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Il est probable que si l’on nous posait la question : « faites-vous preuve de négligence ? », on serait tenté d’acquiescer, car le contraire risquerait d’être perçu comme le signe d’une certaine suffisance. Par contre, si l’on nous demandait : « mais sur quels aspects faites-vous preuve de négligence ? », les choses se compliqueraient sérieusement. En effet, comment déceler ce sur quoi il nous arrive d’être négligent et le degré de notre laisser aller (régulier/passager, léger/grave) puisque, par définition, provenant d’un défaut d’attention, notre négligence ne peut être perçue clairement et directement ? Ou bien, ce qui revient finalement au même, puisqu’on ne lui accorde aucune importance.
Certes, il peut arriver que la voix fluette de notre conscience morale se manifeste du fond de notre esprit au moment où nous nous apprêtons à faire acte de négligence. Mais elle risque fort de se trouver instantanément noyée dans le flot boueux et ininterrompu de nos pensées quasi automatiques, et de manquer d’énergie pour impulser de notre part un acte de volonté visant à contrecarrer cette négligence. Lire la suite
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Dans deux articles précédents, ici et ici, j’avais parlé des méthodes que j’avais testées pour approfondir ma connaissance de moi-même, des exemples très intéressants ont été également apportés dans les commentaires. Pour continuer dans ce sens, j’ai cette fois-ci observé les autres, non pas pour les messages indirects que je pourrais en retirer (voir ici), mais pour dégager quelques caractéristiques de leur comportement et les comparer ensuite avec mes propres caractéristiques. Je m’explique. Lire la suite
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Pour compléter et affiner mon autoportrait, j’avais décidé d’utiliser les autres comme miroir, autrement dit, observer le comportement des autres à mon égard et essayer d’en tirer des informations sur ce que je suis et des directions pour mon travail de perfectionnement spirituel. Ayant pris cette résolution, le matin, je me suis préparée pour aller au travail. J’ai sorti ma voiture du garage mais au moment de prendre la route, j’ai réalisé que j’avais oublié mon téléphone. J’ai laissé ma voiture en épi face au portail et j’ai foncé chercher mon téléphone. Quand je suis retournée à la voiture moins de deux minutes plus tard, j’ai aperçu la vieille dame grincheuse du quartier donner un grand coup de canne dans la jante de la roue avant. « C’est systématique, me suis-je dit, à chaque fois que je laisse la voiture deux minutes devant le portail, elle arrive comme par hasard et balance un coup de canne dedans ! » Cette fois-ci, mon sang n’a fait qu’un tour et je lui ai dit plutôt vertement ce que j’en pensais : « je ne reste jamais plus de deux minutes, il ne faut pas exagérer, c’est devant chez moi, etc. » Lire la suite
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Pour toute philosophie, pensée spirituelle, religion, théorie psychologique, etc. il est possible de s’en tenir à la connaissance théorique des principes qui la constitue. Cela suffit parfois à se donner une direction générale dans l’existence et à fournir un cadre rassurant en donnant du sens à ce que l’on vit. Mais pour amorcer un véritable changement en soi, le passage obligé consiste à aborder le volet pratique de la spiritualité : le perfectionnement de l’âme. Mais par quoi commencer ? Que faire exactement ? Il ne s’agit pas ici de pratiquer un rituel religieux ou d’appliquer des prescriptions morales bien définies. En réalité, le travail spirituel commence par une découverte de soi. Le premier pas est de s’observer, comme de l’extérieur, de s’auto-analyser attentivement et de « faire le bilan de nos traits de caractère, des points faibles et forts de notre personnalité psychospirituelle »1]. C’est une démarche qui requiert de la sincérité, car il faut pouvoir regarder ses défauts en face. Cela demande également un minimum de confiance en soi, afin de n’être pas démoralisé face à ses points faibles. Enfin, il faut garder à l’esprit que cet inventaire de notre personnalité doit se faire dans le cadre du perfectionnement spirituel. [Lire la suite
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Nous vivons dans notre ego…enfin, vous, je ne sais pas, mais moi, cela est certain. C’est ce qui m’est apparu après avoir entendu, puis réfléchi à la distinction faite par Bahram Elahi entre moi conscient de surface et moi conscient profond. Le moi conscient de surface, c’est mon ego, mon moi envahissant, mon moi à la recherche de la reconnaissance des autres, ce moi qui veut qu’on m’aime, qu’on m’admire, qui veut tout pour moi et rien que pour moi, qui se vexe à la première occasion, qui monte sur ses grands chevaux à la moindre critique, qui se voit au centre du monde avec tous les autres à la périphérie, qui pense avoir mieux compris que les autres, qui redoute d’être relégué à la seconde place et voit d’un mauvais œil la réussite de son rival, qui se repait des compliments et s’en souvient avec délectation, qui imagine qu’on lui doit attention, considération, écoute… Lire la suite
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Si l’éthique est une affaire de principes, pratiquer l’éthique est une question de méthode. Dans ce domaine, nous pouvons supposer qu’une méthode n’en vaut pas une autre. Il convient donc de trouver celle qui s’avérera la plus efficace pour nous rapprocher de notre objectif — celui de nous perfectionner spirituellement.
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213
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Après avoir lu sur ce site l’entretien de Bahram Elahi sur le thème de l’altruisme, j’avais été frappée par l’idée que « celui qui s’engage dans son perfectionnement spirituel doit inscrire l’altruisme dans son programme pratique ». Dans un premier billet, j’ai tenté de comprendre ce qu’était vraiment l’altruisme et comment on pouvait aborder cette pratique au sein d’un programme quotidien. Je souhaiterais à présent m’attacher à explorer la seconde partie de mon questionnement : pourquoi pratiquer l’altruisme.
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La pensée d’Ostad Elahi est fondée, rappelons-le, sur un travail personnel de connaissance de soi dans une optique non pas de développement personnel mais de développement spirituel. Seulement, dès lors qu’on essaie d’expérimenter concrètement cette pensée et d’entreprendre un travail spirituel de perfectionnement de soi, on se retrouve confronté à plusieurs types de résistance.
Pour ma part, depuis que je tente, au travers de diverses pratiques, de lutter contre mes défauts, de développer mes qualités humaines et ma foi, j’ai constaté le même processus : au début de chaque nouvelle pratique, je suis très motivée et concentrée sur mon objectif, et je fais des efforts sans trop de problèmes. Puis assez vite, je relâche mon attention et au bout de quelques semaines, à moins de bénéficier d’une aide extérieure, je retombe dans la négligence. Lire la suite
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Il y a quelques temps, je découvrais avec intérêt sur ce site l’interview de Bahram Elahi concernant l’altruisme. Une phrase en particulier a retenu mon attention : « Celui qui s’engage dans son perfectionnement spirituel doit inscrire l’altruisme dans son programme pratique ».
Depuis des années que je « m’intéresse » à mon perfectionnement, j’avais bien pressenti qu’essayer d’aider les autres était une pratique conforme à l’éthique et au contentement divin, mais j’ai compris soudain que j’étais loin d’avoir mesuré toute l’importance de cette pratique, exprimée notamment par le terme « doit » et par la notion de « programme pratique ». Lire la suite
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Le fait de tenir un journal de bord peut être utile à plusieurs titres dans la pratique de l’éthique. C’est une aide précieuse dans le processus de connaissance de soi.
Lutte contre l’oubli et connaissance de soi
Noter ses expériences a une première utilité évidente : en plus du fait que c’est un moyen de lutter contre l’oubli, cela nous aide à focaliser notre attention sur notre vécu quotidien, nous incite à l’analyser et nous motive à définir un plan d’action pour le jour suivant visant à corriger les erreurs de la veille.
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A côté des personnes dont on apprécie et recherche la compagnie, il y a toutes celles dont la présence nous est pénible et éveille en nous des sentiments négatifs. Quand on y regarde de plus près, on voit bien que ces sentiments ont « moralement » quelque chose de suspects. Pour le dire rapidement, ils proviennent souvent, pour ne pas dire toujours, de nos propres défaillances morales. En ce qui me concerne, puisqu’il faut bien donner un exemple, la rivalité et la blessure d’amour propre sont indéniablement à l’origine de mes aversions les plus fortes. Il aura suffi que j’interprète un sourire ou une parole comme une marque de condescendance pour que mon interlocuteur devienne sur le champ une personne à abattre.
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Cet article a été proposé par une lectrice du site e-ostadelahi.fr à la suite de la publication de l’article Ne pas juger négativement.
Ne pas juger négativement : a priori c’est un objectif tout à fait louable et essentiel. Que faire cependant lorsqu’on a affaire à quelqu’un qui semble critiquable à juste titre, quelqu’un dont l’attitude est vraiment préjudiciable aux autres, quelqu’un qui, par exemple, nuit au bon fonctionnement d’un service ? Comment réagir lorsqu’un membre d’une équipe bâcle son travail et que l’ensemble de l’équipe en pâtit ? Dans ce contexte, je me suis interrogée sur ma relation à l’un de mes collègues de lycée. C’est un collègue qui, de l’avis général, ne fait pas son travail très sérieusement. J’avais déjà essayé de cesser de le critiquer, de chercher des points positifs dans sa relation aux élèves, de voir que sa vie est difficile, etc. Mais le résultat n’était pas convaincant et si je le critiquais moins, j’avais régulièrement des pensées très négatives envers lui, ce qui commençait à me peser. C’était comme un polluant concentré dans une partie de ma pensée, mais qui, je le sentais bien, avait des effets délétères sur l’ensemble. Il fallait que je réagisse. J’ai examiné la situation sous l’angle du jugement avec les critères proposés dans l’ouvrage Juger n’est pas jouer (Claude Berger, coll. Éthique au quotidien, L’Harmattan, 2006). Lire la suite
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Ne voyez rien en mal, ne dites jamais de mal et ne méprisez aucune créature. 100 maximes de guidance par Ostad Elahi, éd. Robert Laffont
Une chose m’a toujours frappée : ceux qui ont atteint un certain degré de maturité spirituelle ont un regard sur l’autre, pénétrant et perspicace, empreint d’une grande bienveillance. Quiconque a eu la chance d’approcher de tels êtres a pu ressentir la force positive contenue dans un tel regard, qui lui donne un pouvoir de transformation. Ce regard profond et généreux, qui va au-delà des apparences et des préjugés et que l’on pourrait appeler un regard « juste », voilà ce que j’aimerais peu à peu développer en moi.
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Un véritable être humain donne toujours à l’intérêt d’autrui la priorité sur son propre intérêt. Il n’adopte pas le comportement habituel qui consiste à rechercher avant tout son propre intérêt, et ne s’intéresser que de manière facultative à l’intérêt d’autrui. (BG, parole 5)
L’altruisme commence par la défense du droit d’autrui ou de son intérêt légitime : s’opposer à une injustice ou un abus, adoucir la peine ou éliminer une source d’inconfort ou de désagrément pour autrui … C’est ce qu’on pourrait appeler l’« esprit chevaleresque », qui est un trait frappant qui ressort des deux expériences d’altruisme examinées dans cet article. Avant même de chercher à « faire du bien », il s’agit donc d’empêcher qu’un mal soit fait.
En cela, ces expériences ont une filiation avec la parabole du bon Samaritain, avec cette particularité : une certaine finesse psychologique, ou intelligence de situation, guide l’attention à l’autre, ce qui est indispensable pour que des situations apparemment insignifiantes de la vie quotidienne deviennent des occasions de pratiquer l’altuisme.
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La parabole du bon Samaritain, dans l’évangile de Luc, intervient au cours d’une discussion de Jésus avec le docteur de la Loi, sur la question de ce qu’il faut faire pour « avoir en héritage la vie éternelle ». Invoquant la réponse donnée par la Loi, ce dernier cite notamment le verset du Pentateuque « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19. 18). Il interroge alors Jésus sur le sens du mot « prochain », ce à quoi Jésus répond par la parabole :
« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba au milieu de brigands qui, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à demi mort. Un prêtre vint à descendre par ce chemin-là ; il le vit et passa outre. Pareillement un lévite, survenant en ce lieu, le vit et passa outre. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui, le vit et fut pris de pitié. Il s’approcha, banda ses plaies, y versant de l’huile et du vin, puis le chargea sur sa propre monture, le mena à l’hôtellerie et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers et les donna à l’hôtelier, en disant : » Prends soin de lui, et ce que tu auras dépensé en plus, je te le rembourserai, moi, à mon retour. » Lequel de ces trois, à ton avis, s’est montré le prochain de l’homme tombé aux mains des brigands ? » Il dit : « Celui-là qui a exercé la miséricorde envers lui. » Et Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. » (Luc 10. 29-37)
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« Si ton intention est le contentement divin et que tu laisses de côté tes rancœurs et tes passions, automatiquement, tu auras du discernement » Malek Jan Nemati (dans Malek Jan, La vie n’est pas courte, mais le temps est compté, Leili Anvar, Ed. Diane de Selliers, 2007)
L’objet des mathématiques est de donner, dans un cadre fixé, des résultats qui sont vrais. Une fois les axiomes et définitions établis, on énonce, grâce à la logique, des théorèmes et des propositions. En raisonnant par conditions nécessaires ou suffisantes, on établit ainsi un corpus d’énoncés cohérent.
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Chaque créature a sa propre raison d’être, elle tire profit, elle doit donner profit.
Ostad Elahi (Bargozideh, p. 151)
Lorsqu’il évoque la « raison d’être » des êtres, Ostad Elahi fait référence tant à leur dimension matérielle (leur « rôle » dans l’écosphère, leurs besoins pour subsister) qu’à leur dimension spirituelle (le fait que chaque être, en vivant sa vie sur Terre, participe au mouvement de perfectionnement de l’esprit). Ces deux dimensions sont d’ailleurs intimement liées par la nécessité de l’incarnation dans des vies terrestres pour que l’esprit se perfectionne.
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Il est des jours où l’on se sent inspiré, où les événements les plus anodins de la vie prennent une signification profonde, comme apportant des réponses opportunes à des questions dont on n’est même pas conscient de se les poser. C’est une de ces conversations insignifiantes qui m’a éclairé de manière édifiante sur une maxime d’Ostad Elahi. Il s’agit de ce précepte de prime abord surprenant affirmant que « le véritable plaisir est de renoncer au plaisir du soi impérieux ». Et cette réflexion s’amorça par la conversation banale suivante :
Je ne me verrais pas faire comme toi, c’est quand même trop dur de recommencer ! ». La réflexion n’est pas neuve, et n’appelle jamais qu’un consensuel « oui, c’est vrai, mais il faut bien… », accompagné d’un hochement de tête approbateur pour toute réponse. Je me suis jusqu’à maintenant prêté plusieurs fois à l’exercice. Mais cette fois, par esprit de contradiction peut-être, avec l’intention de surprendre sans doute et avec une pointe d’inspiration sûrement, je réponds après un petit temps de réflexion : « En fait pas vraiment, je dirais même que c’est plus agréable que l’an dernier. En réalité ça se passe plutôt bien, je me sens bien ! ».
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La répression : on ne négocie pas avec le soi impérieux
Le travail du perfectionnement de l’âme passe avant tout pour Ostad Elahi par la pratique éthique. Si je veux me perfectionner, je dois faire en sorte que mes actes, mon comportement, mes paroles et ma pensée même soient en tous points éthiques. Vaste programme, et c’est bien pourtant ce à quoi nous devons tendre. Car le travail du perfectionnement n’est rien d’autre que l’effort accompli pour atteindre cet objectif.
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Faire le bien, on le sait, ce n’est pas seulement apporter aux autres une aide, un soutien ou un réconfort. C’est le faire aussi et surtout dans une intention aussi désintéressée que possible, en s’efforçant de mettre momentanément entre parenthèses ses intérêts égoïstes. Je dis « aussi désintéressée que possible » car l’expérience montre que le « parfait désintéressement » est un idéal bien difficile à atteindre. À en faire une condition indispensable à la réalisation d’un acte « vraiment » éthique, on en perd souvent la motivation pour une morale que l’on sait de toute façon hors de sa portée. Parler d’actions aussi désintéressées que possible, c’est donc à la fois reconnaître que « notre générosité n’est souvent qu’une ambition déguisée » (La Rochefoucault) et se faire un devoir de traquer en soi des formes plus subtiles de l’intérêt égoïste. Des formes plus subtiles qui pourraient passer inaperçues si quelques signes distinctifs ne permettaient de les reconnaître à coup sûr.
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J’ai toujours eu une certaine difficulté avec la prière. Je ne doute cependant pas qu’elle corresponde à une expérience fondamentale, à une réalité essentielle. Ma fréquentation des écrits d’un grand nombre d’« explorateurs » du monde spirituel (toutes origines et toutes religions confondues) m’ont depuis longtemps convaincue de l’importance de cet acte assez déroutant. Mes lectures provoquaient chaque fois la même émotion. Je pressentais que la prière, c’était respirer les parfums de la « patrie » (comme aurait pu le dire Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus) ou entrer en communication avec le Monde du Vrai (en utilisant un autre vocabulaire). Cependant, ma pratique de la prière était loin d’être à la hauteur des émotions que ces beaux textes m’inspiraient.
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Je ne sais pas si vous êtes comme moi…
Mais entre mes bonnes intentions et la réalité,
Il y a un énorme fossé.
Si on arrivait à déchiffrer
Ce qui est écrit dans la bulle de mes intentions cachées
On pourrait lire en décrypté :
Pour demain mettre le réveil une demi heure plus tôt,
Me lever pendant que la maisonnée dort encore,
Puis, dans le silence du jour qui s’éveille lentement,
Au dialogue intérieur consacrer du temps,
Débuter la journée en méditant,
Fermer les yeux et prier fort.
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Une contribution de Scr, commentateur régulier d’e-ostadelahi.fr, qui témoigne de ce que peut être la pratique éthique pour celui qui œuvre à son perfectionnement. Ici, deux scènes banales de la vie quotidienne sont l’occasion d’un retour sur soi. Que l’on partage ou non les analyses de l’auteur, sa démarche nous semble digne d’intérêt : une démarche introspective qui conduit à une prise en compte de ses émotions et qui constitue un tremplin vers un réajustement éthique de la pensée et du comportement.

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L’effort est généralement défini comme l’ensemble de l’énergie que nous déployons pour atteindre un objectif élevé. Si on entend souvent l’expression « pas de résultat sans effort », on exige que la réciproque soit également vraie : « l’effort doit nécessairement produire un résultat ». Et pourtant, lorsque l’on travaille sur soi, les résultats sont si peu visibles qu’on peut parfois croire qu’ils sont nuls. C’est peut-être en fait qu’ils ne sont pas là où on les attend :
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Mais qu’entend-on au juste par pratiquant ?
Dans le langage courant, lorsque l’on parle de pratiquant, on entend généralement « pratiquer une religion », c’est-à-dire observer un ensemble de rites et de prescriptions : prières, jeûnes, règles alimentaires, commémorations et cérémonies à certaines occasions… On a généralement tendance à réduire la spiritualité à la religion, et à assimiler la pratique à une affaire de rites, de règles et d’interdits plus ou moins dogmatiques. Une telle confusion ne rend pas compte de la possibilité de croire sans se rattacher à un groupe religieux, ni de l’existence du cas de figure inverse, plus difficile à comprendre, de celui qui pratique les rites religieux sans croire en leurs fondements spirituels. Et pourtant, j’en ai personnellement rencontré. Lire la suite
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Pas de théorie sans pratique
- Du savoir à la connaissance
Alors que ces deux termes sont souvent confondus dans le langage courant, le savoir n’équivaut pas à la connaissance. Le savoir passe par l’apprentissage théorique des données propres à un sujet donné. La connaissance, elle, associe au savoir l’expérience personnelle. Dans le domaine de l’éthique, c’est toute la différence entre être « savant » et faire preuve de « sagesse ». Le savant est un théoricien. Le sage, lui, a mis ce savoir en pratique et cela l’a personnellement transformé.
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