raquo;</p>
<p>Je dois dire que pardonner ou même demander pardonner n&#8217;est pas facile pour moi. Dans les deux cas, je trouve que mon égo est atteint: dans le premier cas, on m&#8217;a fait du mal donc j&#8217;éprouve des difficultés à passer à autre chose et, dans le second cas, je trouve qu&#8217;il faut pas mal de courage pour aller vers une personne dans l&#8217;optique de lui demander pardon et, là encore, mon égo en prend un coup !</p>
<p>En somme, dans ces situations, je manque d&#8217;un concentré d&#8217;humilité ce qui, je trouve, peut être très dangereux de manière générale, quelle que soit la situation envisagée&#8230; A mon avis, cette parole est intéressante pour répondre à ce frein que peut constituer l&#8217;égo dans le processus du pardon (encore une fois, que ce soit le fait de pardonner ou de demander pardon&#8230;). </p>
<p>Au final, on se rend compte que c&#8217;est tout le contraire, ce qu&#8217;on a tendance à oublier bien souvent <img src='http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : MH</title>
		<link>http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/une-strategie-du-pardon/comment-page-1/#comment-787</link>
		<dc:creator>MH</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 13:14:34 +0000</pubDate>
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		<description>Bravo à Gin et à Dac pour ces commentaires qui m&#039;ont ouvert l&#039;esprit...
Mon problème a toujours été de &quot;faire face à mes émotions&quot;! Si j&#039;arrive à prendre du recul, je ne suis plus &quot;dans l&#039;émotion&quot; et ma raison peut agir, enfin.
J&#039;y travaille depuis des années... et je n&#039;arrive toujours pas à NE PAS AVOIR D&#039;ÉMOTIONS! 
Ce qui me désolait... jusqu&#039;à ce que je comprenne (il y a peu!) qu&#039;en fait en tant qu&#039;être humain, je NE PEUX PAS ne pas avoir d&#039;émotions! 
Le principal est d&#039;arriver à les maîtriser le plus rapidement possible pour que ma raison puisse dominer ces émotions et me laisse enfin réfléchir.
C&#039;est alors que je pourrais tenter de comprendre l&#039;autre... et lui pardonner.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bravo à Gin et à Dac pour ces commentaires qui m&#8217;ont ouvert l&#8217;esprit&#8230;<br />
Mon problème a toujours été de &laquo;&nbsp;faire face à mes émotions&nbsp;&raquo;! Si j&#8217;arrive à prendre du recul, je ne suis plus &laquo;&nbsp;dans l&#8217;émotion&nbsp;&raquo; et ma raison peut agir, enfin.<br />
J&#8217;y travaille depuis des années&#8230; et je n&#8217;arrive toujours pas à NE PAS AVOIR D&#8217;ÉMOTIONS!<br />
Ce qui me désolait&#8230; jusqu&#8217;à ce que je comprenne (il y a peu!) qu&#8217;en fait en tant qu&#8217;être humain, je NE PEUX PAS ne pas avoir d&#8217;émotions!<br />
Le principal est d&#8217;arriver à les maîtriser le plus rapidement possible pour que ma raison puisse dominer ces émotions et me laisse enfin réfléchir.<br />
C&#8217;est alors que je pourrais tenter de comprendre l&#8217;autre&#8230; et lui pardonner.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : DAC</title>
		<link>http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/une-strategie-du-pardon/comment-page-1/#comment-638</link>
		<dc:creator>DAC</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Feb 2009 20:33:12 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/?p=1137#comment-638</guid>
		<description>Gin : merci de votre contribution, qui contient des idées qui m&#039;intéressent particulièrement. Tout d&#039;abord , fondée sur le principe premier que Dieu est partout, cette intuition que Dieu est donc en moi, que c&#039;est avec Lui en moi que je dialogue lorsque je me remets en question ou que j&#039;essaie d&#039;évaluer ma part de responsabilité quand je me trouve en situation « d&#039;offensé(e) ». Bien sûr, il est difficile d&#039;authentifier « scientifiquement » ce caractère divin en chaque être humain, et pourtant il est des évidences qui s&#039;imposent à notre entendement avec une telle force qu&#039;il serait déraisonnable de les ignorer ; cela fait partie de ces données immédiates de la conscience qui, bien qu&#039;elles ne soient perceptibles ni par nos sens physiques ni par nos instruments les plus perfectionnés, n&#039;en sont pas moins réelles et agissantes en nous, et de la façon dont nous traiterons ces données, la direction spirituelle de notre vie dépend.
Je connais bien ce monde dont vous parlez, ce monde où « chaque phrase, chaque mot est pris au premier degré et ne se discute pas. On applique même si on ne comprend pas le sens des mots. On l&#039;applique parce que &quot;cela nous échappe à nous humains&quot;. La tyrannie de « l&#039;amour du prochain » et l&#039;emprise désastreuse du sentiment de culpabilité chez les chrétiens (je me souviens que dans mon enfance, dans le confessionnal, je m&#039;inventais des péchés parce que dans ma vie de pensionnaire chez les religieuses, je n&#039;en trouvais pas et j&#039;avais honte de n&#039;avoir rien à déclarer...) ; le « ceci  est mal, cela est bien », sans explication aucune, de toutes les religions devenues des entreprises trop humaines, sans compter toutes les idées reçues, qui dérivent souvent de notions religieuses valables à certaines époques mais qui se délitent avec le temps et perdent tout contenu – tout cela a fait qu&#039;un beau jour, au sortir d&#039;une messe dominicale, je me suis dit « non, c&#039;est terminé, je n&#039;adhère plus » et j&#039;ai cessé d&#039;être pratiquante, et même pour quelque temps, d&#039;être croyante.
Gin, vous écrivez « Le pardon accordé est en fait, toujours pour moi, un pardon que je me fais. Un pardon libérateur qui me permet d&#039;avancer, de dépasser les maux, les blessures que j&#039;ai pu avoir. Un pardon qui me permet de ne plus en vouloir à la personne, de ne plus avoir mal à cause d&#039;elle » : je trouve très juste et très réelle cette analyse du pardon et de ses effets. Elle est tout à fait dans la ligne du dialogue entre soi et soi. Il me semble en effet, que c&#039;est toujours pour soi que l&#039;on travaille sur soi. Or le pardon est un énorme travail sur soi. Rien à faire, que l&#039;on fasse du bien ou du mal aux autres, c&#039;est toujours à soi qu&#039;on le fait d&#039;abord et ensuite ; j&#039;ai aussi remarqué que l&#039;acte positif  envers les autres booste le positif en soi, donne accès à une connaissance positive de soi, issue de l&#039;expérience ; tandis que l&#039;acte négatif contre les autres obscurcit notre conscience éclairée, la paralyse par sa négativité. Qu&#039;est-ce que vous en pensez ?
Pour ce qui est de la justice des tribunaux, laissons-les faire leur travail. Je doute que le retard dans le traitement des affaires soit dû à la volonté d&#039;arbitrer avec plus de recul … De toute façon, leur tâche est de rendre la justice ; ils doivent rétablir les droits des uns et des autres et non faire preuve de compassion. Justice et compassion sont des notions antinomiques, du moins quand il s&#039;agit de la justice des hommes. En revanche l&#039;individu – dans la mesure où il ne lèse personne - est libre d&#039;agir dans une optique compassionnelle, il me semble qu&#039;il en ressortira grandi ... non ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Gin : merci de votre contribution, qui contient des idées qui m&#8217;intéressent particulièrement. Tout d&#8217;abord , fondée sur le principe premier que Dieu est partout, cette intuition que Dieu est donc en moi, que c&#8217;est avec Lui en moi que je dialogue lorsque je me remets en question ou que j&#8217;essaie d&#8217;évaluer ma part de responsabilité quand je me trouve en situation « d&#8217;offensé(e) ». Bien sûr, il est difficile d&#8217;authentifier « scientifiquement » ce caractère divin en chaque être humain, et pourtant il est des évidences qui s&#8217;imposent à notre entendement avec une telle force qu&#8217;il serait déraisonnable de les ignorer ; cela fait partie de ces données immédiates de la conscience qui, bien qu&#8217;elles ne soient perceptibles ni par nos sens physiques ni par nos instruments les plus perfectionnés, n&#8217;en sont pas moins réelles et agissantes en nous, et de la façon dont nous traiterons ces données, la direction spirituelle de notre vie dépend.<br />
Je connais bien ce monde dont vous parlez, ce monde où « chaque phrase, chaque mot est pris au premier degré et ne se discute pas. On applique même si on ne comprend pas le sens des mots. On l&#8217;applique parce que &laquo;&nbsp;cela nous échappe à nous humains&nbsp;&raquo;. La tyrannie de « l&#8217;amour du prochain » et l&#8217;emprise désastreuse du sentiment de culpabilité chez les chrétiens (je me souviens que dans mon enfance, dans le confessionnal, je m&#8217;inventais des péchés parce que dans ma vie de pensionnaire chez les religieuses, je n&#8217;en trouvais pas et j&#8217;avais honte de n&#8217;avoir rien à déclarer&#8230;) ; le « ceci  est mal, cela est bien », sans explication aucune, de toutes les religions devenues des entreprises trop humaines, sans compter toutes les idées reçues, qui dérivent souvent de notions religieuses valables à certaines époques mais qui se délitent avec le temps et perdent tout contenu – tout cela a fait qu&#8217;un beau jour, au sortir d&#8217;une messe dominicale, je me suis dit « non, c&#8217;est terminé, je n&#8217;adhère plus » et j&#8217;ai cessé d&#8217;être pratiquante, et même pour quelque temps, d&#8217;être croyante.<br />
Gin, vous écrivez « Le pardon accordé est en fait, toujours pour moi, un pardon que je me fais. Un pardon libérateur qui me permet d&#8217;avancer, de dépasser les maux, les blessures que j&#8217;ai pu avoir. Un pardon qui me permet de ne plus en vouloir à la personne, de ne plus avoir mal à cause d&#8217;elle » : je trouve très juste et très réelle cette analyse du pardon et de ses effets. Elle est tout à fait dans la ligne du dialogue entre soi et soi. Il me semble en effet, que c&#8217;est toujours pour soi que l&#8217;on travaille sur soi. Or le pardon est un énorme travail sur soi. Rien à faire, que l&#8217;on fasse du bien ou du mal aux autres, c&#8217;est toujours à soi qu&#8217;on le fait d&#8217;abord et ensuite ; j&#8217;ai aussi remarqué que l&#8217;acte positif  envers les autres booste le positif en soi, donne accès à une connaissance positive de soi, issue de l&#8217;expérience ; tandis que l&#8217;acte négatif contre les autres obscurcit notre conscience éclairée, la paralyse par sa négativité. Qu&#8217;est-ce que vous en pensez ?<br />
Pour ce qui est de la justice des tribunaux, laissons-les faire leur travail. Je doute que le retard dans le traitement des affaires soit dû à la volonté d&#8217;arbitrer avec plus de recul … De toute façon, leur tâche est de rendre la justice ; ils doivent rétablir les droits des uns et des autres et non faire preuve de compassion. Justice et compassion sont des notions antinomiques, du moins quand il s&#8217;agit de la justice des hommes. En revanche l&#8217;individu – dans la mesure où il ne lèse personne &#8211; est libre d&#8217;agir dans une optique compassionnelle, il me semble qu&#8217;il en ressortira grandi &#8230; non ?</p>
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		<title>Par : Gin</title>
		<link>http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/une-strategie-du-pardon/comment-page-1/#comment-615</link>
		<dc:creator>Gin</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2009 08:22:30 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/?p=1137#comment-615</guid>
		<description>Je suis d&#039;accord avec DAC et COGITONS.

Pour moi, Dieu est partout, il est la vie. Dieu est aussi en moi. Enfant, cette phrase &quot;Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu&#039;ils font&quot; me laissait assez frustrée. Elle me mettait même en colère. Je la trouvais injuste. Comment ? En plus d&#039;être blessée, je dois, moi, demander le pardon ? J&#039;efface tout alors ? On est quitte ? ... maintenant je me pardonne de ma colère car je ne savais pas moi meme ce que je faisais en pensant ainsi LOL. Avec l&#039;âge, j&#039;ai appris à interpréter (avec tout ce que cela comporte comme erreur de ma part) ces paroles. Il a fallu bien-sûr que je passe par un cheminement personnel. Un travail personnel qui m&#039;aurait été facilité si, par exemple, j&#039;avais trouvé ce site plus tôt. C&#039;est la psychanalyse qui m&#039;a permis pour ma part d&#039;avancer. J&#039;ai dû un moment donné lâcher ma religion qui était devenue incompréhensible, injuste pour moi. En me cherchant, en cherchant à m&#039;améliorer j&#039;ai rencontré la psychologie. Aujourd&#039;hui j&#039;arrive à concilier les deux. Psy et religion. La psychologie m&#039;a permis de comprendre ma religion. Mais j&#039;aurais pu comprendre ma religion si l&#039;on m&#039;avait montré comment la comprendre, comment me questionner, comment me remettre en cause. Et c&#039;est un prètre et une soeur qui m&#039;ont montré le chemin. Sans eux je n&#039;aurais pas fait la démarche de vouloir me comprendre, de vouloir trouver Dieu, connaitre Dieu. A l&#039;époque j&#039;étais jeune et ne comprenait pas ce qu&#039;ils voulaient me dire. Chez moi, on ne se pose pas de question. C&#039;est comme ça et puis c&#039;est tout. Chaque phrase, chaque mot est pris au premier degré et ne se discute pas. On applique même si on ne comprend pas le sens des mots. On l&#039;applique parce que &quot;cela nous échappe à nous humains&quot;. Et c&#039;est vrai que vu comme ça, une religion sans discussion, sans remise en cause ne peut que nous échapper. A l&#039;époque, j&#039;essayer d&#039;appliquer ce que l&#039;on me disait d&#039;appliquer et je demandais à Dieu de me pardonner pour toutes les fautes que j&#039;avais faites. Sans savoir quelle faute, sans comprendre en quoI cela était des fautes et donc sans savoir comment réparer, me réparer pour ne plus les faire. Je tournais en rond et n&#039;avançait pas d&#039;un poil. Je me mettais en colère contre la religion, contre ce Dieu que je ne comprenais pas, qui n&#039;attendait de moi que je l&#039;implore , qui bien qu&#039;il disait ne pas me juger, me juger moi et les hommes car il appliquait des punitions. 

Aujourd&#039;hui donc je peux comprendre cette phrase (celle dont il est question ici ..sur le pardon). Enfin du moins je lui ai trouvé une interprétation qui me parle, qui résonne en moi, qui raisonne en moi. Je demande à Dieu qui est en moi, qui est en esprit avec moi, de pardonner. Je me demande à moi-même de pardonner. Je me prie de pardonner. Je me demande de me montrer le chemin du pardon. Mon propre pardon qui va passer (pour moi) par la compréhension de la situation. Il me faut d&#039;abord comprendre l&#039;autre. Je découvre alors ce qui a fait que cette personne ait été amenée à se conduire de telle façon. Bien souvent je découvre l&#039;ignorance. L&#039;ignorance de l&#039;autre. Tout le monde ne sait pas tout. Tout le monde ne se remet pas en question. Tout le monde ne réflechit par à ses actes. Je découvre aussi mon ignorance car à chaque fois c&#039;est une remise en cause pour moi. Chaque blessure, permet de me comprendre. Une fois que je me comprends, que je comprends l&#039;autre, la blessure guérit par miracle (façon de parler car elle guérit parce que je l&#039;ai comprise et cela m&#039;apparait magique car aussitôt compris, aussitôt envolée). Et à chaque fois que je rencontrerai la même situation, il n&#039;y aura plus blessure.  Pardonner me soulage d&#039;une souffrance, d&#039;un poids. Allège mon esprit, vide mon esprit et me permet de passer à autre chose. Pardonner ainsi me fait du bien. Le non pardon me fait souffrir, me fait du mal.

Le pardon accordé est en fait, toujours pour moi, un pardon que je me fais. Un pardon libérateur qui me permet d&#039;avancer, de dépasser les maux, les blessures que j&#039;ai pu avoir. Un pardon qui me permet de ne plus en vouloir à la personne, de ne plus avoir mal à cause d&#039;elle. Elle ne peut plus atteindre mon esprit.  Cela ne lui enlève pas toutes responsabilités de ses actes. L&#039;autre personne doit aussi avancer et règler ses propres problèmes. Elle doit prendre conscience. Mon pardon n&#039;empêche en aucun cas, la justice humaine de se faire. La justice humaine (logiquement) va pouvoir faire prendre conscience à cette personne en quoi elle a mal agi, en quoi elle n&#039;a pas respecté autrui, en quoi elle lui a fait mal et comment réparer. La justice humaine (normalement) va pouvoir faire entendre ma voix auprès de cette personne. Je vais pouvoir lui expliquer ma propre vérité, ma propre vision de la situation. La personne va pouvoir (si elle me comprends) ressentir ma souffrance. Va pouvoir être en empathie avec moi, et prendre conscience de ce que j&#039;ai pu ressentir, de ce que son comportement à eu comme conséquences sur moi. 

Au passage, je viens de réaliser autre chose lol. Souvent je me suis dit &quot; pourquoi perdre des mois ou des années avant de juger (selon la loi humaine) quelqu&#039;un ? je pensais plutôt à un encombrement des tribunaux qui faisaient que les affaires &quot;importantes&quot; étaient jugées en retard...mais je me demande si ce n&#039;est pas pour plus de justice... le temps que chaque partie puisse prendre du recul. Un recul nécessaire pour pouvoir se remettre en cause, comprendre et analyser ce qui s&#039;est passé. La victime pourrait comprendre et pardonner. Le &quot;bourreau&quot; pourrait aussi se comprendre, comprendre la victime et réparer. Une prise de conscience du &quot;bourreau&quot; qui lui permettrait de passer d&#039;un &quot;je ne sais pas &quot; à &quot;maintenant je sais&quot; et je reconnais mes erreurs , en demande le pardon (à la victime mais aussi à lui meme) et j&#039;accepte de réparer. Quand on comprends , quand on se pardonne , on peut réparer et &quot;s&#039;acquitter&quot; de la victime, de la société pour pouvoir &quot;repartir à zéro&quot;. Un rachat de nos fautes. Une nouvelle naissance. Une erreur que l&#039;on ne recommencera pas  (enfin normalement).

Pardonner , selon mon interprétation, me permet de me libérer de l&#039;autre. De ne plus avoir de lien avec lui...et s&#039;il reste un lien c&#039;est celui de la compassion car je sais qu&#039;il a un dur chemin à accomplir encore. 

Voilà comment je comprends &quot;Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu&#039;ils font&quot;.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis d&#8217;accord avec DAC et COGITONS.</p>
<p>Pour moi, Dieu est partout, il est la vie. Dieu est aussi en moi. Enfant, cette phrase &laquo;&nbsp;Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu&#8217;ils font&nbsp;&raquo; me laissait assez frustrée. Elle me mettait même en colère. Je la trouvais injuste. Comment ? En plus d&#8217;être blessée, je dois, moi, demander le pardon ? J&#8217;efface tout alors ? On est quitte ? &#8230; maintenant je me pardonne de ma colère car je ne savais pas moi meme ce que je faisais en pensant ainsi LOL. Avec l&#8217;âge, j&#8217;ai appris à interpréter (avec tout ce que cela comporte comme erreur de ma part) ces paroles. Il a fallu bien-sûr que je passe par un cheminement personnel. Un travail personnel qui m&#8217;aurait été facilité si, par exemple, j&#8217;avais trouvé ce site plus tôt. C&#8217;est la psychanalyse qui m&#8217;a permis pour ma part d&#8217;avancer. J&#8217;ai dû un moment donné lâcher ma religion qui était devenue incompréhensible, injuste pour moi. En me cherchant, en cherchant à m&#8217;améliorer j&#8217;ai rencontré la psychologie. Aujourd&#8217;hui j&#8217;arrive à concilier les deux. Psy et religion. La psychologie m&#8217;a permis de comprendre ma religion. Mais j&#8217;aurais pu comprendre ma religion si l&#8217;on m&#8217;avait montré comment la comprendre, comment me questionner, comment me remettre en cause. Et c&#8217;est un prètre et une soeur qui m&#8217;ont montré le chemin. Sans eux je n&#8217;aurais pas fait la démarche de vouloir me comprendre, de vouloir trouver Dieu, connaitre Dieu. A l&#8217;époque j&#8217;étais jeune et ne comprenait pas ce qu&#8217;ils voulaient me dire. Chez moi, on ne se pose pas de question. C&#8217;est comme ça et puis c&#8217;est tout. Chaque phrase, chaque mot est pris au premier degré et ne se discute pas. On applique même si on ne comprend pas le sens des mots. On l&#8217;applique parce que &laquo;&nbsp;cela nous échappe à nous humains&nbsp;&raquo;. Et c&#8217;est vrai que vu comme ça, une religion sans discussion, sans remise en cause ne peut que nous échapper. A l&#8217;époque, j&#8217;essayer d&#8217;appliquer ce que l&#8217;on me disait d&#8217;appliquer et je demandais à Dieu de me pardonner pour toutes les fautes que j&#8217;avais faites. Sans savoir quelle faute, sans comprendre en quoI cela était des fautes et donc sans savoir comment réparer, me réparer pour ne plus les faire. Je tournais en rond et n&#8217;avançait pas d&#8217;un poil. Je me mettais en colère contre la religion, contre ce Dieu que je ne comprenais pas, qui n&#8217;attendait de moi que je l&#8217;implore , qui bien qu&#8217;il disait ne pas me juger, me juger moi et les hommes car il appliquait des punitions. </p>
<p>Aujourd&#8217;hui donc je peux comprendre cette phrase (celle dont il est question ici ..sur le pardon). Enfin du moins je lui ai trouvé une interprétation qui me parle, qui résonne en moi, qui raisonne en moi. Je demande à Dieu qui est en moi, qui est en esprit avec moi, de pardonner. Je me demande à moi-même de pardonner. Je me prie de pardonner. Je me demande de me montrer le chemin du pardon. Mon propre pardon qui va passer (pour moi) par la compréhension de la situation. Il me faut d&#8217;abord comprendre l&#8217;autre. Je découvre alors ce qui a fait que cette personne ait été amenée à se conduire de telle façon. Bien souvent je découvre l&#8217;ignorance. L&#8217;ignorance de l&#8217;autre. Tout le monde ne sait pas tout. Tout le monde ne se remet pas en question. Tout le monde ne réflechit par à ses actes. Je découvre aussi mon ignorance car à chaque fois c&#8217;est une remise en cause pour moi. Chaque blessure, permet de me comprendre. Une fois que je me comprends, que je comprends l&#8217;autre, la blessure guérit par miracle (façon de parler car elle guérit parce que je l&#8217;ai comprise et cela m&#8217;apparait magique car aussitôt compris, aussitôt envolée). Et à chaque fois que je rencontrerai la même situation, il n&#8217;y aura plus blessure.  Pardonner me soulage d&#8217;une souffrance, d&#8217;un poids. Allège mon esprit, vide mon esprit et me permet de passer à autre chose. Pardonner ainsi me fait du bien. Le non pardon me fait souffrir, me fait du mal.</p>
<p>Le pardon accordé est en fait, toujours pour moi, un pardon que je me fais. Un pardon libérateur qui me permet d&#8217;avancer, de dépasser les maux, les blessures que j&#8217;ai pu avoir. Un pardon qui me permet de ne plus en vouloir à la personne, de ne plus avoir mal à cause d&#8217;elle. Elle ne peut plus atteindre mon esprit.  Cela ne lui enlève pas toutes responsabilités de ses actes. L&#8217;autre personne doit aussi avancer et règler ses propres problèmes. Elle doit prendre conscience. Mon pardon n&#8217;empêche en aucun cas, la justice humaine de se faire. La justice humaine (logiquement) va pouvoir faire prendre conscience à cette personne en quoi elle a mal agi, en quoi elle n&#8217;a pas respecté autrui, en quoi elle lui a fait mal et comment réparer. La justice humaine (normalement) va pouvoir faire entendre ma voix auprès de cette personne. Je vais pouvoir lui expliquer ma propre vérité, ma propre vision de la situation. La personne va pouvoir (si elle me comprends) ressentir ma souffrance. Va pouvoir être en empathie avec moi, et prendre conscience de ce que j&#8217;ai pu ressentir, de ce que son comportement à eu comme conséquences sur moi. </p>
<p>Au passage, je viens de réaliser autre chose lol. Souvent je me suis dit &nbsp;&raquo; pourquoi perdre des mois ou des années avant de juger (selon la loi humaine) quelqu&#8217;un ? je pensais plutôt à un encombrement des tribunaux qui faisaient que les affaires &laquo;&nbsp;importantes&nbsp;&raquo; étaient jugées en retard&#8230;mais je me demande si ce n&#8217;est pas pour plus de justice&#8230; le temps que chaque partie puisse prendre du recul. Un recul nécessaire pour pouvoir se remettre en cause, comprendre et analyser ce qui s&#8217;est passé. La victime pourrait comprendre et pardonner. Le &laquo;&nbsp;bourreau&nbsp;&raquo; pourrait aussi se comprendre, comprendre la victime et réparer. Une prise de conscience du &laquo;&nbsp;bourreau&nbsp;&raquo; qui lui permettrait de passer d&#8217;un &laquo;&nbsp;je ne sais pas &nbsp;&raquo; à &laquo;&nbsp;maintenant je sais&nbsp;&raquo; et je reconnais mes erreurs , en demande le pardon (à la victime mais aussi à lui meme) et j&#8217;accepte de réparer. Quand on comprends , quand on se pardonne , on peut réparer et &laquo;&nbsp;s&#8217;acquitter&nbsp;&raquo; de la victime, de la société pour pouvoir &laquo;&nbsp;repartir à zéro&nbsp;&raquo;. Un rachat de nos fautes. Une nouvelle naissance. Une erreur que l&#8217;on ne recommencera pas  (enfin normalement).</p>
<p>Pardonner , selon mon interprétation, me permet de me libérer de l&#8217;autre. De ne plus avoir de lien avec lui&#8230;et s&#8217;il reste un lien c&#8217;est celui de la compassion car je sais qu&#8217;il a un dur chemin à accomplir encore. </p>
<p>Voilà comment je comprends &laquo;&nbsp;Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu&#8217;ils font&nbsp;&raquo;.</p>
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		<title>Par : DAC</title>
		<link>http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/une-strategie-du-pardon/comment-page-1/#comment-611</link>
		<dc:creator>DAC</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2009 18:58:35 +0000</pubDate>
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		<description>MKN, J&#039;avoue que l&#039;interprétation que vous donnez de « ils ne savent pas ce qu&#039;ils font » ne m&#039;était pas venue à l&#039;esprit ; il est improbable que ceux qui se remémorent cette phrase du Christ alors même qu&#039;ils sont confrontés à un affront, réagissent de cette manière. Essayez, vous verrez. Aux prises avec la déroute intérieure que suscite le « choc émotionnel d&#039;injustice » dont vous parlez, je ne suis guère en position de me sentir « supérieure », je dirais plutôt que je me trouve en position de faiblesse puisque se déclenchent en moi des manifestations psychologiques et psychosomatiques que je ne maîtrise pas. La meilleure chose que je puisse faire, c&#039;est d&#039;exonérer l&#039;autre par principe, l&#039;expérience m&#039;ayant appris que le ressenti d&#039;injustice n&#039;a en général rien à voir avec la réalité et qu&#039;en fait c&#039;est en moi que je trouverai la raison de ce qui m&#039;arrive. Or pour arriver à exonérer l&#039;autre et ne pas se sentir offensé, rien de plus efficace que cette parole du Christ « ils ne savent pas ce qu&#039;ils font », à laquelle on peut ajouter : qu&#039;est-ce qui se passe, pourquoi cette agression ? Pourquoi cette réaction en moi ? Alors automatiquement une distance intérieure s&#039;installe, l&#039;offense devient objet de réflexion et les battements du coeur s&#039;apaisent.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>MKN, J&#8217;avoue que l&#8217;interprétation que vous donnez de « ils ne savent pas ce qu&#8217;ils font » ne m&#8217;était pas venue à l&#8217;esprit ; il est improbable que ceux qui se remémorent cette phrase du Christ alors même qu&#8217;ils sont confrontés à un affront, réagissent de cette manière. Essayez, vous verrez. Aux prises avec la déroute intérieure que suscite le « choc émotionnel d&#8217;injustice » dont vous parlez, je ne suis guère en position de me sentir « supérieure », je dirais plutôt que je me trouve en position de faiblesse puisque se déclenchent en moi des manifestations psychologiques et psychosomatiques que je ne maîtrise pas. La meilleure chose que je puisse faire, c&#8217;est d&#8217;exonérer l&#8217;autre par principe, l&#8217;expérience m&#8217;ayant appris que le ressenti d&#8217;injustice n&#8217;a en général rien à voir avec la réalité et qu&#8217;en fait c&#8217;est en moi que je trouverai la raison de ce qui m&#8217;arrive. Or pour arriver à exonérer l&#8217;autre et ne pas se sentir offensé, rien de plus efficace que cette parole du Christ « ils ne savent pas ce qu&#8217;ils font », à laquelle on peut ajouter : qu&#8217;est-ce qui se passe, pourquoi cette agression ? Pourquoi cette réaction en moi ? Alors automatiquement une distance intérieure s&#8217;installe, l&#8217;offense devient objet de réflexion et les battements du coeur s&#8217;apaisent.</p>
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		<title>Par : Black Cat</title>
		<link>http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/une-strategie-du-pardon/comment-page-1/#comment-609</link>
		<dc:creator>Black Cat</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2009 12:05:22 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/?p=1137#comment-609</guid>
		<description>Bonjour, 

Si la personne qui nous offense et empiète sur nos droits est ignorante de ce qu&#039;elle fait, faut-il lui pardonner? 

parce que sinon c&#039;est un peu la porte ouverte pour se laisser marcher sur les pieds et dans ce cas là ce n&#039;est pas &quot;juste&quot;!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, </p>
<p>Si la personne qui nous offense et empiète sur nos droits est ignorante de ce qu&#8217;elle fait, faut-il lui pardonner? </p>
<p>parce que sinon c&#8217;est un peu la porte ouverte pour se laisser marcher sur les pieds et dans ce cas là ce n&#8217;est pas &laquo;&nbsp;juste&nbsp;&raquo;!</p>
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