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Depuis les travaux de Freud, nous savons que le psychisme humain est doté d’un conscient et d’un inconscient. Si l’inconscient ne peut, par définition, faire l’objet d’une investigation directe, le conscient, lui, peut être exploré et « travaillé ». Bahram Elahi propose de situer ce « travail » au niveau du clivage entre d’un côté le « moi conscient de surface », et de l’autre le « moi conscient profond ».
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Nous avons vu, dans une conférence précédente, la place centrale de l’éthique dans le perfectionnement. Selon Ostad Elahi, pas de perfectionnement spirituel sans travail sur nos caractères moraux. Au-delà de ce positionnement, il convient maintenant d’interroger le contenu pratique de l’éthique, autrement dit les conditions pour une « pratique éthique ». Ce qui se fera, notamment, en examinant la réciproque de la proposition précédente : pas d’éthique soutenable sans un horizon de perfection spirituelle, plus précisément sans un apport d’énergie divine.
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Cette conférence présente la vision d’Ostad Elahi sur l’éthique, comme dispositif pratique que nous pouvons utiliser, au quotidien, afin de nous perfectionner spirituellement.
En continuité avec ce que d’autres penseurs ont pu dire de l’éthique – Aristote et le concept de vertu, par exemple – Ostad Elahi opère cependant un triple dépassement :
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Qu’est-ce qui en moi dit « je » ? Quelle est la nature de ma conscience ? De quoi est faite mon « âme » ? Comment suis-je « construit » psychiquement ? On peut poser la question de multiples façons, remplacer un terme par un autre… On en revient toujours à cette énigme : qu’est-ce ce qui produit en moi cette sensation d’exister, mais régit aussi mes comportements, mes pensées, mes émotions ? Quelle est cette « chose », qui me permet de penser, de décider, de ressentir, qui dit « moi », contient toutes mes expériences, et me donne ce sentiment intime d’être moi-même ?
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Droits et devoirs : voilà deux notions qui paraissent en dehors de la modernité, au moins pour la seconde. Pour ce qui est des droits, on pense immédiatement aux droits de l’homme, et plus récemment à toute une série de droits dits « opposables » et qui font débat. Des devoirs on ne dit rien, ou presque rien, le mot répugne par son caractère contraignant, contrariant notre goût pour la liberté ; et on préfère l’évoquer indirectement à travers des notions comme la déontologie, la citoyenneté, l’éco-responsabilité ou la responsabilité juridique, etc.
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L’idée que l’on peut se transformer pour devenir meilleur est probablement la définition première de la spiritualité. Elle porte en germe l’intuition d’un bonheur supérieur qui coïnciderait avec un état de perfection morale, de sagesse, d’humanité parfaite.
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