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Malek Jân Ne’mati, la mystique éclairée

Par Le comité de rédaction, le 6 Mar. 2010, dans la catégorie Bibliographie, Magazines, Ressources

Malek Jan Ne'mati

Héritière d’un enseignement spirituel réunissant les religions anciennes de l’Iran, l’islam mystique et la culture kurde, « sainte Janie » œuvra au renouvellement de la tradition, en conjuguant contemplation et ouverture sur le monde. Un article de Leili Anvar, publié dans Le Monde des religions de janvier-février 2010, consacré à la soeur d’Ostad Elahi, Malek Jan Ne’mati.

Née dans un village reculé du Kurdistan iranien en 1906, Malek Jân Ne’mati, surnommée « sainte Janie », a traversé le XXe siècle en apparence très loin du monde et de ses fracas, dans l’étude, la prière et l’enseignement spirituel. Et pourtant, le témoignage de ceux qui l’ont connue et les traces écrites qui restent de son enseignement presqu’exclusivement oral montrent à quel point elle fut, malgré son goût pour une vie contemplative, une femme très au fait de l’actualité du monde, très engagée aussi dans la défense des droits des plus faibles et des femmes en particulier, autant qu’un penseur profondément concerné par des questions philosophiques et les enjeux éthiques de son temps.

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Juger n’est pas jouer

Par Le comité de rédaction, le 27 Jun. 2008, dans la catégorie Bibliographie, Ressources

Juger n’est pas jouer, Claude Berger, coll. Éthique au quotidien, L’Harmattan, 2006

Les ouvrages de la collection Éthique au quotidien explorent les conditions d’une pratique de l’éthique qui contribue à une meilleure connaissance de soi et à un perfectionnement spirituel effectif. Les auteurs y exposent les analyses développées par Ostad Elahi, pour lequel l’éthique constitue le cœur de toute pratique spirituelle authentique.

4e de couverture

« Penser, c’est juger » disait Kant. Dans ce flux incessant des jugements que nous portons sur la vie, sur le monde et les autres, certains sont nécessaires et légitimes, d’autres ne le sont pas. Ils révèlent au contraire, à des degrés divers, une propension quasi irrésistible à porter un regard malveillant sur les façons d’être, de penser, de vivre de ceux que nous côtoyons. L’attitude est si banale et ancrée dans les habitudes qu’il est rare que nous nous arrêtions pour la questionner. Et pourtant, n’est-ce pas dans ce jugement biaisé que nous portons sur nos semblables que se cache la source de nombreuses injustices dont nous sommes les auteurs souvent inconscients ? N’est-ce pas là également que se situe l’origine de certaines de nos difficultés - relationnelles ou existentielles - que nous considérons comme des injustices à notre égard ?

Quelles sont les conditions requises pour que nos jugements soient éthiquement acceptables ? Comment juger les autres, puisque nous y sommes quotidiennement obligés, sans pour autant les condamner ? À partir d’une analyse de situations de jugement concrètes et de leurs implications morales, ce livre propose une démarche d’auto-formation du jugement éthique : pour mieux juger, avec justice, et dans le respect d’autrui et la bienveillance.

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L’Éthique des petits actes

Par Le comité de rédaction, le , dans la catégorie Bibliographie, Ressources

L’Éthique des petits actes, Éric Camerlynck, coll. Éthique au quotidien, L’Harmattan, 2006.

Les ouvrages de la collection Éthique au quotidien explorent les conditions d’une pratique de l’éthique qui contribue à une meilleure connaissance de soi et à un perfectionnement spirituel effectif. Les auteurs y exposent les analyses développées par Ostad Elahi, pour lequel l’éthique constitue le cœur de toute pratique spirituelle authentique.

4e de couverture

Le message est simple : chacun de nos actes les plus anodins recèle une clé du perfectionnement éthique. Souvent laissée dans l’ombre ou même insoupçonnable, cette dimension éthique de nos petits actes n’en a pourtant pas moins des effets parfois fulgurants sur ceux qu’elle touche. En apprenant à la saisir, elle contribue par ailleurs dans une très large mesure au développement de notre propre humanité : c’est en effet dans ce réservoir inépuisable – les innombrables occasions d’agir éthiquement offertes par notre quotidien - qu’il est possible de trouver la matière première de la construction de soi.

C’est à cette approche à la fois originale et pleine de sens et d’espoir que l’auteur nous convie dans un style simple alimenté d’exemples vécus. Ce faisant, il ouvre des pistes de pratique éthique – une éthique des petits actes – qui serait non pas l’application de recettes toutes faites, mais l’investissement de notre vie quotidienne par une densité d’intention nouvelle.

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Connaissance de l’âme

Connaissance de l’âme, Ostad Elahi, coll. « L’ouverture philosophique », L’Harmattan, 2001.

4e de couverture

Philosophe et théologien, Ostad Elahi (Nûr Ali : 1895-1974) fut conduit, à travers un parcours hors du commun qui le mena de la vie mystique à la carrière de magistrat, à élaborer une doctrine spirituelle dont les fondements sont exposés dans Connaissance de l’âme (Ma’refat ol-ruh)

Comment penser l’âme humaine, sa nature, son origine et son devenir ? C’est sur le mode de la discussion scolastique, en faisant alterner dans un dense réseau argumentatif les gloses théologiques et les analyses métaphysiques, qu’Ostad Elahi aborde ici les fondements rationnels de toute doctrine de l’âme. Si une enquête soulève des interrogations immémoriales - Dieu et le monde, l’immortalité, le rapport de l’âme au corps qu’elle anime, la résurrection de la chair et de l’esprit, la vie éternelle, la justice dans la création, etc. elle le conduit à une conclusion irréductible aux limites définies par les dogmes : la thèse des vies successives ascendantes, véritable pierre angulaire de son système. Ce discours sur l’âme se présente donc comme une démonstration. Pourtant, c’est la perception intuitive, fruit de l’expérience spirituelle de l’auteur, qui lui donne son souffle et sa dimension visionnaire.

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Changer de regard

Par Le comité de rédaction, le , dans la catégorie Bibliographie, Ressources

Changer de Regard- Emmanuel Comte,Olivier de Brivezac, Fondation Ostad Elahi - L’Harmattan, 2004

Les ouvrages de la collection Éthique au quotidien explorent les conditions d’une pratique de l’éthique qui contribue à une meilleure connaissance de soi et à un perfectionnement spirituel effectif. Les auteurs y exposent les analyses développées par Ostad Elahi, pour lequel l’éthique constitue le cœur de toute pratique spirituelle authentique.

4e de couverture

Le mauvais pli qui consiste à tout voir en négatif est à l’origine de bien des difficultés relationnelles. Il est la source d’énervements quotidiens, d’accès d’amertume, de ressentiment ou de lassitude. Il nous semble certains jours que la vie s’acharne contre nous. Et si le problème était dans le regard que nous portons sur elle ? Ce livre tente de démêler les fils d’un problème sous-jacent à des symptômes en apparence très divers (esprit critique exacerbé, pessimisme, démotivation, mélancolie, déprime, frustration, sentiment d’injustice ou d’indignation, inquiétude, jalousie, etc.). En s’appuyant sur des témoignages vivants et en proposant des analyses précises, il livre un diagnostic en même temps qu’il propose des outils qui permettront à chacun de transformer pratiquement sa vision dans un sens constructif. Changer de regard, c’est presque une affaire de « mise au point » au sens photographique : trouver la juste distance, varier l’ouverture de champ, cadrer le sujet. Mais développer la vision juste, s’entraîner à voir le bien (le bon côté des choses, le côté par où elles sont bonnes), ce n’est pas une manière de « positiver » à tout prix, une variante de la méthode Coué à l’usage des esprits chagrins. Plus qu’une simple technique, « voir bien » s’avère à la réflexion une disposition fondamentale, une vertu à la fois évidente et subtile qui est peut-être le nerf de la vie éthique et spirituelle.

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Vaincre la jalousie

Par Le comité de rédaction, le , dans la catégorie Bibliographie, Ressources

Vaincre la jalousie, Béatrice Guernier et Agnès Rousseau, coll. Éthique au quotidien, L’Harmattan, 2004

Les ouvrages de la collection Éthique au quotidien explorent les conditions d’une pratique de l’éthique qui contribue à une meilleure connaissance de soi et à un perfectionnement spirituel effectif. Les auteurs y exposent les analyses développées par Ostad Elahi, pour lequel l’éthique constitue le cœur de toute pratique spirituelle authentique.

4e de couverture

« La jalousie provient d’un attachement aux choses, d’un désir de possession exclusive…Le jaloux veut pour lui ce qu’il juge bon (argent, pouvoir, richesse, beauté, connaissance, reconnaissance, honneurs, etc.), et surtout, il le veut pour lui tout seul. »

La jalousie, au cœur de nombreux conflits qui déchirent les hommes, est également à l’origine d’un sentiment d’insatisfaction chronique qui nous empoisonne l’existence. Elle nous rend maussades et agressifs, elle amoindrit nos joies et aiguise notre volonté de nuire, elle exacerbe notre sentiment d’injustice et nous plonge dans un état de négativité et de pessimisme face auquel nous nous sentons souvent impuissants. Et s’il était possible d’y changer quelque chose ? Tel est le pari de ce livre.

A partir d’une analyse à la fois psychologique et spirituelle de l’origine et des effets symptomatiques de la jalousie, il propose de maîtriser en soi ce sentiment par le biais d’exercices pratiques simples et variés. S’appuyant sur des témoignages vivants, il livre des grilles d’interprétation, des moyens d’action et une thérapie de fond qui permettront de vaincre la jalousie de manière naturelle et progressive. Il ne s’agit ici ni de condamner, ni de culpabiliser, mais de se rendre maître en soi-même d’une tendance humaine dont les excès nuisent à notre bien-être.

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Paroles de vérité (Asar ol-Haqq)

Par Le comité de rédaction, le 18 Jun. 2008, dans la catégorie Bibliographie, Ressources

Paroles de véritéD’après Ostad Elahi, Asar ol-Haqq (Paroles de vérité), volume 1, Téhéran, Tahuri, 1977 - cinquième réédition, Téhéran, Nashr-e Panj, 2007.

D’après Ostad Elahi, Asar ol-Haqq (Paroles de vérité), volume 2, Téhéran, Jeyhun, 1991

D’après Ostad Elahi, Bargozideh (La sélection), Téhéran, Nashr-e Panj, 2009 – sélection de paroles tirées des volumes 1 et 2.

En dehors de ses écrits, Ostad Elahi a transmis l’essentiel de sa pensée vers la fin de sa vie, à travers un enseignement oral dispensé lors de séances informelles où se réunissaient sa famille et ses amis. A partir de 1964, et jusqu’au décès d’Ostad Elahi en 1974, certains de ses proches ont commencé à prendre des notes, en s’efforçant de rester au plus près de ce qui était dit, afin de garder une trace de cet enseignement mais aussi de l’effet qu’il produisait sur ceux qui avaient la chance d’en bénéficier. Il en est sorti deux volumes d’un ouvrage intitulé Paroles de vérité (Asar ol-Haqq) publiés à titre posthume. A ce jour, les deux volumes, publiés en persan, n’ont pas été traduits. On pourra toutefois en trouver quelques extraits en français dans les articles des différents commentateurs (voir notamment la rubrique Ressources).

Dans ce site, il est fait référence à ces deux volumes sous les abréviations AH1 ou AH2 suivies du numéro de la parole ou de la page ; l’abréviation BG désigne la sélection de paroles publiée en 2009.

Asar ol-Haqq se présente sous la forme d’un recueil de fragments ou de « paroles » plus ou moins longues, classées de façon thématique (AH1) ou chronologique (AH2, première partie). Dans la deuxième partie de AH2, on trouve la retranscription quasi intégrale de certaines séances. Les sujets les plus variés y sont traités : des anecdotes de la vie quotidienne interprétées du point de vue spirituel aux développements métaphysiques consacrés à l’homme et son rapport à la divinité, en passant par des conseils pratiques sur la façon adéquate de lutter contre le soi impérieux. Le tout est exprimé sur le ton de la conversation, dans un langage simple et direct qui révèle progressivement au fil des pages la profondeur et la cohérence du système élaboré par Ostad Elahi, aussi bien que la patience, la bienveillance et la subtilité qui caractérisaient sa méthode pédagogique.

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100 maximes de guidance

Par Le comité de rédaction, le 17 Jun. 2008, dans la catégorie Bibliographie

100 maximes de Guidance, Ostad Elahi, Robert Laffont, 1995

Présentation

Les maximes rassemblées dans cet ouvrage proviennent des écrits d’Ostad Elahi, philosophe, théologien et musicien, ainsi que de son enseignement oral, recueill par ses élèves.

Ostad Elahi avait pour principe invariable de ne rien enseigner dont il n’ait constaté la valeur pratique et spirituelle au travers de sa propre expérience. De fait, la connaissance qu’il avait acquise tout au long de sa vie répondait, par son étendue et son aspect pragmatique, au questions les plus variées. Il était entouré de personnes de tous horizons et d’origine diverse : l’agnostique venu débattre, le chercheur assoiffé de connaissances nouvelles, le musicien désireux d’approfondir un point technique, le simple villageois ou le viator en quête de nourritures spirituelles, il les accueillait tous avec la même chaleur et la même simplicité, et prenait le temps de s’intéresser aux préoccupations de chacun.

Son enseignement était souvent illustré d’exemple concrets tirés de la vie quotidienne, récits à caractère didactique dont sont extraites la plupart des maximes de cet ouvrage. Au-delà de leur apparente diversité, ces maximes forment un tout et s’éclairent les unes les autres. Nous espérons qu’elles serviront de brève introduction à l’enseignement d’Osad Elahi et que le lecteur y trouvera une source de guidance.

Bahram Elahi

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Médecine de l’âme

Par Le comité de rédaction, le 9 Jun. 2008, dans la catégorie Bibliographie, Ressources

Médecine de l’âme, Bahram Elahi, éditions Dervy, 2000 [le texte qui suit est la préface de l'éditeur]

Les Fondements de la spiritualité naturelle (Dervy, 1997) et La Spiritualité est une science (Dervy, 1998) se proposaient de construire le cadre de référence théorique d’une investigation expérimentale du processus de développement spirituel. Ils jetaient ainsi les bases d’une psychologie spirituelle (une théorie du soi et de ses facultés), d’une physique spirituelle (autour de la gravitation causale et métacausale), et ce qu’on pourrait appeler une écologie spirituelle (une cartographie des espaces et des milieux spirituels, ainsi que des échanges et des devenirs qui s’y trament).

Quelle forme prendra l’enquête spirituelle effective, une fois passé le moment propédeutique de la fondation ? Médecine de l’âme : l’éthique originelle. Le titre de cet ouvrage le laisse entendre sans détour : il s’agira d’une enquête éthique. Encore faut-il préciser immédiatement, pour dissiper tout malentendu : éthique originelle, c’est-à-dire adaptée à la nature véritable, céleste, de l’être humain. L’auteur ne prétend donc pas proposer une « nouvelle morale » (au sens d’un ensemble de règles de conduite déterminées, d’un code de prescriptions), ni une nouvelle « théorie éthique » (au sens où les philosophes entendent cette expression lorsqu’ils débattent sans fin sur la question de savoir s’il faut fonder l’éthique sur la notion de vertu ou celle de devoir), mais de dégager les processus objectifs, d’ordre spirituel, qui contribuent au développement du soi. C’est pourquoi l’éthique originelle, dans la mesure où elle a pour souci d’ajuster la pratique éthique à une connaissance de la nature réelle du soi, est inséparable d’une médecine spirituelle, d’une « médecine de l’âme » qui trouve ses concepts et ses lois au croisement de la physique et de la psychologie spirituelles exposées dans les deux volumes des Fondements.

Si la spiritualité est une science, l’éthique elle aussi doit pouvoir être articulée de manière systématique et expérimentale. Ce livre propose une introduction à la médecine de l’âme. Il reprend bien sûr des notions déjà élaborées dans les précédents ouvrages (par exemple, la théorie du système immunitaire spirituel), mais en insistant sur leur signification directement pratique. En un sens, les principes de l’éthique spirituelle ont déjà été exposés dans les Fondements : ils ne sont pas différents de ceux de la spiritualité naturelle. Mais il reste à éclaircir les problèmes liés à la pratique de ces principes, dans son double aspect préventif et thérapeutique. Comment repérer un symptôme ? Comment, dans le diagnostic, faire la différence entre un déséquilibre fonctionnel de notre caractère et une maladie spirituelle ? Quels remèdes retenir ? Ce sont là des questions qui nécessitent la clarification d’un certain nombre de concepts, tels que : l’intention, la pensée, le soi. L’essentiel du livre est consacré à ces questions transversales, dont l’examen doit conduire à une description des modalités de l’action éthique (ses conditions, ses phases, son évaluation). C’est pourquoi ses différents chapitres forment un tout, et doivent être compris ensembles : les notions s’entre-appellent, tissant un réseau serré, et bien souvent tel élément ne trouve sa pleine signification qu’à la lumière du système, une fois reconstituée la totalité de l’image. Il n’en va donc pas autrement ici qu’en science, ou que dans un manuel de médecine générale. Le souci de ne pas perdre le fil de l’exposé a d’ailleurs conduit l’auteur à réserver pour les questions et réponses qui referment chaque chapitre les éclaircissements ou les approfondissements appelés par certains points. C’est là aussi que les aspects les plus directement pratiques sont évoqués pour eux-mêmes, ainsi que certaines techniques liées à la diététique des pensées. Il appartient au lecteur de trouver à son tour les points qui soutiendront sa pratique. Ni mode d’emploi, ni recueil de recettes, ce livre est un manuel de l’étudiant. L’éthique s’y trouve décrite dans les termes d’un système dynamique, où tout est affaire de fonctions, de niveaux d’intégration, de régulation, d’équilibre et de déséquilibre structurel, de diagnostic et de traitement.

Si l’éthique est universelle, ce n’est pas en vertu d’une norme rationnelle ou d’un impératif qui pourrait s’énoncer par-delà les différences de religion et de culture, mais parce que la structure profonde de l’être humain est intangible, et que ses unités caractérielles obéissent à des schémas et des lois de développement qui ne varient pas avec le lieu et l’époque. Ce qui change, c’est seulement la manière dont ces structures universelles peuvent être énoncées et adaptées au contexte socio-culturel, et Bahram Elahi, en mettant à profit son savoir de scientifique dans la construction d’une analogie systématique entre les processus physiologiques et les processus spirituels, offre une illustration particulièrement claire de cette exigence sur laquelle il insiste sans relâche, celle d’adapter le discours spirituel à la mentalité du monde moderne. Par là, il invite à une révolution radicale de notre point de vue sur la spiritualité, qui la désenclavera enfin de la position exclusive où ont voulu la confiner des siècles de spiritualité classique. La spiritualité est un chantier théorique et pratique. Elle est l’affaire de tous. Le « voie de l’entendement », qui privilégie la maîtrise intellectuelle des processus plutôt que leur saisie intuitive et sensorielle, n’est pas seulement une conséquence de la marche de l’histoire, c’est une exigence liée à la nature de l’être humain.

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La Voie de la perfection

Par Le comité de rédaction, le , dans la catégorie Bibliographie, Ressources

La voie de la perfectionLa Voie de la perfection, Bahram Elahi, coll. Spiritualité vivante, Albin Michel, 2002

La « perfection » est un mot qui fait fuir les occidentaux : ils y voient de l’orgueil, au lieu d’y voir un effort de perfectionnement. Peut-être La Voie du perfectionnement eût-il été un titre plus abordable pour les consommateurs que nous sommes.

Ce livre est un manuel pratique de spiritualité naturelle, où l’auteur, Bahram Elahi, nous offre une synthèse de la philosophie de son père, Ostad Elahi. La spiritualité naturelle est un concept original, qui fonde une nouvelle manière d’aborder la spiritualité au quotidien. Au lieu de se contenter de théories, l’auteur élabore une véritable méthode pour changer nos vies en profondeur, par la mise en pratique active d’une réflexion sur ce qu’est l’homme, sur son devenir.

C’est la focale qui change : chaque acte ayant été repensé dans la perspective de la relation à la Source (expression que l’on choisit ici plutôt que dire « Dieu », nomination galvaudée), tout devient prière, travail sur soi, efforts et attention à la lumière… qui peu à peu se fait en soi-même.

Le livre s’organise en courts chapitres précis et clairs, abordant par exemple le sens de la vie, le perfectionnement spirituel, le soi, avec des notions nouvelles comme « âme céleste/âme terrestre », puis il étudie des thèmes passionnants comme les vies successives ascendantes, le concept de l’intermonde, l’oubli des vies antérieures, la mort, la question du mal, ou le destins (variable et invariable), et le problème posé par nos actes – qui se rapproche de la notion de kârma, si intéressante : nos actes ont des conséquences, parce que nous sommes des êtres responsables. La vie en société, « voir juste », la question religieuse, la prière, la méditation, la connaissance de soi et surtout la lutte contre « le soi impérieux », tout est abordé avec une intelligence, une logique, une force remarquables.

Pour tous ceux qui cherchent, spirituellement, qui veulent des réponses authentiques et justes, adaptées à notre époque, qui se posent des questions sur ces points essentiels, ce livre non seulement peut les accompagner magnifiquement mais en outre il propose des réponses où la raison, l’intelligence, le bon sens et la justesse ne perdent jamais leur droit.

Entre le « connais-toi toi-même » de Socrate, et avec l’insistance sur le respect des droits d’autrui, qui ressemble au « aime ton prochain comme toi-même » de Jésus, on est en présence du meilleur guide spirituel qui soit pour mettre de la sérénité, de l’enthousiasme, de la générosité dans sa vie, bref, pour s’éduquer et se développer sur le chemin du spirituel.

O. Alberti

Lire également La Voie de la perfection, une pensée en perfectionnement

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La Spiritualité est une science

Par Le comité de rédaction, le , dans la catégorie Bibliographie, Ressources

La Spiritualité est une science, Bahram Elahi, Editions Dervy, 1996

Préface de l’éditeur

Bahram Elahi se définit souvent comme un esprit pragmatique : en spiritualité comme ailleurs, il aborde chaque chose sous le point de vue le plus concret, avec le souci permanent d’en décrire le fonctionnement, d’en dégager les causes et les effets, d’en proposer des modèles directement utilisables. Mais à cette exigence d’efficacité concrète, il allie une rigueur et un esprit de système qui ne doit pas surprendre si l’on considère sa formation scientifique. Ses études de médecine, menées en France, l’ont conduit à exercer le métier de chirurgien pédiatre. Mais il a aussi mené en Iran une carrière universitaire, et écrit plusieurs manuels de médecine qui font autorité. Chirurgien et professeur, la pratique lui est donc aussi familière que la théorie.

C’est avec le même souci de probité et de précision qu’il a mené, parallèlement à ces activités, ses recherches spirituelles. Par l’intermédiaire de son père, Ostad Elahi, il a découvert le champ immense de la spiritualité, il a entrepris de l’explorer, c’est-à-dire d’en tirer les principes d’une pratique de perfectionnement. Or, et c’est une des thèses de ce livre, les méthodes exigées par une telle démarche ne sont pas fondamentalement différentes de celles qui sont à l’œuvre dans les sciences expérimentales. Apprendre de ceux qui ont déjà cherché, puis analyser, mettre à l’épreuve, trouver la notion, l’image ou le modèle adéquats, exposer enfin ses résultats aussi clairement que possible à ceux qui souhaiteraient à leur tour entreprendre de semblables recherches – tel est, en somme, le travail auquel nous convie l’auteur.

La Voie de la perfection (Albin Michel, 4e éd., 1992), et plus récemment Les Fondements de la spiritualité naturelle (Dervy, 1996) exposaient déjà les principes théoriques et les aspects plus pratiques d’une spiritualité pure, dont l’essence doit être reconnue au point où les grandes religions convergent. Le cycle de conférences sur les « droits et devoirs de l’homme », qui a donné lieu aux Fondements de la spiritualité naturelle, s’est poursuivi durant l’année 1996-1997 ; il en est résulté ce livre, qui fait suite au premier tome des Fondements.

L’esprit reste le même : il s’agit de construire, brique par brique, la base d’un système de la spiritualité naturelle. Une fois introduit le concept de l’âme, dans son rapport au Créateur et aux créatures, une fois décrit l’écosystème où elle évolue, avec ses innombrables dangers, il restait à ouvrir l’horizon et à entreprendre la géographie des espaces métaphysiques, à dresser le système des mondes, à les doter enfin des lois d’une physique fondamentale. Le devenir de l’âme au-delà de la mort physique sort ainsi des limbes où l’imagination la confine trop souvent : l’auteur décrit le régime des vies successives, les modes d’action de la gravitation spirituelle, la sphère du causal, celle du métacausal, et le dynamisme engendré par cette dualité. Tous ces concepts, clairement définis, sont comme les pivots d’une construction systématique de la destinée humaine.

La spiritualité, en effet, est une science. Que le titre de ce livre ait quelque chose de surprenant, cela en dit long à la fois sur le statut de la recherche spirituelle et sur le crédit que nous accordons spontanément à la science. L’intention de l’auteur est claire : il faut rompre avec les préventions qui tantôt nous poussent à placer la spiritualité au-delà du discours scientifique et même rationnel, comme s’il s’agissait d’un domaine réservé à l’intuition, tantôt nous conduisent à laisser à la seule science le soin de trancher sur les affaires de l’âme. Ce livre nous invite donc à changer tout à fait notre point de vue, il nous engage à aborder la spiritualité avec la même rigueur que n’importe quelle discipline scientifique. Ici comme ailleurs, il est nécessaire de se donner un cadre de référence, de prendre appui sur des notions, des principes, des modèles et des procédures expérimentales éprouvés, pour pouvoir à son tour progresser et trouver. La spiritualité ne saurait être laissée aux caprices et aux à-peu-près de l’imagination, ni surtout à tous ceux qui aujourd’hui veulent en faire un commerce. Elle peut et doit faire l’objet d’une investigation méthodique ; elle doit, à son tour, connaître sa révolution galiléenne.

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Fondements de la spiritualité naturelle

Par Le comité de rédaction, le , dans la catégorie Bibliographie, Ressources

fsn1Fondements de la spiritualité naturelle, Bahram Elahi, éditions Dervy, 1996

Préface de l’éditeur

Le terme d’« études », dans ce recueil, est à prendre au sens strict. Il s’agit en effet à chaque fois d’étudier et d’approfondir une question, de prolonger son exposition par un examen minutieux des problèmes, des cas, des conséquences. L’auteur avait déjà présenté une synthèse de la pensée d’Ostad Elahi, son père, dans un ouvrage intitulé La Voie de la Perfection (Albin Michel, 1992). Dans une série de conférences données dans le cadre d’un séminaire intitulé « Les droits et les devoirs de l’homme » (1994-1995 et 1995-1996), il a cherché à développer de façon systématique, en entrant dans le détail des sujets, les grands chapitres qui constituaient ce livre. Ainsi la philosophie d’Ostad Elahi se trouve-t-elle exposée d’une manière nouvelle, qui permet d’en mesurer la profondeur : l’existence de Dieu et l’utilité de la foi, la création du monde et de l’homme, le moi « réel », les notions de devoir et de droit, tous ces thèmes, en se trouvant liés les uns aux autres dans une vision cohérente de la nature de l’homme et de son développement, constituent les éléments de ce qu’il faut bien appeler une science du spirituel, ou plus exactement, pour reprendre le titre même de ce livre, les Fondements de la spiritualité naturelle.

Là encore, « fondements » doit s’entendre au sens strict : il s’agit de dégager les axiomes et les théorèmes fondamentaux sur lesquels toute spiritualité légitime peut et doit reposer. Mais précisément, ce travail de fondation, qui est en même temps une entreprise critique (au sens du discernement et de la recherche des critères), passe nécessairement par un examen de la nature de l’homme, qui est comme la pierre de touche de l’édifice. Le discours spirituel ne construit pas de châteaux dans les airs : il doit se fonder sur l’observation des processus naturels qui régissent le développement des êtres, la formation des consciences, la croissance spirituelle.

Parler de la spiritualité « naturelle », c’est donc désigner une science ou un système qui est adapté à la nature réelle de l’homme et à ses besoins spirituels authentiques. C’est aussi souligner l’idée que la spiritualité a affaire avec la nature spirituelle qui est aussi précisément ordonnée que le monde physique, et qui par conséquent peut être approchée par la méthode de l’analogie. La formation médicale de Bahram Elahi le prédisposait naturellement à recourir à ce mode d’exposition : le moi est ainsi décrit comme un « zygote » spirituel qui ne peut se développer que selon certaines lois et sous certaines conditions appropriées. Mais l’analogie n’est justement pas qu’une image. Au-delà de la métaphore, l’auteur cherche à nous faire saisir le sens profond des modèles physiologiques de notre nature spirituelle, qui renvoient à des structures fondamentales de la réalité. Ostad Elahi déjà comparait sa philosophie à une sorte de médecine de l’âme : « Lorsque l’on connaît la nature de l’homme, et que l’on arrive, tel un médecin compétent, à distinguer les microbes qui s’attaquent à l’humanité transcendante en lui et ce qui la fortifie, on a acquis la connaissance de soi ; on connaît notre origine, notre finalité, la raison d’être de chaque chose et qui nous a créés. C’est alors que l’on connaît Dieu… ».

Dans cette série d’études, la spiritualité trouve donc un appui dans le modèle d’une science de la nature déjà constituée. A travers la progression logique qui enchaîne les axiomes et les propositions, se dessine le projet d’une théorie fondamentale du spirituel, préalable indispensable à toute investigation future, pratique ou théorique, - et aussi bien à tout approfondissement personnel.

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