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Ne pas juger, c’est gagner

Par Camille Clément, le 21 Feb. 2010, dans la catégorie Pratiques

Ne pas juger, c'est gagner

Cet article a été proposé par une lectrice du site e-ostadelahi.fr à la suite de la publication de l’article Ne pas juger négativement.

Ne pas juger négativement :  a priori c’est un objectif tout à fait louable et essentiel. Que faire cependant lorsqu’on a affaire à quelqu’un qui semble critiquable à juste titre, quelqu’un dont l’attitude est vraiment préjudiciable aux autres, quelqu’un qui, par exemple, nuit au bon fonctionnement d’un service ? Comment réagir lorsqu’un membre d’une équipe bâcle son travail et que l’ensemble de l’équipe en pâtit ? Dans ce contexte, je me suis interrogée sur ma relation à l’un de mes collègues de lycée. C’est un collègue qui, de l’avis général, ne fait pas son travail très sérieusement. J’avais déjà essayé de cesser de le critiquer, de chercher des points positifs dans sa relation aux élèves, de voir que sa vie est difficile, etc. Mais le résultat n’était pas convaincant et si je le critiquais moins, j’avais régulièrement des pensées très négatives envers lui, ce qui commençait à me peser. C’était comme un polluant concentré dans une partie de ma pensée, mais qui, je le sentais bien, avait des effets délétères sur l’ensemble. Il fallait que je réagisse. J’ai examiné la situation sous l’angle du jugement avec les critères proposés dans l’ouvrage Juger n’est pas jouer (Claude Berger, coll. Éthique au quotidien, L’Harmattan, 2006). Lire la suite

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L’altruisme (3) : Défendre le droit d’autrui

Par Frédéric Perrault, le 10 Jan. 2010, dans la catégorie Pratiques


Un véritable être humain donne toujours à l’intérêt d’autrui la priorité sur son propre intérêt. Il n’adopte pas le comportement habituel qui consiste à rechercher avant tout son propre intérêt, et ne s’intéresser que de manière facultative à l’intérêt d’autrui. (BG, parole 5)

L’altruisme commence par la défense du droit d’autrui ou de son intérêt légitime : s’opposer à une injustice ou un abus, adoucir la peine ou éliminer une source d’inconfort ou de désagrément pour autrui … C’est ce qu’on pourrait appeler l’« esprit chevaleresque », qui est un trait frappant qui ressort des deux expériences d’altruisme examinées dans cet article. Avant même de chercher à « faire du bien », il s’agit donc d’empêcher qu’un mal soit fait.

En cela, ces expériences ont une filiation avec la parabole du bon Samaritain, avec cette particularité : une certaine finesse psychologique, ou intelligence de situation, guide l’attention à l’autre, ce qui est indispensable pour que des situations apparemment insignifiantes de la vie quotidienne deviennent des occasions de pratiquer l’altuisme.

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L’altruisme (2) : Le bon Samaritain

Par Frédéric Perrault, le 8 Nov. 2009, dans la catégorie Pratiques

Le bon Samaritain

La parabole du bon Samaritain, dans l’évangile de Luc, intervient au cours d’une discussion de Jésus avec le docteur de la Loi, sur la question de ce qu’il faut faire pour « avoir en héritage la vie éternelle ». Invoquant la réponse donnée par la Loi, ce dernier cite notamment le verset du Pentateuque « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19. 18). Il interroge alors Jésus sur le sens du mot « prochain », ce à quoi Jésus répond par la parabole :

« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba au milieu de brigands qui, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à demi mort. Un prêtre vint à descendre par ce chemin-là ; il le vit et passa outre. Pareillement un lévite, survenant en ce lieu, le vit et passa outre. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui, le vit et fut pris de pitié. Il s’approcha, banda ses plaies, y versant de l’huile et du vin, puis le chargea sur sa propre monture, le mena à l’hôtellerie et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers et les donna à l’hôtelier, en disant : “ Prends soin de lui, et ce que tu auras dépensé en plus, je te le rembourserai, moi, à mon retour. ” Lequel de ces trois, à ton avis, s’est montré le prochain de l’homme tombé aux mains des brigands ?  » Il dit : « Celui-là qui a exercé la miséricorde envers lui. » Et Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. » (Luc 10. 29-37)

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La recherche du juste : mathématiques et spiritualité

Par Scr, le 4 Oct. 2009, dans la catégorie Pratiques

 La recherche du juste: mathématiques et spiritualité

« Si ton intention est le contentement divin et que tu laisses de côté tes rancœurs et tes passions, automatiquement, tu auras du discernement » Malek Jan Nemati (dans Malek Jan, La vie n’est pas courte, mais le temps est compté, Leili Anvar, Ed. Diane de Selliers, 2007)

L’objet des mathématiques est de donner, dans un cadre fixé, des résultats qui sont vrais. Une fois les axiomes et définitions établis, on énonce, grâce à la logique, des théorèmes et des propositions. En raisonnant par conditions nécessaires ou suffisantes, on établit ainsi un corpus d’énoncés cohérent.

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L’altruisme (1) : Donner profit

Par Frédéric Perrault, le 20 Sep. 2009, dans la catégorie Pratiques

Donner profit

Chaque créature a sa propre raison d’être, elle tire profit, elle doit donner profit.
Ostad Elahi

Lorsqu’il évoque la « raison d’être » des êtres, Ostad Elahi fait référence tant à leur dimension matérielle (leur « rôle » dans l’écosphère, leurs besoins pour subsister) qu’à leur dimension spirituelle (le fait que chaque être, en vivant sa vie sur Terre, participe au mouvement de perfectionnement de l’esprit). Ces deux dimensions sont d’ailleurs intimement liées par la nécessité de l’incarnation dans des vies terrestres pour que l’esprit se perfectionne.

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L’étudiant à la belle vie

Par TJ, le 28 Aug. 2009, dans la catégorie Pratiques

Il est des jours où l’on se sent inspiré, où les événements les plus anodins de la vie prennent une signification profonde, comme apportant des réponses opportunes à des questions dont on n’est même pas conscient de se les poser. C’est une de ces conversations insignifiantes qui m’a éclairé de manière édifiante sur une maxime d’Ostad Elahi. Il s’agit de ce précepte de prime abord surprenant affirmant que « le véritable plaisir est de renoncer au plaisir du soi impérieux ». Et cette réflexion s’amorça par la conversation banale suivante :
Je ne me verrais pas faire comme toi, c’est quand même trop dur de recommencer ! ». La réflexion n’est pas neuve, et n’appelle jamais qu’un consensuel « oui, c’est vrai, mais il faut bien… », accompagné d’un hochement de tête approbateur pour toute réponse. Je me suis jusqu’à maintenant prêté plusieurs fois à l’exercice. Mais cette fois, par esprit de contradiction peut-être, avec l’intention de surprendre sans doute et avec une pointe d’inspiration sûrement, je réponds après un petit temps de réflexion : « En fait pas vraiment, je dirais même que c’est plus agréable que l’an dernier. En réalité ça se passe plutôt bien, je me sens bien ! ».

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Répression sans réflexion n’est que ruine de l’âme

Par Isabelle Najar, le 6 Jul. 2009, dans la catégorie Pratiques

repression

La répression : on ne négocie pas avec le soi impérieux

Le travail du perfectionnement de l’âme passe avant tout pour Ostad Elahi par la pratique éthique. Si je veux me perfectionner, je dois faire en sorte que mes actes, mon comportement, mes paroles et ma pensée même soient en tous points éthiques. Vaste programme, et c’est bien pourtant ce à quoi nous devons tendre. Car le travail du perfectionnement n’est rien d’autre que l’effort accompli pour atteindre cet objectif.

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Cherche action désintéressée

Par Helena Verhooven, le 21 Jun. 2009, dans la catégorie Pratiques

magnifying glass with focus on qualityFaire le bien, on le sait, ce n’est pas seulement apporter aux autres une aide, un soutien ou un réconfort. C’est le faire aussi et surtout dans une intention aussi désintéressée que possible, en s’efforçant de mettre momentanément entre parenthèses ses intérêts égoïstes. Je dis « aussi désintéressée que possible » car l’expérience montre que le « parfait désintéressement » est un idéal bien difficile à atteindre. À en faire une condition indispensable à la réalisation d’un acte « vraiment » éthique, on en perd souvent la motivation pour une morale que l’on sait de toute façon hors de sa portée. Parler d’actions aussi désintéressées que possible, c’est donc à la fois reconnaître que « notre générosité n’est souvent qu’une ambition déguisée » (La Rochefoucault) et se faire un devoir de traquer en soi des formes plus subtiles de l’intérêt égoïste. Des formes plus subtiles qui pourraient passer inaperçues si quelques signes distinctifs ne permettaient de les reconnaître à coup sûr.

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Des mots pour prier

Par Louise, le 24 May. 2009, dans la catégorie Pratiques

message in the bottleJ’ai toujours eu une certaine difficulté avec la prière. Je ne doute cependant pas qu’elle corresponde à une expérience fondamentale, à une réalité essentielle. Ma fréquentation des écrits d’un grand nombre d’« explorateurs » du monde spirituel (toutes origines et toutes religions confondues) m’ont depuis longtemps convaincue de l’importance de cet acte assez déroutant. Mes lectures provoquaient chaque fois la même émotion. Je pressentais que la prière, c’était respirer les parfums de la « patrie » (comme aurait pu le dire Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus) ou entrer en communication avec le Monde du Vrai (en utilisant un autre vocabulaire). Cependant, ma pratique de la prière était loin d’être à la hauteur des émotions que ces beaux textes m’inspiraient.

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Chronique d’une pratique relancée

Par Mélissa, le 10 May. 2009, dans la catégorie Pratiques

Sepia toned portrait of a girl with red boxing gloves Je ne sais pas si vous êtes comme moi…
Mais entre mes bonnes intentions et la réalité,
Il y a un énorme fossé.
Si on arrivait à déchiffrer
Ce qui est  écrit dans la bulle de mes intentions cachées
On pourrait lire en décrypté :
Pour demain mettre le réveil une demi heure plus tôt,
Me lever pendant que la maisonnée dort encore,
Puis, dans le silence du jour qui s’éveille lentement,
Au dialogue intérieur consacrer du temps,
Débuter la journée en méditant,
Fermer les yeux et prier fort.
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D’insidieux préjugés

Par Scr, le 29 Mar. 2009, dans la catégorie Pratiques

Une contribution de Scr, commentateur régulier d’e-ostadelahi.fr, qui témoigne de ce que peut être la pratique éthique pour celui qui œuvre à son perfectionnement. Ici, deux scènes banales de la vie quotidienne sont l’occasion d’un retour sur soi. Que l’on partage ou non les analyses de l’auteur, sa démarche nous semble digne d’intérêt : une démarche introspective qui conduit à une prise en compte de ses émotions et qui constitue un tremplin vers un réajustement éthique de la pensée et du comportement.

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Le résultat, c’est l’effort

Par Stephan Calvez, le 15 Feb. 2009, dans la catégorie Pratiques

pratique-2L’effort est généralement défini comme l’ensemble de l’énergie que nous déployons pour atteindre un objectif élevé. Si on entend souvent l’expression « pas de résultat sans effort », on exige que la réciproque soit également vraie : « l’effort doit nécessairement produire un résultat ». Et pourtant, lorsque l’on travaille sur soi, les résultats sont si peu visibles qu’on peut parfois croire qu’ils sont nuls. C’est peut-être en fait qu’ils ne sont pas là où on les attend :
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« Il y a pratiquant et pratiquant »

Par Stephan Calvez, le 12 Nov. 2008, dans la catégorie Pratiques

Dance class Mais qu’entend-on au juste par pratiquant ?
Dans le langage courant, lorsque l’on parle de pratiquant, on entend généralement « pratiquer une religion », c’est-à-dire observer un ensemble de rites et de prescriptions : prières, jeûnes, règles alimentaires, commémorations et cérémonies à certaines occasions… On a généralement tendance à réduire la spiritualité à la religion, et à assimiler la pratique à une affaire de rites, de règles et d’interdits plus ou moins dogmatiques. Une telle confusion ne rend pas compte de la possibilité de croire sans se rattacher à un groupe religieux, ni de l’existence du cas de figure inverse, plus difficile à comprendre, de celui qui pratique les rites religieux sans croire en leurs fondements spirituels. Et pourtant, j’en ai personnellement rencontré. Lire la suite

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La pratique, clé du perfectionnement

Par Stephan Calvez, le 6 Sep. 2008, dans la catégorie Pratiques

Pas de théorie sans pratique

  • Du savoir à la connaissance

Alors que ces deux termes sont souvent confondus dans le langage courant, le savoir n’équivaut pas à la connaissance. Le savoir passe par l’apprentissage théorique des données propres à un sujet donné. La connaissance, elle, associe au savoir l’expérience personnelle. Dans le domaine de l’éthique, c’est toute la différence entre être « savant » et faire preuve de « sagesse ». Le savant est un théoricien. Le sage, lui, a mis ce savoir en pratique et cela l’a personnellement transformé.

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