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Nous avons vu, dans une conférence précédente, la place centrale de l’éthique dans le perfectionnement. Selon Ostad Elahi, pas de perfectionnement spirituel sans travail sur nos caractères moraux. Au-delà de ce positionnement, il convient maintenant d’interroger le contenu pratique de l’éthique, autrement dit les conditions pour une « pratique éthique ». Ce qui se fera, notamment, en examinant la réciproque de la proposition précédente : pas d’éthique soutenable sans un horizon de perfection spirituelle, plus précisément sans un apport d’énergie divine.
Pour mener à bien cette investigation, cette conférence reprend l’analogie de l’alimentation, développée par Bahram Elahi dans son ouvrage Médecine de l’âme. Cette analogie permet de dégager les différentes étapes de la pratique éthique, comme un processus que chacun peut expérimenter par lui-même. Une telle pratique, pour aboutir à une croissance normale de l’âme, doit respecter des conditions que cette conférence esquisse.

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Cette conférence présente la vision d’Ostad Elahi sur l’éthique, comme dispositif pratique que nous pouvons utiliser, au quotidien, afin de nous perfectionner spirituellement.
En continuité avec ce que d’autres penseurs ont pu dire de l’éthique – Aristote et le concept de vertu, par exemple – Ostad Elahi opère cependant un triple dépassement :
- En lui donnant comme finalité la perfection spirituelle de l’être humain, il libère l’éthique du statut de simple conditionnement social au service du mieux vivre ensemble.
- En lui donnant un contenu pratique, d’ordre cognitif ou comportemental, il confère à l’éthique une épaisseur expérimentale, qui permet de dépasser le niveau du discours moral normatif.
- En plaçant au cœur de la pratique éthique l’attention au divin, il réintroduit , dans le moindre geste du quotidien, l’élan spirituel des mystiques du passé.
Cette première conférence positionne l’éthique dans sa fonction spirituelle d’outil au service du perfectionnement. La prochaine conférence détaillera les conditions de la pratique éthique selon Ostad Elahi.
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Qu’est-ce qui en moi dit « je » ? Quelle est la nature de ma conscience ? De quoi est faite mon « âme » ? Comment suis-je « construit » psychiquement ? On peut poser la question de multiples façons, remplacer un terme par un autre… On en revient toujours à cette énigme : qu’est-ce ce qui produit en moi cette sensation d’exister, mais régit aussi mes comportements, mes pensées, mes émotions ? Quelle est cette « chose », qui me permet de penser, de décider, de ressentir, qui dit « moi », contient toutes mes expériences, et me donne ce sentiment intime d’être moi-même ? Lire la suite
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Droits et devoirs : voilà deux notions qui paraissent en dehors de la modernité, au moins pour la seconde. Pour ce qui est des droits, on pense immédiatement aux droits de l’homme, et plus récemment à toute une série de droits dits « opposables » et qui font débat. Des devoirs on ne dit rien, ou presque rien, le mot répugne par son caractère contraignant, contrariant notre goût pour la liberté ; et on préfère l’évoquer indirectement à travers des notions comme la déontologie, la citoyenneté, l’éco-responsabilité ou la responsabilité juridique, etc.
La conférence Les devoirs de l’homme aborde les notions de droits et de devoirs sous l’angle existentiel, comme un retour aux sources même du droit. Par création, toute être, humain ou autre, dispose du droit de retourner à son origine, la source divine, selon un cheminement qu’Ostad Elahi appelle le perfectionnement. Mais pour obtenir ce droit, l’être humain doit accomplir un certain nombre de devoirs…
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L’idée que l’on peut se transformer pour devenir meilleur est probablement la définition première de la spiritualité. Elle porte en germe l’intuition d’un bonheur supérieur qui coïnciderait avec un état de perfection morale, de sagesse, d’humanité parfaite.
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