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	<description>Pour une éthique du perfectionnement</description>
	<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 20:42:08 +0000</pubDate>
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		<title>Malek Jân Ne&#8217;mati, la mystique éclairée</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 23:47:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le comité de rédaction</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bibliographie]]></category>

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		<category><![CDATA[Ressources]]></category>

		<category><![CDATA[Mystique]]></category>

		<category><![CDATA[Spiritualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Héritière d’un enseignement spirituel réunissant les religions anciennes de l’Iran, l’islam mystique et la culture kurde, « sainte Janie » œuvra au renouvellement de la tradition, en conjuguant contemplation et ouverture sur le monde. Un article de Leili Anvar, publié dans <em>Le Monde des religions</em> de janvier-février 2010, consacré à la sœur d'Ostad Elahi, Malek Jan Ne'mati.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a style="text-align: justify;"><img style="float:left;border:none;margin:0px 10px 0px 0px;" title="Malek Jan Ne'mati" src="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/wp-content/uploads/mj-01right.jpg" alt="Malek Jan Ne'mati" width="190" height="190" /></a></p>
<p><strong>Héritière d’un enseignement spirituel réunissant les religions anciennes de l’Iran, l’islam mystique et la culture kurde, « sainte Janie » œuvra au renouvellement de la tradition, en conjuguant contemplation et ouverture sur le monde. Un article de Leili Anvar, publié dans <a title="Le Monde des Religions" href="http://www.le-monde-des-religions.fr/index.php" target="_self"><em>Le Monde des religions</em></a></strong><strong> de janvier-février 2010, consacré à la soeur d&#8217;Ostad Elahi, Malek Jan Ne&#8217;mati.</strong></p>
<p><span>Née dans un village reculé du Kurdistan iranien en 1906, <a title="Malak Jân" href="http://www.malakjan.com/" target="_self">Malek Jân Ne’mati</a>, surnommée «<a title="Sainte Janie" href="http://www.saintejanie.org/" target="_self"> sainte Janie</a> », a traversé le XXe siècle en apparence très loin du monde et de ses fracas, dans l’étude, la prière et l’enseignement spirituel. Et pourtant, le témoignage de ceux qui l’ont connue et les traces écrites qui restent de son enseignement presqu’exclusivement oral montrent à quel point elle fut, malgré son goût pour une vie contemplative, une femme très au fait de l’actualité du monde, très engagée aussi dans la défense des droits des plus faibles et des femmes en particulier, autant qu’un penseur profondément concerné par des questions philosophiques et les enjeux éthiques de son temps.</span></p>
<h6 id="toc-acter-legalite-hommes-femmes"><span id="more-3583"></span><span>Acter l’égalité hommes-femmes</span></h6>
<p><span>Le village de </span><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Jeyhounabad">Djeyhounâbâd</a><span>, où elle naquit et vécut toute sa vie, est situé dans une région ou la majorité de la population appartient à l’ordre des <a title="Ostad Elahi et la tradition Ahl-e Haqq" href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/ostad-elahi-et-la-tradition-ahl-e-haqq/" target="_self">Ahl-e Haqq</a>. Cet ordre, fondé au XIIIe siècle, repose sur une doctrine spirituelle qui réunit les religions anciennes de l’Iran, l’islam mystique et des mythes propres à la culture kurde. La spiritualité <em>ahl-e Haqq</em> se manifeste autant par des rites qui maintiennent la cohésion de la communauté que par des formes de prières spécifiques qui témoignent au quotidien de l’interaction permanente entre le monde matériel et le monde spirituel. Or, si Malek Jân a vécu dans ce contexte spécifique et si elle fut, à bien des égards, l’héritière de cette tradition séculaire, elle n’eut de cesse de dépasser les dogmes et les rites, de renouveler la tradition, de défaire l’esprit communautaire pour ouvrir les esprits, de pourfendre sans se lasser toutes les formes de superstition et les rigidités de la pensée et des pratiques. Bien que femme dans un contexte où l’autorité spirituelle est traditionnellement l’apanage des hommes, elle a réussi, par son charisme spirituel, à mener des réformes majeures, dont l’ouverture des fonctions rituelles aux femmes.</span></p>
<p><span>Globalement, elle a toute sa vie agi en faveur des droits de la femme dans un pays où les femmes sont juridiquement et socialement largement défavorisées. Dans ce contexte très machiste, elle réussit à imposer à ses disciples, en contradiction avec les lois en vigueur, de faire héritier les filles à parts égales avec les garçons par exemple, ou d’accepter que, en cas de divorce, le droit de garde des enfants revienne à la mère. Par ailleurs, elle a fortement encouragé la scolarisation des filles dans un milieu agricole hostile à cette idée. Par tous les moyens dont elle pouvait disposer, elle a voulu acter dans les faits l’égalité entre les hommes et les femmes, égalité de traitement dont elle avait elle même bénéficié pour avoir grandi dans un milieu familial tout à fait exceptionnel.</span></p>
<h6 id="toc-leleve-accomplie-dostad-elahi"><span>L’élève accomplie d’Ostad Elahi</span></h6>
<p><span>Malek Jân reçut dès son plus jeune âge une éducation hors du commun. Son père, <a title="Hadj Ne'mat" href="http://www.hadjnemat.com/" target="_self">Haj Ne&#8217;mat</a><a href="http://">,</a> lui-même poète mystique et vénéré comme un saint de son vivant, tenait à ce que ses filles reçoivent la même éducation que ses fils, ce qui était loin d’être une coutume courante en ce début de XXe siècle en Iran, en particulier dans les campagnes. Ce père charismatique et attentif l’initia dès son plus jeune âge à une discipline spirituelle exigeante. Elle pratiqua ainsi très tôt diverses formes d’ascèses et de prières, et elle vécut toute son enfance dans une ambiance de pure spiritualité. Elle maintiendra tout au long de son existence un mode de vie très simple et spirituel, tout en restant ouvert sur le monde et les progrès de la science. Ayant un goût prononcé pour l’étude, elle étudiera en effet jusqu’à la fin de sa vie, aussi bien l’anatomie et la biologie que la géographie et la poésie.</span></p>
<p><span>Sur le plan spirituel, elle fut l’élève la plus accomplie de son frère, <a href="http://www.ostadelahi.com">Ostad Elahi</a> (1895-1974), penseur qui développa dans la deuxième partie de sa vie un enseignement original, à la fois fondé sur une longue tradition et en rupture avec les dogmes superflus. Pour lui, la spiritualité est une science qui doit être appréhendée avec les outils de la raison et une manière d’être au monde qui repose sur les principes éthiques fondamentaux. Beaucoup plus préoccupé par l’esprit que par la lettre, il s’est attaché à dégager ce qu’il nomme la « <em>quintessence des religions </em>» et qui se résume à la foi en Dieu unique universel et en l’immortalité de l’âme, et à un principe d’action fondé sur le respect des droits et des devoirs pour soi et pour les autres. Selon lui, l’âme ne saurait parcourir le chemin du perfectionnement si elle n’est pas confrontée au monde et à la société. Il ne faut donc pas vivre en retrait du monde mais au sein même de la société afin d’être mis à l’épreuve. Pour lui, la vie spirituelle est une attention de tous les instants : attention à la présence divine en toute chose et ouverture aux autres dans les actes les plus quotidiens. C’est dans le cadre de cette vigilance de tous les instants que la lutte contre les pulsions négatives du soi devient possible et, à travers cette lutte, que se forge la connaissance de soi. </span></p>
<p><span>Malek Jân a médité, pratiqué, assimilé puis enseigné et transmis la pensée de son frère dont elle se sentait le dépositaire. Sans cesse, elle revient à lui, aussi bien dans son enseignement spirituel que dans ses poèmes mystiques où il apparaît comme une présence bienveillante et agissante. De son propre aveu, c’est lui qui lui a ouvert les yeux, qui lui a montré le chemin ; c’est par lui qu’elle a appris à se connaître et à connaître Dieu ; c’est lui qui lui a donné mission de guider à son tour ceux qui venaient la voir, parfois de très loin, d’Europe ou des États-Unis, pour recueillir un conseil ou recevoir une parole de guérison.</span></p>
<h6 id="toc-charite-conseil-et-reconfort"><span>Charité, conseil et réconfort</span></h6>
<p><span>Toute sa vie, elle se mit à la disposition des autres, pratiquant assidûment la charité sous toutes ses formes. Sa maison était toujours ouverte à ceux qui venaient recevoir chez elle conseil ou réconfort, aide financière ou soutien psychologique. Elle s’occupait de tous avec une humeur égale et ce malgré sa cécité et une santé souvent fragile. « <em>Chaque voie spirituelle a ses propres armes</em>, disait-elle, <em>notre arme à nous c’est de faire le bien autour de nous et d’être utile aux autres</em>. »</span></p>
<p><span>Elle mourut en France où elle était venue se faire soigner, en 1993. <a title="Mémorial de Sainte Janie" href="http://www.saintejanie.org/memorialfr.htm" target="_self">Son tombeau</a>, situé dans le Perche, est devenu désormais un lieu de pèlerinage pour ceux que son exemple continue d’inspirer. </span></p>
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		<title>Ne pas juger, c’est gagner</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Feb 2010 21:02:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille Clément</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Pratiques]]></category>

		<category><![CDATA[Éthique]]></category>

		<category><![CDATA[Expérience]]></category>

		<category><![CDATA[Pratique]]></category>

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		<description><![CDATA[Ne pas juger négativement :  a priori c'est un objectif tout à fait louable et essentiel. Que faire cependant lorsqu’on a affaire à quelqu’un qui semble critiquable à juste titre, quelqu’un dont l’attitude est vraiment préjudiciable aux autres, quelqu’un qui, par exemple, nuit au bon fonctionnement d’un service ? Comment réagir lorsqu’un membre d’une équipe bâcle son travail et que l’ensemble de l’équipe en pâtit ? En partant des critères proposés dans l'ouvrage 'Juger n'est pas jouer', l'auteure expose en détail la pratique qu'elle a mené à bien sur le thème du jugement.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a style="text-align: justify;"><img style="float:left;border:none;margin:0px 10px 0px 0px;" title="Ne pas juger, c'est gagner" src="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/wp-content/uploads/fotolia_6900937_xs1.jpg" alt="Ne pas juger, c'est gagner" width="211,5" height="141,5" /></a></p>
<p><em>Cet article a été proposé par une lectrice du site e-ostadelahi.fr à la suite de la publication de l&#8217;article <a title="Ne pas juger négativement" href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/ne-pas-juger-negativement/" target="_self">Ne pas juger négativement</a>.</em></p>
<p>Ne pas juger négativement :  a priori c&#8217;est un objectif tout à fait louable et essentiel. Que faire cependant lorsqu’on a affaire à quelqu’un qui semble critiquable à juste titre, quelqu’un dont l’attitude est vraiment préjudiciable aux autres, quelqu’un qui, par exemple, nuit au bon fonctionnement d’un service ? Comment réagir lorsqu’un membre d’une équipe bâcle son travail et que l’ensemble de l’équipe en pâtit ? Dans ce contexte, je me suis interrogée sur ma relation à l’un de mes collègues de lycée. C’est un collègue qui, de l’avis général, ne fait pas son travail très sérieusement. J’avais déjà essayé de cesser de le critiquer, de chercher des points positifs dans sa relation aux élèves, de voir que sa vie est difficile, etc. Mais le résultat n’était pas convaincant et si je le critiquais moins, j’avais régulièrement des pensées très négatives envers lui, ce qui commençait à me peser. C’était comme un polluant concentré dans une partie de ma pensée, mais qui, je le sentais bien, avait des effets délétères sur l’ensemble. Il fallait que je réagisse. J’ai examiné la situation sous l’angle du jugement avec les critères proposés dans l’ouvrage <a title="Juger n'est pas jouer" href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/juger-nest-pas-jouer%E2%99%A0/" target="_self"><em>Juger n’est pas jouer</em></a> (Claude Berger, coll. Éthique au quotidien, <a title="Editions L'Harmattan" href="http://www.editions-harmattan.fr/index.asp" target="_self">L’Harmattan</a>, 2006).<span id="more-3513"></span></p>
<h3 id="toc-le-droit-de-juger">Le droit de juger</h3>
<p>J’ai d’abord considéré les critères de légitimité du jugement. Examinons les faits : il semble qu’il fasse mal son travail, constatation basée non sur des impressions mais sur un réel faisceau de présomptions. J’ai la compétence pour pouvoir évaluer puisque je connais de près le domaine de référence et je suis directement concernée, car je subis les conséquences de son ‘mauvais’ travail : le bruit qui provient de sa salle de classe me gêne, le travail qu’il ne fait pas au sein de l’équipe doit être fait par quelqu’un d’autre, ses élèves ont des habitudes de travail catastrophiques et accumulent les lacunes. Des faits que l’on ne peut ignorer. En plus, chaque fois que j’essaie d’excuser l’un ou l’autre de ses manquements en invoquant ses difficultés, une collègue en particulier me cloue le bec avec des propos comme « on a tous nos problèmes, ça ne justifie pas de ne pas faire son boulot ».</p>
<p>Le jugement semblait donc légitime, j’étais pourtant de plus en plus mal à l’aise.</p>
<p>En essayant d’analyser mes sentiments, je me suis rendu compte que ce qu’on dit de lui et les critiques qu’on lui porte touchent un point sensible chez moi : je me rassure en pensant qu’il y a un collègue qui a plus de difficultés que moi. Quand j’ai des doutes sur la qualité de mon travail et sur mon efficacité, penser aux problèmes des autres me fait du bien parce qu’ils me donnent une meilleure image de moi-même. Je regarde les autres à travers le prisme de mon amour-propre et ils deviennent des faire-valoir. Cela fonctionne de façon très subtile, puisque même lorsque je fais ‘bien’ mon travail au sein de l’équipe ou lorsque je décide ‘d’aider’ un collègue, il y a cette image de moi que je me forge et la frontière est floue entre la satisfaction légitime du devoir accompli et la gloriole que je peux tirer de faire ‘mieux que les autres’. J’ai ainsi pu constater que ce regard critique, je l’avais envers tout le monde. Il devenait d’autant plus urgent de faire un travail de fond sur le fait de juger. J’ai continué à examiner les critères de légitimité. En quoi pouvais-je être habilitée à juger ce collègue ? En tant que son supérieur administratif chargé de le noter ? Ou que son inspecteur pédagogique ? Je ne suis ni l’un ni l’autre. Je devais donc me limiter à la constatation des faits, afin d’en tenir compte dans l’organisation de mon travail à moi. Faire avec, en quelque sorte, et essayer de réparer les dégâts éventuels, sans états d’âme. Si possible même, aider ce collègue, discrètement et sans léser personne. Si vraiment mon intention était d&#8217;œuvrer dans le sens du bon fonctionnement du service, c’était ça, en fait, l’attitude à avoir.</p>
<p>La première étape fondamentale devait donc être celle-ci : tenter de considérer les faits et non la personne. Cela n’a pas été facile, d’autant plus que plusieurs incidents se sont succédé.</p>
<h3 id="toc-pas-facile-mais-tres-utile">Pas facile, mais très utile</h3>
<p>Ce collègue est tombé malade et du jour où il a été remplacé, il n’a plus été joignable pour quoi que ce soit. C’est quelqu’un d’autre dans l’équipe qui a gentiment donné de son temps pour faire ce que lui aurait dû faire. J’ai été très critique à ce moment-là, j’ai presque reproché à ma collègue d’avoir fait le travail à sa place sans s’en plaindre. J’ai bien essayé de séparer acte et personne, d’autant plus que je savais qu’il souffrait (je lui avais d’ailleurs envoyé plusieurs petits mots d’encouragement). Pourtant, si j’étais sincèrement désolée pour lui, c’était bien lui que je jugeais et non ses actes : « tu ne vas pas me dire que même dans cet état on ne peut pas remplir quelques colonnes de tableau ! Non, il s’en fout, c’est tout ».</p>
<p>Pour contrer cette tendance, j’ai décidé de me forcer chaque jour à prier pour lui. Ça n’a pas été facile. Le simple fait de prononcer son nom était une épreuve et puis tout ça me paraissait incongru (« mais de quoi je me mêle ? Comme s’il avait besoin de ma prière !  »). À la limite, il n’était presque pas digne d’être cité dans une prière : encore le jugement. Bref, mon soi impérieux a été très insistant ; mais moi aussi, j’ai insisté et peu à peu, c’est devenu plus facile, son nom a pris une consonance plus douce et mes sentiments aussi se sont adoucis.</p>
<h3 id="toc-et-riche-denseignements">Et riche d’enseignements</h3>
<p>Ensuite est survenu un autre incident, toujours en rapport avec des tâches qui lui revenaient, mais qu’il avait ignorées. Cette fois, c’est moi qui m’en suis occupée et tout a été extrêmement compliqué, chronophage et au bout du compte mal fait, parce qu’il manquait des éléments. Je me suis fâchée plusieurs fois et j’ai violemment critiqué « certains collègues qui négligent leurs devoirs, mettent toute une équipe dans l’embarras et lèsent les droits de leurs élèves ». Un jour, j’ai manifesté mon agacement tellement fort que je me suis vue de l’extérieur et j’ai eu honte : cette fois, j’étais ridicule. Comment pouvais-je présenter ainsi un tel réquisitoire alors même que j’essayais de travailler sur ‘ne pas juger’ ?</p>
<p>Ce qui m’a aidée alors, c’est que je savais que lorsqu’on essaie de développer en soi une qualité, il y a forcément des obstacles, ou en tous cas, ils deviennent plus perceptibles. J’ai continué à réfléchir à l’ensemble de la situation et j’ai découvert encore d’autres aspects de cette lutte. Par exemple, que d’une certaine manière, j’enviais ce collègue et sa façon détachée de considérer son travail. Cela m’a menée vers d’autres interrogations concernant l’organisation matérielle de ma vie, la hiérarchisation des tâches, les priorités dans mes devoirs, mais ceci est une autre histoire.</p>
<h3 id="toc-epilogue">Épilogue</h3>
<p>Les vacances ont achevé de gommer le reste de mes griefs et je me sens à présent bien plus légère, libérée des pensées polluantes qui m’encombraient. Je ne peux pas affirmer que l’affection que j’ai pour ce collègue aujourd’hui est un sentiment réellement profond et durable. Ce dont je suis sûre, en revanche, c’est que je me sens nettement plus sereine dans mon rapport à toute l’équipe. Contrairement à mes collègues, je ne crains pas de dire les choses en face quand cela me semble nécessaire ‘pour le bon fonctionnement du service’. J’essaie simplement et dans toute la mesure du possible de n’embarrasser ni critiquer personne.</p>
<p>Je crois que l’effort que j’ai fourni par rapport à ce collègue en particulier m’a permis de progresser dans le fait de ne pas juger les autres en général, en tout cas d’être davantage sur mes gardes. Je me sens moins agressive, moins à l’affût des faiblesses et des défauts des autres. Il me semble que je vois mieux leurs qualités et globalement, je me sens plus ouverte et tolérante.</p>
<p>Bahram Elahi, à la fin de son <a href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/l-altruisme-entretien-avec-bahram-elahi/" target="_self">interview sur l’altruisme</a>, dit que « tout élan vers le bien doit vaincre une opposition pour aboutir ». Ce que j’ai expérimenté là, me semble-t-il, c’est que l’opposition vient aussi bien de l’intérieur de soi que de l’extérieur.</p>
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		<title>Ne pas juger négativement</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 20:43:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marie</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Actes de colloque]]></category>

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		<category><![CDATA[Expérience]]></category>

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		<description><![CDATA[Une chose m’a toujours frappée : ceux qui ont atteint un certain degré de maturité spirituelle ont un regard sur l’autre, pénétrant et perspicace, empreint d’une grande bienveillance. Quiconque a eu la chance d’approcher de tels êtres a pu ressentir la force positive contenue dans un tel regard, qui lui donne un pouvoir de transformation.  Ce regard profond et généreux, qui va au-delà des apparences et des préjugés et que l’on pourrait appeler un regard « juste », voilà ce que j’aimerais peu à peu développer en moi.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a style="text-align: justify;"><img style="float:left;border:none;margin:0px 10px 0px 0px;" title="Ne pas juger négativement" src="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/wp-content/uploads/fotolia_1529191_xs.jpg" alt="fotolia_1529191_xs" width="207" height="171" /></a></p>
<blockquote><p><em>Ne voyez rien en mal, ne dites jamais de mal et ne méprisez aucune créature</em>. <a title="100 maximes de guidance" href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/100-maximes-de-guidance/"><em>100 maximes de guidance par Ostad Elahi</em></a>, éd. Robert Laffont</p></blockquote>
<p>Une chose m’a toujours frappée : ceux qui ont atteint un certain degré de maturité spirituelle ont un regard sur l’autre, pénétrant et perspicace, empreint d’une grande bienveillance. Quiconque a eu la chance d’approcher de tels êtres a pu ressentir la force positive contenue dans un tel regard, qui lui donne un pouvoir de transformation.  Ce regard profond et généreux, qui va au-delà des apparences et des préjugés et que l’on pourrait appeler un regard « juste », voilà ce que j’aimerais peu à peu développer en moi.</p>
<p><span id="more-3304"></span>C’est même un objectif qui s’est imposé, comme une nécessité absolue, le jour où j’ai eu la certitude de l’existence de Dieu et de l’au-delà.  J’avais 23 ans. L’espace de quelques secondes, j’ai eu une vision de l’au-delà et la pensée qui a immédiatement suivi a été : Je suis complètement à côté de la plaque, je vis enfermée dans un <em>je</em> étriqué et égoïste, aveuglé par une somme de préjugés. Je dois totalement réviser ma vision pour voir mieux et plus juste. La première des choses à faire était d’être en permanence sur mes gardes afin de lutter contre les pensées et jugements négatifs qui faisaient si rapidement surface en moi.  Il n’est pas illégitime de juger, mais cela nécessite de grandes précautions, ainsi qu’une analyse sérieuse et objective. Or un peu d’observation de notre fonctionnement nous apprend très vite à quel point nous manquons de cette objectivité : notre perception est soumise à nos émotions et notre soi impérieux nous souffle en continu des pensées et des jugements négatifs sur les autres. La prudence s’impose donc.</p>
<h3 id="toc-reflexion-observation-deduction-action">Réflexion, observation, déduction, action</h3>
<p>Afin d’y voir plus clair, j’ai d’abord essayé d’approfondir la question sur un plan théorique, puis, forte des connaissances que j’avais acquises, je me suis mise au travail. J’ai établi un petit programme visant d’abord à détecter tout jugement négatif apparaissant dans ma pensée, puis à le remplacer par une pensée bienveillante. Quelques expériences ont suffi pour me convaincre rapidement que mon jugement sur l’autre n’était pas d’emblée bienveillant.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Par exemple, j’avais beaucoup de mal avec un de mes collègues, que je croisais régulièrement dans les couloirs. C’était un nouveau venu, étranger et plus jeune que moi. Il ne me disait jamais bonjour et répondait à peine à mon salut. Son comportement franchement bourru me frustrait et me portait à émettre intérieurement un jugement très négatif sur sa personne. Aussi ai-je été très étonnée le jour où une collègue et amie m’a raconté à quel point il était drôle, cultivé, sympathique. J’ai pris la décision ferme de tenter de le voir autrement. Une occasion de déjeuner ensemble s’est présentée peu après. Nous avons pu parler et depuis, c’est le plus aimable des garçons, souriant, agréable,&#8230; Je m’étais bien trompée sur son compte.</p>
<p>Cette prise de conscience m’a permis de passer à l’étape suivante où il s’est agi de contrer mes jugements négatifs de façon systématique sans tolérer la moindre protestation intérieure. Voici un exemple de ce travail :</p>
<p style="padding-left: 30px;">Je dépose ma voiture dans un atelier de réparation où je vais depuis des années. Celui qui m’accueille m’est inconnu. Il me parle à peine, sans même les formules de politesse d’usage. Je sens monter en moi un jugement négatif, mais grâce au travail que j’entreprends sur moi-même, je détecte le glissement de ma pensée et coupe court. Le soir, en récupérant ma voiture, je tombe sur le chef d’atelier que je connais bien. Je lui demande des nouvelles de sa voix, car il avait une extinction de voix trois semaines auparavant. Il me répond que tout va bien, et son collègue du matin me sourit et dit : « c’est mon tour à présent, j’ai une extinction de voix aujourd’hui. »</p>
<p>Cet incident m’a beaucoup réjouie et je me suis félicitée : grâce à mon travail pratique, j’avais pu détecter et contrer un jugement négatif et ainsi m’éviter de faire une grave erreur à propos de cette personne. L’étape suivante et finale a été d’ajouter une pensée bienveillante, en cherchant toutes les bonnes raisons pouvant justifier le comportement de l’autre. Un jour, cela a donné ceci :</p>
<p style="padding-left: 30px;">La responsable de la comptabilité me demande de lui transmettre une copie de ma carte grise dans le cadre d’une demande de remboursement de mes frais. Je suis d’abord agacée par cette demande, mais je contre aussitôt cette réaction négative en moi en cherchant rapidement une bonne raison à sa demande : c’est sans doute une pièce indispensable pour la comptabilité, d’ailleurs, c’est une bonne comptable, très scrupuleuse.</p>
<p>Cette démarche simple, mais qui nécessitait un réel effort, a coupé court à tout jugement négatif dans ma pensée et provoqué une vraie joie intérieure.</p>
<h3 id="toc-analyse-consequences">Analyse, conséquences</h3>
<p>Mes connaissances théoriques sur les mécanismes du jugement se sont trouvées vérifiées et les conséquences bénéfiques que j’ai obtenues m’ont incitée à approfondir ce travail : en analysant les raisons personnelles de mes jugements négatifs, en travaillant sur la subtile distinction entre la notion de jugement technique (nécessaire pour apprécier et discerner dans la vie quotidienne) et celle de jugement moral (à éviter, puisqu’on ne connaît pas l’intention de l’autre) et en me concentrant sur l’équilibre à trouver entre naïveté et bienveillance. Il ne s’agit pas en effet de tout justifier chez l’autre par principe, mais de développer sa propre bienveillance, à l’aide du bon sens et d’une éthique divine solidement ancrée.  Les bienfaits que j’ai ressentis à la suite de cette pratique ont été nombreux et rapidement perceptibles :</p>
<ul>
<li>Comme pour éviter un jugement négatif sur l’autre, je cherche (et trouve en général) de bonnes raisons excusant ou expliquant son comportement, ma bienveillance s’est effectivement accrue. Comme je m’efforce également de lui trouver des points positifs, mon regard sur l’autre change progressivement ; et comme je me sais incapable de connaître son intention, je me garde bien de le juger. Cette vigilance rend plus palpable la présence divine à mes côtés et c’est un sentiment très doux.</li>
<li>J’ai de meilleures relations avec les autres, qui semblent ressentir les « vibrations » positives qui émanent de moi.</li>
<li>Ma pensée est plus saine et je suis moins souvent sous l’effet de ce poison qu’est la médisance.</li>
<li>Ce travail m’aide à détecter mes points faibles grâce à ma réflexion sur les causes de mon jugement négatif.</li>
<li>J’ai eu plusieurs fois l’occasion de constater à quel point, dans certaines situations difficiles, mon soi impérieux avait raison de moi et me faisait commettre des erreurs grossières : impossible après cette prise de conscience d’être intransigeante envers les autres et de les condamner.</li>
<li>Je suis aussi plus lucide sur mes qualités : si je suis objectivement meilleure en quelque chose, c’est que j’ai pris de l’avance sur ce point particulier, rien de plus. Pour prendre un exemple matériel, si je suis meilleure dans un cours général de danse où se trouvent aussi des débutants alors que j’ai 20 ans d’expérience, n’est-il pas ridicule que je me sente supérieure ?</li>
<li>Ce travail m’a fait réaliser l’importance de l’image de nous-mêmes que nous pouvons donner aux autres et qui favorise tel ou tel jugement à notre égard. Il y a un travail à faire sur les apparences : ne pas chercher à passer pour ce que l’on n’est pas, dans un sens positif ou négatif, et faire attention à des comportements qui peuvent prêter à la critique.</li>
</ul>
<h3 id="toc-conclusion">Conclusion</h3>
<p>Cette stratégie mise en œuvre pour essayer d’avoir un regard plus « juste » est aussi une façon très agréable de travailler sur soi, car elle apaise l’esprit et le cœur et génère joie et gaieté intérieures. Mais elle est plus encore : j’ai été très intéressée de découvrir l’explication suivante, qui vient indiquer que ce travail est incontournable et essentiel sur le chemin de la perfection :</p>
<blockquote><p><em>Celui qui est spirituellement actif est toujours confronté au négatif. S’il n’est pas aimant et bienveillant envers les autres, le négatif le met en pièces. Il y a donc toujours le négatif et c’est au moyen de ce négatif que l’on se purifie</em>.  (Malek jan Ne’Mati –par Leïli Anvar - ed. Diane de Sellers).</p></blockquote>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Les nombres complexes et l’autre monde : une analogie</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Jan 2010 18:18:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Scr</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Articles]]></category>

		<category><![CDATA[Au-delà]]></category>

		<category><![CDATA[Mystique]]></category>

		<category><![CDATA[Science]]></category>

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		<description><![CDATA[Il nous est naturel de dénombrer des objets, avec ce que la mathématique appelle les entiers naturels : 1, 2, 3... Les mathématiciens ont progressivement enrichi notre vision des nombres : entiers négatifs et positifs, fractions ou nombres rationnels, et enfin nombres réels, ensemble de tous les nombres possibles. Or à la Renaissance, font irruption les nombres complexes ou "imaginaires"... Envisager de nouvelles dimensions permet d'ouvrir des champs de découvertes insoupçonnés : c'est cette leçon que l'auteur nous invite à tirer de l'histoire des mathématiques, en la transposant au domaine de la spiritualité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a style="text-align: justify;"><img style="float:left;border:none;margin:0px 10px 0px 0px;" title=" Les nombres complexes et l’autre monde " src="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/wp-content/uploads/srcimagev4-300x249.jpg" alt="srcimagev4" width="300" height="249" /></a></p>
<blockquote><p><em>Soyez certains que Dieu existe et qu’au-delà de ce monde, il y a un autre monde, le monde des âmes.  <a title="100 maximes de guidance" href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/100-maximes-de-guidance/" target="_self">100 maximes de guidance par Ostad Elahi</a></em>, éd. Robert Laffont.</p></blockquote>
<p>Il nous est naturel de dénombrer des objets, et aujourd’hui tout le monde est familier avec ce que la mathématique appelle l’ensemble N des entiers naturels : 1, 2, 3&#8230; Si l’on considère que l’on peut être créditeur ou débiteur, ou encore, si après avoir introduit l’élément neutre 0 pour l’addition on ajoute les opposés des entiers naturels, on obtient l’ensemble Z des entiers relatifs. Avant les nombres négatifs, on aurait pu introduire les fractions : quelle est la part de chacun si l’on dispose de deux gâteaux à partager équitablement en trois ? L’ensemble de tous ces nombres, avec les fractions négatives est appelé l’ensemble des nombres rationnels. <span id="more-3299"></span>Alors, à ce stade, se pose la question de savoir si on a décrit tous les nombres ? On pourrait croire que oui, mais un raisonnement permet de montrer que la longueur de la diagonale d’un carré de côté un ne peut s’écrire sous forme de fraction. Cette découverte connue depuis le sixième siècle avant notre ère, constitua une crise majeure chez les mathématiciens grecs de l’époque. Il existe donc d’autres nombres que les rationnels. Une fois ces nombres ajoutés, on obtient l’ensemble R des réels pouvant décrire n’importe quelle longueur, n’importe quelle quantité positive ou négative. On peut représenter ces nombres par une droite. Un objet à une dimension. On a un ensemble cohérent muni des opérations de multiplication et d’addition. La boucle semble bouclée et on a un monde complet. Dans ce monde, le carré de n’importe quel nombre est toujours positif.</p>
<p>Mais voilà que pour résoudre certaines équations de degré trois les mathématiciens italiens introduisent au 16ème siècle des nombres dont le carré est négatif. Muni des opérations d’addition et de multiplication on obtient un nouvel ensemble : l’ensemble C des nombres complexes. Ces nombres ont une portée considérable dans le développement des mathématiques et de leurs applications dans de nombreux domaines. Le théorème fondamental de l’algèbre, les transformations géométriques, la résolution d’équations différentielles, la transformée de Fourier, l’électricité, l’électronique, l’électromagnétisme, la mécanique quantique (…) font appel à ces nombres imaginaires. Sont-ils si imaginaires ?</p>
<p>Si les nombres réels sont représentés par une droite, objet à une dimension, l’ajout des complexes, équivaut à l’ajout d’une nouvelle dimension. Par ajout d’une droite et des combinaisons d’éléments de ces deux droites, on obtient un plan, un espace à deux dimensions. Cet espace inclut la droite des réels, mais il a fallu un effort pour sortir du monde à une dimension des réels et voir le monde des complexes qui l’englobe. On aurait pu persister à dire qu’ils n’existaient pas mais c’eût été se priver de pans immenses de connaissances mathématiques.</p>
<p>De nombreux prophètes, mystiques, saints ont témoigné de l’existence de dimensions supérieures. On peut bien objecter que nos yeux ne les voient pas, que nos mains ne les sentent pas. Mais n’est-ce pas là limiter notre observation et se fermer à des perspectives inouïes d’exploration ? Car l’ajout de cette dimension supérieure dans le cadre d’une démarche rationnelle change radicalement la perception du monde qui nous entoure et permet la découverte d’une cohérence en toute chose. Les liens de causalité ne se limitent pas aux lois des sciences matérielles. Chacune de nos pensées, chacun de nos actes, pénètre le monde des existants et engendre des conséquences par la loi de la causalité. Tout ceci prend sens, a une cohérence intrinsèque et chacun a la possibilité d’explorer cette sphère. De même que l’écriture des nombres complexes permet l’écriture simple des transformations géométriques du plan, l’ajout de la dimension spirituelle donne un sens nouveau à l’existence, car cette dimension est là, à portée de la pensée. Il suffit d’y croire, de l’étudier, d’en tirer des lois valables et de les appliquer.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;altruisme (3) : Défendre le droit d&#8217;autrui</title>
		<link>http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/l-altruisme-3-defendre-le-droit-d-autrui/</link>
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		<pubDate>Sun, 10 Jan 2010 19:53:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric Perrault</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Pratiques]]></category>

		<category><![CDATA[Altruisme]]></category>

		<category><![CDATA[Droit]]></category>

		<category><![CDATA[Expérience]]></category>

		<category><![CDATA[Pratique]]></category>

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		<description><![CDATA[
Un véritable être humain donne toujours à l&#8217;intérêt d&#8217;autrui la priorité sur son propre intérêt. Il n&#8217;adopte pas le comportement habituel qui consiste à rechercher avant tout son propre intérêt, et ne s&#8217;intéresser que de manière facultative à l&#8217;intérêt d&#8217;autrui. (BG, parole 5)
L’altruisme commence par la défense du droit d’autrui ou de son intérêt légitime : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1975" style="border:none; float:left; margin: 0px 10px 0px 0px;" title="Ostad Elahi" src="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/wp-content/uploads/fotolia_1965108_xs.jpg" alt="" width="260" height="206" /><br />
<em>Un véritable être humain donne toujours à l&#8217;intérêt d&#8217;autrui la priorité sur son propre intérêt. Il n&#8217;adopte pas le comportement habituel qui consiste à rechercher avant tout son propre intérêt, et ne s&#8217;intéresser que de manière facultative à l&#8217;intérêt d&#8217;autrui.</em> (<a href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/paroles-de-verite-asar-ol-haqq/" target="_self">BG</a>, parole 5)</p>
<p>L’altruisme commence par la défense du droit d’autrui ou de son intérêt légitime : s’opposer à une injustice ou un abus, adoucir la peine ou éliminer une source d’inconfort ou de désagrément pour autrui … C’est ce qu’on pourrait appeler l’« esprit chevaleresque », qui est un trait frappant qui ressort des deux expériences d’altruisme examinées dans cet article. Avant même de chercher à « faire du bien », il s’agit donc d’empêcher qu’un mal soit fait.</p>
<p>En cela, ces expériences ont une filiation avec la parabole du bon Samaritain, avec cette particularité : une certaine finesse psychologique, ou intelligence de situation, guide l’attention à l’autre, ce qui est indispensable pour que des situations apparemment insignifiantes de la vie quotidienne deviennent des occasions de pratiquer l&#8217;altuisme.</p>
<p><span id="more-2576"></span></p>
<div class="toc">
<ol>
<li><a href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/l-altruisme-1-donner-profit/">L’altruisme (1) : Donner profit</a></li>
<li><a href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/l-altruisme-2-le-bon-samaritain/">L’altruisme (2) : Le bon Samaritain</a></li>
<li><a href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/l-altruisme-3-defendre-le-droit/">L’altruisme (3) : Défendre le droit d’autrui</a></li>
</ol>
</div>
<h3 id="toc-lattention-a-lautre">L&#8217;attention à l&#8217;autre</h3>
<blockquote><p><em><span>Un jour, je me trouvai dans la rue pour une affaire urgente lorsque je rencontrai une paysanne, accompagnée d’un enfant, qui cherchait l&#8217;adresse d&#8217;un médecin. Elle avait l’air très naïve et ne connaissais pas le milieu citadin. J’ai pensé que si je me contentai de lui indiquer le chemin, elle risquait de faire de mauvaises rencontres. Je l’accompagnai donc jusqu&#8217;au cabinet du médecin et une fois là-bas, je fis des recommandations pour qu&#8217;on veille à ce qu&#8217;elle rentre chez elle sans problème. </span></em><span>(<a href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/paroles-de-verite-asar-ol-haqq/" target="_self">AH2</a>, parole 18) </span></p></blockquote>
<p>Il faut s’imaginer le contexte de cette parole : l’Iran des années 50 ou 60, une jeune paysanne arrive pour la première fois de sa vie dans la grande ville où elle est perdue – et n’a d’autre choix que de recourir aux passants pour trouver son chemin. En l’absence de transports en commun, le chemin à pied jusqu’au cabinet du médecin prend peut-être jusqu’à une heure de marche&#8230;</p>
<p>On retrouve dans cette anecdote toutes <a title="Caractéristiques de l’altruisme" href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/wp-content/uploads/schema_altruisme_11.jpg" target="_blank">les caractéristiques principales de l’altruisme</a> identifiées précédemment, notamment :</p>
<ul>
<li><strong><strong><span>L’abnégation ou le renoncement</span></strong><span><span style="font-weight: normal;"> : le mot peut sembler fort, pourtant, </span><span style="font-weight: normal;">quelle ressource précieuse que notre temps personnel</span><span style="font-weight: normal;">, surtout lorsqu’une affaire urgente nous attend. </span></span></strong></li>
<li><strong>L’attention à l’autre</strong> : il se sent concerné, si bien qu’il va au-delà de la demande de la jeune femme, ne se contentant pas de lui indiquer son chemin.</li>
</ul>
<h3 id="toc-lintelligence-de-situation">L&#8217;intelligence de situation</h3>
<blockquote><p><em><em>A l’époque où j’étais procureur, une valise contenant quelques bijoux avait été oubliée à la gare et remise aux services municipaux. Des petits malins de la mairie ont contacté des employés du tribunal pour trouver un moyen de ne pas déclarer la valise et s’approprier son contenu. Quelqu’un qui avait assisté de loin à la découverte de la valise m’a appelé pour me mettre au courant de l’affaire. Immédiatement, j’ai demandé qu’on m’amène la valise. Comme je ne pouvais faire confiance à personne, j’ai moi-même enregistré <span> </span>un à un les objets contenus dans la valise avant de les mettre sous scellés. C’est seulement alors que je me suis senti tranquille.</em> </em>(<a href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/paroles-de-verite-asar-ol-haqq/" target="_self">AH1</a>, 5e édition, parole 1645)</p>
<p><em> </em></p></blockquote>
<p>On retrouve des caractéristiques similaires à l’expérience précédente - l’abnégation dans le temps passé à cette opération, et surtout :</p>
<ul>
<li> <strong>La conscience du détail </strong> : C’est la volonté d’<strong>assumer jusqu’au bout l’acte altruiste</strong>, dans l’image de ce travail pénible et méticuleux de mise sous scellé, <span>un par un, <span>des bijoux</span>, travail qui ne fait pas partie de ses attributions de procureur</span>. Il ne se contente pas de donner des instructions à ses collaborateurs, mais prend personnellement à sa charge le travail qu’il ne veut pas prendre le risque de leur confier.</li>
</ul>
<ul type="disc">
<li class="MsoNormal"><strong>L’intelligence de      situation</strong> concernant le sort des bijoux, s’il n’intervient pas,      prend la forme particulière d’une finesse psychologique (concernant les      collaborateurs) et d’une <strong>conscience des droits et devoirs en jeu</strong>.      Le simple fait qu’il soit conscient que le droit d’un inconnu est en passe      d’être bafoué et qu’il a le pouvoir d’agir, crée pour lui une      responsabilité, un devoir – c’est ce qu’exprime le soulagement exprimé à      la fin de l’histoire : « je me suis senti tranquille ».</li>
</ul>
<p class="MsoNormal">Cette <strong><span>intelligence </span></strong>guide l’attention à l’autre et désigne l’action altruiste opportune qui pourrait être accomplie. C’est l’alliance de l’attention à l’autre, <span> </span>de l’intelligence de situation et de la conscience du détail qui ouvre la possibilité fugace d’une action altruiste éminente à côté de laquelle on aurait sinon eu toutes les chances de passer. L’altruisme ne se limite donc pas à de grandes actions héroïques, mais concerne peut-être en priorité <strong>des événements insignifiants du quotidien</strong>.</p>
<h3 id="toc-defendre-les-droits-au-quotidien">Défendre les droits au quotidien</h3>
<p>Ces deux expériences nous amènent à compléter notre schéma de base de l’altruisme avec, en prime, les nuances qui ressortent plus particulièrement de la pratique altruiste d’Ostad Elahi (cliquer pour mieux voir) :</p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_2248" class="wp-caption alignnone" style="width: 297px;">
<dt class="wp-caption-dt" style="padding-left: 180px;"><a href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/wp-content/uploads/schema_altruisme_3.jpg"><img class="size-medium wp-image-2248" title="Les qualités altruistes (3)" src="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/wp-content/uploads/schema_altruisme_3.jpg" alt="Les qualités altruistes (3)" width="287" height="215" /></a></dt>
</dl>
</div>
<p>Pour conclure ce nouvel épisode de notre série consacrée à l’altruisme, retenons deux idées clés :</p>
<ul>
<li><strong>Une manière de pratiquer l’altruisme, c’est de défendre le droit d’autrui</strong> : Sommes-nous attentifs à ces situations où le droit d’autrui est en situation d’être bafoué et où nous pouvons intervenir ? De quelle ressource disposons-nous alors pour nous motiver à agir ?</li>
<li><strong>La pratique de l’altruisme concerne moins des actes héroïques que des petits gestes au quotidien</strong> : Il ne s’agit donc pas forcément de coiffer le heaume du chevalier blanc en quête de grandes causes à défendre, mais de repérer ces situations d’injustice dont notre quotidien fourmille – dans notre famille, parmi nos collègues, avec nos voisins&#8230; – Pour tenter d’intervenir avec finesse et intelligence.</li>
</ul>
<p><span>Dans notre prochain article et les suivants, nous continuons notre réflexion sur l’altruisme, en nous inspirant des paroles d’Ostad Elahi. </span></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Entretien avec Michael Newton</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Dec 2009 21:59:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le comité de rédaction</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Entretiens]]></category>

		<category><![CDATA[Au-delà]]></category>

		<category><![CDATA[Sens de la vie]]></category>

		<category><![CDATA[Vies successives]]></category>

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		<description><![CDATA[Michael Newton a publié en 2008 les Souvenirs de l’Au-delà, plus de douze ans après la publication de son premier ouvrage, Un autre corps pour mon âme. Ce thérapeute américain, de formation universitaire et sans conviction religieuse particulière, s'est intéressé presque accidentellement aux questions de la survie de l'âme, de l'au-delà et des vies antérieures, du fait des récits troublants, sous hypnose, des patients qui l’avaient sollicité pour trouver la guérison à des traumas ou des maux persistants. Il a par la suite consacré une quarantaine d'années de recherche à ces sujets.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-851" style="border:none; float:left; margin: 0px 10px 0px 0px;" title="Michael Newton" src="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/wp-content/uploads/mnewton.jpg" alt="Michael Newton" width="100" /></p>
<p><strong>Michael Newton a publié en 2008<em> </em>les <em>Souvenirs de l’Au-delà</em>, plus de douze ans après la publication de son premier ouvrage, <a title="Vie après vie" href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/vie-apres-vie/" target="_self"><em>Un autre corps pour mon âme</em></a>. Ce thérapeute américain, de formation universitaire et sans conviction religieuse particulière, s&#8217;est intéressé presque accidentellement aux questions de la survie de l&#8217;âme, de l&#8217;au-delà et des vies antérieures, du fait des récits troublants, sous hypnose, des patients qui l’avaient sollicité pour trouver la guérison à des traumas ou des maux persistants. Il a par la suite consacré une quarantaine d&#8217;années de recherche à ces sujets.</strong></p>
<p>Cette vidéo se présente sous la forme d’un long entretien, sous-titré, repris ici par le site e-ostadelahi.fr. À travers les différentes questions abordées, Michael Newton livre sa vision, fruit des récits de ses patients sous hypnose, des mondes spirituels, des voyages de l’esprit, du sens de notre incarnation sur Terre, des groupes d’âmes, de ce qui se passe après la mort&#8230; Singulièrement, Michael Newton s&#8217;intéresse moins à la régression dans des vies antérieures qu&#8217;aux épisodes intermédiaires entre deux vies, dans ce qu&#8217;il appelle la « zone entre les vies », dont il découvre l’existence en interrogeant une patiente.</p>
<p><span id="more-2189"></span>Le trait le plus frappant de ces expériences, selon Michael Newton, c’est leur cohérence, leur constance. On y retrouve certaines des idées évoquées par Ostad Elahi concernant <a title="L’internmonde" href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/intermonde-2/" target="_self">l’intermonde</a> – en particulier, l’idée maîtresse que ce lieu de transit est avant tout une opportunité d’éducation et de préparation pour l’âme, afin qu’elle tire le meilleur profit de sa prochaine vie sur Terre.</p>
<p><object width="425" height="344" data="http://www.youtube.com/v/VoIpwxqhKvw&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/VoIpwxqhKvw&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
<p><object width="425" height="344" data="http://www.youtube.com/v/XpSqkZGkLbU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/XpSqkZGkLbU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
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		<title>Se fâcher pour des croyances</title>
		<link>http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/se-facher-pour-des-croyances/</link>
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		<pubDate>Sun, 06 Dec 2009 21:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sophie Levasseur</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Articles]]></category>

		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>

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		<description><![CDATA[D’où vient qu’on se dispute pour des croyances et que nos différences de convictions nous dressent si fréquemment les uns contre les autres ? Comment en vient-on à détester et à mépriser quelqu’un simplement parce qu’il ne croit pas comme nous ? Car s’il nous laisse la liberté de croire à notre guise, qu’y a-t-il dans sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><a href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/wp-content/uploads/duel.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1299" style="margin:0px 10px 0px 0px;float:left;border:none;" title="duel" src="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/wp-content/uploads/duel-300x197.jpg" alt="" width="300" height="197" /></a>D’où vient qu’on se dispute pour des croyances et que nos différences de convictions nous dressent si fréquemment les uns contre les autres ? Comment en vient-on à détester et à mépriser quelqu’un simplement parce qu’il ne croit pas comme nous ? Car s’il nous laisse la liberté de croire à notre guise, qu’y a-t-il dans sa différence qui nous dérange ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span id="more-1295"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span>L’agacement, le mépris, voire la colère que suscite le fait qu’un autre croit autrement que moi est sans aucun doute le signe que l’ego est touché. « Quoi il ne pense pas comme moi ? ! Mais comment est-ce possible ? Et pourquoi me fait-il ça, à moi ? ». </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Mes croyances viennent de moi et expriment une part importante de ce que je suis ou plus exactement de ce que je crois être. Or, le moi, on dirait aujourd’hui plus volontiers l’ego, est naturellement expansionniste. Pareil à <a href="http://www.lafontaine.net/lesFables/afficheFable.php?id=3">la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf</a>, il s’efforce de s’étendre, et ses convictions ne sont souvent pour lui que l’un des moyens parmi bien d’autres par lequel il cherche à gagner du terrain sur les autres, à les mettre en quelque sorte dans son camp, pour ne pas dire à les dominer. Qu’un autre refuse d’y adhérer ou les critique, et l’ego se sent aussitôt rejeté, diminué ! En conséquence de quoi, il se fâche. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>C’est ainsi que l’on peut résumer le raisonnement fallacieux qui, entre deux personnes, conduit d’un désaccord dans la pensée à un désaccord tout court : si l’autre ne pense pas ou ne croit pas comme moi, c’est donc qu’il me rejette, et s’il me rejette, c’est qu’il est mon ennemi !</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Pour remédier à cet état de fait et faire preuve d’un peu plus de tolérance, il faudrait donc commencer par ne pas s’identifier à ses croyances. Si quelqu’un critique ce que je crois, ce n’est pas moi qu’il critique ; si quelqu’un me dit que je pense mal, il ne me dit pas que c’est moi qui suis mauvais. Le désaccord des autres devrait plutôt être pour chacun l’occasion de revenir sur ses croyances afin d’en examiner plus attentivement la pertinence et de se demander : se pourrait-il que ce soit l’autre qui ait raison ?<span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Que l’autre ait tort ou raison, peu importe. Dans les deux cas, je sortirai grandi de cette confrontation.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Car si c’est l’autre qui a raison, le fait d’en prendre conscience devrait me faire sortir de l’erreur et me rendre ainsi moins ignorant et moins orgueilleux. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Et si c’est moi qui ai raison, le fait d’avoir pu surmonter l’opposition, d’avoir su répondre à la contradiction, me permettra de prendre conscience plus clairement du bien fondé de ma croyance et me rendre ainsi plus tolérant. Car vous l’aurez peut-être observé : plus nous sommes assurés du bien fondé et de la justesse de nos pensées, moins nous sommes agacés ou énervés par ceux qui ne pensent pas comme nous. </span></p>
<p class="MsoNormal">
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		<item>
		<title>L&#8217;altruisme : entretien avec Bahram Elahi</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 12:15:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le comité de rédaction</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Entretiens]]></category>

		<category><![CDATA[Altruisme]]></category>

		<category><![CDATA[Bahram Elahi]]></category>

		<category><![CDATA[Éthique]]></category>

		<category><![CDATA[Pratique]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le cadre du cycle de réflexion sur la pratique de l’altruisme, le comité de rédaction e-ostadelahi.fr a sollicité une interview du  Pr. Bahram Elahi sur le thème de l’altruisme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-851" style="border:none; float:left; margin: 0px 10px 0px 0px;" title="Bahram Elahi" src="http://www.e-ostadelahi.com/eoe-en/wp-content/uploads/DR-2-227x300.jpg" alt="Bahram Elahi" width="168" height="222" /></p>
<p><strong>Dans le cadre du cycle de réflexion sur la pratique de <a title="Altruisme - définition" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Altruisme" target="_self">l’altruisme</a>, le comité de rédaction e-ostadelahi.fr a sollicité une interview du </strong> <a title="Pr. Bahram Elahi" href="http://www.fondationostadelahi.fr/front_content.php?idart=67" target="_self"><strong>Pr. Bahram Elahi</strong></a><strong> sur le thème de l’altruisme. Bahram Elahi</strong><strong>, fils d’<a title="Ostad Elahi" href="http://www.ostadelahi.com/" target="_self">Ostad Elahi</a>, a passé plus de quarante ans à approfondir la pensée de son père, tout en menant ses propres recherches et expérimentations. C’est lui qui a fait connaître, à travers de nombreuses publications, l’œuvre philosophique et spirituelle d’Ostad Elahi. Dans cet entretien, il explicite le sens de l&#8217;altruisme dans le travail de perfectionnement de soi et fournit quelques clés en vue d&#8217;une pratique raisonnée de l&#8217;altruisme.<br />
</strong><br />
<em>Quelle est la place de l’altruisme dans la pratique spirituelle d’Ostad Elahi ?</em></p>
<p style="padding-left: 30px; ">Cultiver en soi l’amour d’autrui est un des fondements de l’éthique juste. L&#8217;altruisme est l&#8217;un des piliers de la pratique spirituelle d&#8217;Ostad Elahi, avec l&#8217;attention à la Source et la lutte contre le <a href="/le-soi-imperieux/">soi impérieux</a>.</p>
<p><em>Comment en pratique peut-on s’y prendre ?</em></p>
<p style="padding-left: 30px; ">Aider les autres avec générosité et bienveillance passe souvent par des actes très simples : une écoute attentive, un compliment sincère, un geste amical ou toute autre marque de soutien… On peut donc aider les autres par toutes sortes de moyens : par ses biens, ses actes, ses paroles, mais également par sa seule pensée et intention. Par exemple, le fait de cultiver en soi la volonté de faire du bien aux autres, ou avoir l’intention ferme de les aider, a déjà un effet positif sur les autres et sur soi-même, même si on ne trouve pas l’occasion de passer à l’acte. Celui qui s&#8217;engage dans son perfectionnement spirituel doit inscrire l&#8217;altruisme dans son programme pratique.</p>
<p style="padding-left: 30px; "><span id="more-2966"></span></p>
<p><em>Que nous apporte d’être altruiste ?</em></p>
<p style="padding-left: 30px; ">De manière générale et quelle que soit l’aide apportée, qu’elle soit de nature matérielle, psychologique ou spirituelle, aider les autres avec bienveillance nous est utile à nous-même, autant et même davantage qu’à autrui. Cela permet de cultiver en soi des pensées positives et d’être en paix avec soi-même. Cela procure également une épargne spirituelle que l’on emportera avec soi dans l’au-delà. La valeur de cette épargne est telle que, dans certains cas, elle suffit à projeter l’âme vers des niveaux élevés. De manière générale, elle joue un rôle déterminant dans la qualité de vie dont l’âme bénéficiera dans l’au-delà.</p>
<p><em>N’est-il pas paradoxal de rechercher un intérêt personnel dans l’acte altruiste alors que, par essence, celui-ci devrait être fondé sur la compassion et l’amour d’autrui ?</em></p>
<p style="padding-left: 30px; ">L’altruisme par devoir s’applique à tout le monde, tandis que l’altruisme par compassion et amour d’autrui est une vertu qui doit s’acquérir. Elle n’existe que chez de très rares personnes qui, spirituellement avancées, ont atteint l’état d’abnégation et de détachement. Tant qu’on est sous l’emprise de son ego égoïste et mercantile – et c’est le cas de la quasi-totalité d’entre nous –, l’amour que l’on éprouve pour autrui est intéressé, il n’est que la projection de l’amour que l’on éprouve pour soi-même.</p>
<p><em>Il semble pourtant difficile de séparer l&#8217;altruisme de l&#8217;émotion, de cet amour instinctif qui nous pousse à la compassion et à la bienveillance&#8230;</em></p>
<p style="padding-left: 30px; ">L’être humain est naturellement égoïste, mais il a également des pulsions d’altruisme, qui découlent de sa pulsion éthique. La pulsion éthique est une pulsion du <a title="Surça" href="/surca/">surça</a> qui nous pousse vers le Bien, qui nous porte par exemple à agir avec bienveillance envers les autres et à leur être utile. Certains la cultivent, d’autres la refoulent ou la répriment. Le bien-être qui découle de la satisfaction de la pulsion éthique est d’une qualité très différente de celui qui découle de la satisfaction d’une pulsion égoïste du <a title="ça (âme terrestre)" href="/le-ca-ame-terrestre/">ça</a>, aussi différente que la joie de celui qui sauve la vie d’un homme ou d’un animal en détresse l’est de la satisfaction ressentie par le chasseur de prime ou d’animaux. C’est un sentiment de fierté, une sensation d’allégresse qui est à la fois légère, profonde et durable. On ne peut imaginer à quel point les gens qui se dévouent pour autrui par pure humanité, ou dans l’intention du contentement divin, sont intérieurement apaisés. C’est pourtant un fait que chacun peut vérifier par soi-même.</p>
<p><em>Dans quelles conditions devrait, selon vous, s’accomplir l’altruisme ?</em></p>
<p style="padding-left: 30px; ">Pour que nos actes altruistes aient un effet maximal, il convient de faire attention aux points suivants :</p>
<ul>
<li>S’efforcer de chasser de son esprit les intentions mercantiles et démagogiques, c’est-à-dire agir de manière désintéressée, sans rien attendre en retour ; agir de manière discrète, non ostentatoire, en évitant de froisser celui que l’on aide et en évitant qu’il se sente redevable. En tout état de cause, ce qui compte, ce n’est pas tant ce que l’on fait pour l’autre que l’intention dans laquelle on agit.</li>
<li>Agir de manière contextuelle et équilibrée. Par exemple, quand on s’apprête à aider quelqu’un, il faut prendre en compte sa propre situation, les moyens dont on dispose, faire attention à ne pas léser les droits des personnes qui dépendent de nous, prendre garde à ce que nos actes altruistes ne se fassent pas au détriment d’autres personnes et qu’ils ne pèsent pas sur un tiers.</li>
<li>Sauf cas de force majeure, ne pas imposer son aide, mais la proposer, en respectant ce qu’est l’autre et ce qu’il veut, sans le juger, sans en tirer non plus un sentiment de supériorité. Il importe ici de respecter la dignité et la liberté de l’autre.</li>
</ul>
<p><em>Comment faire si l’on ne ressent pas spontanément de compassion, que l’on a tendance à être indifférent au sort des autres ?</em></p>
<p style="padding-left: 30px; ">Pour pouvoir aider les autres, il faut cultiver en soi la disposition à vouloir le bien d’autrui, qui pousse naturellement à être utile aux autres et à leur venir en aide de manière désintéressée. Si on ne la porte pas naturellement en soi, le seul moyen de se motiver est de s’imposer de pratiquer l’altruisme par humanité et, si on a la foi, pour le contentement divin. Pour cela, la meilleure stratégie est de se mettre à la place des autres, de façon à prendre concrètement conscience de leurs besoins et de leur détresse.</p>
<p><em>L’altruisme est souvent entendu dans un sens social, d’engagement dans des causes, ou de rendre service à des personnes dans le besoin autour de nous. Est-ce également le sens que vous lui donnez</em>?</p>
<p style="padding-left: 30px; ">Bien entendu, l’engagement dans les causes que vous évoquez relève de l’altruisme. Par exemple, ceux qui s’engagent dans l’amélioration des conditions de vie de leurs semblables ou la défense des animaux accomplissent des actes altruistes.  Néanmoins, dans la pratique de l’altruisme, aider ceux qui nous sont proches et que l’on côtoie quotidiennement, tels que le conjoint, les enfants, les parents, les voisins… est prioritaire. S’efforcer par exemple d’être pour son conjoint un soutien en se mettant à sa place, prendre sur soi pour alléger sa charge, ne pas le trahir, etc.</p>
<p><em>Si nous sommes sous l’emprise de notre ego mercantile et égoïste, ainsi que vous l’indiquez, comment peut-on cultiver le désintéressement ?</em></p>
<p style="padding-left: 30px; ">La vie courante, dans le contexte familial ou professionnel, constitue une mine d’expériences qui nous permettent de cultiver ce désintéressement. On doit par exemple s’attendre à ce que les autres ne remarquent pas toujours ce que l’on fait pour eux, voire qu’ils fassent preuve d’ingratitude, et même, dans certains cas, qu’ils abusent de notre générosité. Il s’agit là d’une sorte de mise à épreuve qui vient tester la sincérité de notre intention. Tout élan vers le bien doit vaincre une opposition pour aboutir.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;altruisme (2) : Le bon Samaritain</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 19:37:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric Perrault</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Pratiques]]></category>

		<category><![CDATA[Altruisme]]></category>

		<category><![CDATA[Christianisme]]></category>

		<category><![CDATA[Éthique]]></category>

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		<description><![CDATA[
La parabole du bon Samaritain, dans l’évangile de Luc, intervient au cours d’une discussion de Jésus avec le docteur de la Loi, sur la question de ce qu’il faut faire pour « avoir en héritage la vie éternelle ». Invoquant la réponse donnée par la Loi, ce dernier cite notamment le verset du Pentateuque « Tu aimeras [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1975" style="border:none; float:left; margin: 0px 10px 0px 0px;" title="Le bon Samaritain" src="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/wp-content/uploads/bon-samaritain.jpg" alt="Le bon Samaritain" width="173" height="210" /></p>
<p>La parabole du bon Samaritain, dans l’évangile de Luc, intervient au cours d’une discussion de Jésus avec le docteur de la Loi, sur la question de ce qu’il faut faire pour « <em>avoir en héritage la vie éternelle</em> ». Invoquant la réponse donnée par la Loi, ce dernier cite notamment le verset du Pentateuque « <em>Tu aimeras ton prochain comme toi-même</em> » (Lv 19. 18). Il interroge alors Jésus sur le sens du mot « prochain », ce à quoi Jésus répond par la parabole :</p>
<blockquote><p><em>« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba au milieu de brigands qui, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à demi mort. Un prêtre vint à descendre par ce chemin-là ; il le vit et passa outre. Pareillement un lévite, survenant en ce lieu, le vit et passa outre. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui, le vit et fut pris de pitié. </em><em>Il s’approcha, banda ses plaies, y versant de l’huile et du vin, puis le chargea sur sa propre monture, le mena à l’hôtellerie et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers et les donna à l’hôtelier, en disant : &#8220; Prends soin de lui, et ce que tu auras dépensé en plus, je te le rembourserai, moi, à mon retour. &#8221; Lequel de ces trois, à ton avis, s’est montré le prochain de l’homme tombé aux mains des brigands ?  » Il dit : « Celui-là qui a exercé la miséricorde envers lui. » Et Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »</em> (Luc 10. 29-37)</p>
<p><span id="more-2234"></span></p></blockquote>
<div class="toc">
<ol>
<li><a href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/l-altruisme-1-donner-profit/">L’altruisme (1) : Donner profit</a></li>
<li><a href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/l-altruisme-2-le-bon-samaritain/">L’altruisme (2) : Le bon Samaritain</a></li>
<li><a href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/l-altruisme-3-defendre-le-droit/">L’altruisme (3) : Défendre le droit d’autrui</a></li>
</ol>
</div>
<h3 id="toc-les-qualites-du-bon-samaritain">Les qualités du bon Samaritain</h3>
<p>Si l’on examine le comportement du Samaritain, plusieurs qualités contribuent à son altruisme :</p>
<ul>
<li>D’une part l’<strong>abnégation</strong>. Les renoncements désintéressés du Samaritain sont frappants : il laisse ses affaires (son voyage) de côté pour consacrer beaucoup de temps à cet homme, il dépense de l’argent et ne ménage pas sa peine (par exemple, en laissant sa monture) – tout cela pour un inconnu dont il n’attend rien en retour, à qui il ne doit rien.</li>
<li>Ce caractère désintéressé est renforcé par le fait que l’inconnu à demi-mort est probablement juif – c’est-à-dire appartenant à une communauté hostile aux Samaritains ; le geste altruiste du Samaritain constitue donc une forme de transgression des tabous communautaires. L’altruisme du bon Samaritain tend à une certaine <strong>universalité</strong>, où est dépassée la perception négative de l’autre.</li>
<li>D’autre part la <strong>conscience du détail</strong> dans la mise en œuvre minutieuse de son altruisme. Le Samaritain ne se contente en effet pas d’un geste simple (comme, par exemple, amener le blessé au lieu habité le plus proche) mais il accomplit son geste altruiste en prenant soin du moindre détail, et c’est peut-être le caractère le plus frappant du récit : premiers soins (pansement de la plaie, usage d’huile et de vin), transport jusqu’à l’auberge, prise en charge des dépenses et précautions pour la suite… Il assume « jusqu’au bout » son élan altruiste, en y mettant du cœur et de l’ardeur.</li>
<li>Enfin, à l’origine de l’acte altruiste il y a une <strong>émotion noble</strong>. « <em>Il fut pris de pitié</em> » : c’est la présence de cette émotion qui distingue le Samaritain des deux autres voyageurs, chez qui cette émotion semble absente. Cette émotion, on pourrait dire cet amour d’autrui dans le contexte évangélique, est ce qui donne le sens et la motivation de l’acte altruiste.</li>
</ul>
<p>Les commentateurs de cette parabole tendent à s’attarder sur le fait que le prêtre et le lévite, contrairement au Samaritain, ne s’arrêtent pas alors qu’ils ont bien aperçu le malheureux – la raison probable étant que, s’agissant de personnages en charge d’offices religieux, le contact du sang les auraient rendus impurs au sens de la Loi. En opposant l’attitude transgressive du Samaritain à l’attitude « légaliste » du prêtre et du lévite, Jésus exprimerait la priorité de la « loi du prochain », loi du cœur, sur la Loi, pour qui voudrait « <em>avoir en héritage la vie éternelle</em> » ; il s’agit d’un renversement caractéristique du message évangélique.</p>
<h3 id="toc-lattention-a-lautre">L’attention à l’autre</h3>
<p>Une autre qualité essentielle du bon Samaritain, c’est sa capacité d’<strong>attention à l’autre</strong>. Pour bien comprendre cette notion, considérons l’expérience suivante, avec la parabole comme toile de fond, et que décrit Daniel Goleman dans son ouvrage <em>Cultiver l’Intelligence Relationnelle</em> (chapitre 4, <em>L’altruisme : un instinct</em>) :</p>
<ol>
<li>40 élèves d’une faculté de théologie planchent sur un sermon de la Bible, dont la moitié sur la parabole du bon Samaritain.</li>
<li>L’expérience (dont les élèves ne sont bien entendu pas tenus au courant) est la suivante : en chemin pour présenter leur exposé, ils rencontrent tous un homme prostré et gémissant.</li>
<li>24 sur 40 s’arrêtent, indépendamment du thème traité. Le fait d’avoir réfléchi longuement sur la parabole n’induit donc aucun comportement particulier chez ces élèves.</li>
<li>Sur les 10 qui croient être en retard, un seul s’arrête. Sur les 10 qui croient avoir le temps, 6 s’arrêtent.</li>
</ol>
<p>C’est donc principalement le niveau de préoccupation des élèves par rapport à la réussite de leur présentation (renforcée par l’angoisse d’arriver en retard) qui détermine leur aptitude à agir de manière altruiste. Par ailleurs, ceux qui ont planché sur la parabole n’ont apparemment pas franchi le pas de la théorie à la pratique.</p>
<p>La conclusion de Goleman est que, pour que l’altruisme soit possible, il faut prendre le temps de l’<strong>attention à l’autre</strong>. En nous concentrant sur l’autre, nous devenons capable d’empathie, <strong>nous nous sentons concernés</strong>, et alors se crée une boucle émotionnelle qui nous motive à agir. La difficulté de l’homme contemporain étant que, pris dans ce qu’il appelle la « transe urbaine », résultant du stress quotidien et des préjugés, il devient incapable de cette attention génératrice de la boucle émotionnelle, et donc d’altruisme ; alors même que, selon Goleman, il s’agirait d’une activité instinctive.</p>
<p>Cette expérience est également exposée par Daniel Goleman dans la conférence suivante sur le thème de la compassion :</p>
<p><object width="471" height="344" data="http://video.ted.com/assets/player/swf/EmbedPlayer.swf" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="bgColor" value="#ffffff" /><param name="flashvars" value="vu=http://video.ted.com/talks/embed/DanielGoleman_2007-embed_high.flv&amp;su=http://images.ted.com/images/ted/tedindex/embed-posters/DanielGoleman-2007.embed_thumbnail.jpg&amp;vw=432&amp;vh=240&amp;ap=0&amp;ti=200" /><param name="src" value="http://video.ted.com/assets/player/swf/EmbedPlayer.swf" /><param name="bgcolor" value="#ffffff" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
<h3 id="toc-conclusion">Conclusion</h3>
<p>Le schéma ci-dessous résume une première vision, provisoire, du faisceau de qualités humaines que mobiliserait une pratique de l’altruisme (cliquer pour mieux voir) :</p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_2248" class="wp-caption alignnone" style="width: 341px;">
<dt class="wp-caption-dt" style="padding-left: 180px;"><a href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/wp-content/uploads/schema_altruisme_11.jpg"><img class="size-medium wp-image-2248" title="schema_altruisme_1" src="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/wp-content/uploads/schema_altruisme_11-300x225.jpg" alt="Les qualités altruistes (1)" width="331" height="248" /></a></dt>
</dl>
</div>
<p>Pour conclure ce nouvel épisode de notre série consacrée à l’altruisme, retenons deux idées clés :</p>
<ul>
<li><strong>La pratique de l’altruisme mobilise de nombreuses qualités</strong> dont celles analysées ci-dessus : l’abnégation, la conscience du détail, l’émotion noble, l’universalité - et, en tout premier lieu, l’attention. Comment analysez-vous ces ressorts de l’altruisme en vous ?</li>
<li><strong>L’ambivalence du personnage du bon Samaritain</strong> dans le langage courant. En effet, « faire le bon Samaritain » signifie être charitable, secourable. L’expression a une connotation sympathique et positive, mais avec une touche d’ironie néanmoins : le bon Samaritain a quelque chose de la bonne poire, une naïveté qui rapproche son geste de la « BA » du scout, et l’empreint donc d’une certaine immaturité qui l’expose potentiellement aux escrocs et aux roublards. Ce soupçon ironique, voire cynique, passé dans le langage courant (en français), teinte d’une certaine ambivalence la représentation que nous pouvons avoir, aujourd’hui, du personnage du bon Samaritain. Cette ambivalence nous désigne-t-elle un risque, une limite de l’altruisme ?</li>
</ul>
<p>Dans notre prochain article et les suivants, nous abordons le point de vue d’Ostad Elahi à travers l’analyse de quelques unes de ses expériences, caractéristiques de sa pratique de l’altruisme.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La pratique de l&#8217;éthique</title>
		<link>http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/la-pratique-de-lethique/</link>
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		<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 18:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le comité de rédaction</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Conférences]]></category>

		<category><![CDATA[Éthique]]></category>

		<category><![CDATA[Pratique]]></category>

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		<description><![CDATA[ Nous avons vu, dans une conférence précédente, la place centrale de l’éthique dans le perfectionnement. Selon Ostad Elahi, pas de perfectionnement spirituel sans travail sur nos caractères moraux. Au-delà de ce positionnement, il convient maintenant d’interroger le contenu pratique de l’éthique, autrement dit les conditions pour une « pratique éthique ». Ce qui se fera, notamment, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/conf/pratique_de_lethique/player.html" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-2199" style="border: none; margin: 0px 10px 0px 0px; float:left;" title="Pratique de l'ethique" src="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/wp-content/uploads/pratique-ethique-vignettebis.png" alt="Pratique de l'ethique" width="150" height="185" /></a> Nous avons vu, dans une <a title="La fonction de l'éthique" href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/conf/fonction_de_lethique/player.html" target="_blank">conférence</a> précédente, la place centrale de l’éthique dans le perfectionnement. Selon Ostad Elahi, pas de <a title="Perfection, perfectionnement" href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/perfection-perfectionnement-2/" target="_self">perfectionnement spirituel</a> sans travail sur nos caractères moraux. Au-delà de ce positionnement, il convient maintenant d’interroger le contenu pratique de l’éthique, autrement dit les conditions pour une « pratique éthique ». Ce qui se fera, notamment, en examinant la réciproque de la proposition précédente : pas d’éthique soutenable sans un horizon de perfection spirituelle, plus précisément sans un apport d’<a title="Energie métacausale" href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/energie-metacausale/" target="_self">énergie divine</a>.</p>
<p>Pour mener à bien cette investigation, cette <a title="La pratique de l'éthique" href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/conf/pratique_de_lethique/player.html" target="_blank">conférence</a> reprend l’analogie de l’alimentation, développée par Bahram Elahi dans son ouvrage <a title="Médecine de l'âme" href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/medecine-de-lame/" target="_self"><em>Médecine de l’âme</em></a>. Cette analogie permet de dégager les différentes étapes de la pratique éthique, comme un processus que chacun peut expérimenter par lui-même. Une telle pratique, pour aboutir à une croissance normale de l’âme, doit respecter des conditions que cette conférence esquisse.</p>
<p style="margin: 15px auto 0px; width: 200px;"><a style="border:none;" href="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/quizz/pratique_de_lethique/quiz.html" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-2812" style="border:none;" title="quizz-button" src="http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/wp-content/uploads/quizz-button_orange3.png" alt="quizz-button" width="200" /></a></p>
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