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L’éthique de la vertu, que l’on trouve déjà chez Platon ou Aristote, se définit comme une approche éthique mettant l’accent sur le caractère de l’agent. Tandis que le conséquentialisme s’intéresse aux conséquences de l’action (c’est le cas par exemple de l’utilitarisme de J. S. Mill), et l’éthique déontologique à la formulation de règles morales (par exemple l’impératif catégorique kantien ou les dix commandements), l’éthique de la vertu définit un acte vertueux par la présence dans l’agent d’une certaine vertu, comme la bienveillance ou la générosité. Lire la suite
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Dans son effort pour concilier la foi et la raison, la philosophie a produit ce que l’on a coutume d’appeler des « preuves de l’existence de Dieu ». Ces preuves se présentent sous la forme de raisonnements plus ou moins sophistiqués, sous la forme d’arguments sujets à discussion et dotés, il faut bien l’avouer, d’une force de conviction qui laisse parfois à désirer. Au sujet de ces preuves, Pascal écrivait qu’elles « sont si éloignées du raisonnement des hommes et si compliquées, qu’elles frappent peu, et quand cela servirait à quelques-uns, cela ne servirait que pendant l’instant qu’ils voient cette démonstration, mais une heure après, ils craignent de s’être trompés » (Pensées 543).
La critique de Pascal ne porte pas ici sur la valeur rationnelle de ces preuves, elle pointe seulement leur inefficacité à emporter l’adhésion des athées. Lire la suite
91
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Au commencement, une âme céleste traverse un ciel telle une étoile filante.
Elle vient d’un autre monde.
Unique.
Un monde qu’elle connaît bien, puisqu’elle est entièrement faite de ce monde.
Son royaume et elle décidèrent de se séparer.
Accord et Dissonance, Plénitude et Insuffisance, Choix et Nécessité.
Sous le signe d’une très haute justice animée d’une extrême bienveillance, son monde d’origine lui indique un lieu qui sera sa matrice et un corps qui sera son enveloppe.
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85
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Soyez certains que Dieu existe et qu’au-delà de ce monde, il y a un autre monde, le monde des âmes. 100 maximes de guidance par Ostad Elahi, éd. Robert Laffont.
Il nous est naturel de dénombrer des objets, et aujourd’hui tout le monde est familier avec ce que la mathématique appelle l’ensemble N des entiers naturels : 1, 2, 3… Si l’on considère que l’on peut être créditeur ou débiteur, ou encore, si après avoir introduit l’élément neutre 0 pour l’addition on ajoute les opposés des entiers naturels, on obtient l’ensemble Z des entiers relatifs. Avant les nombres négatifs, on aurait pu introduire les fractions : quelle est la part de chacun si l’on dispose de deux gâteaux à partager équitablement en trois ? L’ensemble de tous ces nombres, avec les fractions négatives est appelé l’ensemble des nombres rationnels. Lire la suite
89
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D’où vient qu’on se dispute pour des croyances et que nos différences de convictions nous dressent si fréquemment les uns contre les autres ? Comment en vient-on à détester et à mépriser quelqu’un simplement parce qu’il ne croit pas comme nous ? Car s’il nous laisse la liberté de croire à notre guise, qu’y a-t-il dans sa différence qui nous dérange ?
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Dans l’entreprise qui consiste à éduquer un enfant, rien de plus aisé que de se réfugier derrière la « personnalité » de l’enfant ou de se référer à l’environnement scolaire en particulier pour justifier et excuser ses écarts de conduite. Quel parent n’a pas dit : « il a du caractère ! » lorsque son enfant était en pleine crise et quel autre, face à un comportement inopportun de son enfant n’a pas pensé : « ah ça, c’est l’école » ! Bien difficile tâche pour un parent de se remettre en question et d’admettre sa responsabilité dans l’éducation de son enfant. Pourtant, de nombreuses études ont souligné le fait que l’exemple parental représentait une part déterminante dans l’éducation de l’enfant. Et si l’influence du milieu extérieur ne peut pas être niée, c’est avec les parents que l’enfant apprend à se conduire, d’abord par imitation puis par goût et par envie.
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Il est une singulière expérience, accessible à tous, quel que soit son domaine d’activité, et qui est capable de nous marquer profondément, en nous laissant un goût d’émerveillement ; je veux parler de l’inspiration.
Non pas de l’inspiration que l’on cherche chez un autre, un auteur, un peintre, un musicien, pourquoi pas un paysage, c’est-à-dire la reprise d’une idée, d’un thème, d’un procédé introduit par un autre ou présent dans la nature. Encore moins d’un processus purement intellectuel, comme la recherche de l’idée, l’idée originale et jugée suffisante pour se matérialiser par exemple sous la forme d’une œuvre d’art conceptuel. Ce que je veux évoquer n’a rien à voir avec le travail lent, lourd et besogneux de celui qui doit produire quelque chose, écrire un texte par exemple, et qui finit laborieusement et péniblement par lui donner forme et matière; c’est une illumination intérieure qui nous donne le sentiment d’une révélation, celle d’une vérité cachée brusquement dévoilée.
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88
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Comment peut-on, après avoir dit à qui voulait l’entendre « si Dieu existe, je le hais », être réconcilié avec l’idée d’une transcendance dont l’un des attributs essentiels est la bienveillance ? Comment comprendre un changement en apparence si radical ? L’âge, sans doute, le fait d’avoir des enfants, peut-être ; mais pas seulement. J’ai vieilli, certes, donc, pour dire les choses de façon correcte, j’ai mûri, pris du recul, j’ai plus d’expérience et je suis devenue plus « sage ». J’ai des enfants, donc des responsabilités vis-à-vis d’eux et je me dois de leur transmettre des normes, des points de repère. D’accord ; mais si je n’étais pas convaincue moi-même du bien-fondé des principes auxquels je me réfère aujourd’hui, il n’y aurait aucune chance que mes enfants daignent même s’y intéresser. Lire la suite
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Le sens de la vie ? Se perfectionner, répond Ostad Elahi. Conduire son âme à sa maturité, c’est-à-dire à un état où, dans le respect de sa propre nature, l’homme parvient à maîtriser parfaitement ses pulsions. C’est la condition de la liberté intérieure. Se perfectionner, oui, mais comment ? Par l’action, insiste Ostad Elahi, en rappelant que dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, « c’est en pratiquant que l’on peut progresser ». Car si la pensée et la parole peuvent éveiller en soi le désir de changer, et expliciter les voies qui conduisent au changement, il ne suffit malheureusement pas de parler d’une vertu pour la voir se développer.
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99
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Comme en témoigne nombre de pensées de la sagesse, celle-ci ne saurait être atteinte sans un effort permanent pour voir la juste valeur de chaque chose. Mais le mot « valeur » revêt en réalité un double-sens : c’est à la fois la valeur intrinsèque de chaque chose et la valeur que, subjectivement, on lui accorde. « Donner sa juste place aux valeurs du monde » consiste donc à le dépouiller de ses valeurs illusoires pour en saisir la vraie et profonde valeur. Il s’agit de convertir le regard pour avancer dans la connaissance des vérités et, ce faisant, acquérir la sérénité propre à la sagesse.
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Ce billet fait suite à un commentaire paru dans la section « Mondes et intermonde » de l’article « La pensée d’Ostad Elahi en 7 points ». La question était la suivante : si l’approche de la spiritualité se doit d’être rationnelle, qu’en est-il de la notion de mondes et d’intermonde ? Doit-on « croire » sur parole ce que l’on nous dit, et ne voir dans ce concept qu’une révélation ou bien peut-on envisager leur existence rationnellement ?
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Les récits de la vie de Jésus-Christ ont nimbé les dimanches matins de mon enfance d’une touche miraculeuse, mais qui restait irréelle. Après avoir coupé les ponts, bien plus tard, aux prises avec les pressions intérieures et les agressions extérieures, certains textes sacrés ont ressurgi dans ma mémoire, et c’est alors que j’ai réalisé leur portée spirituelle, toujours opérante, plus que jamais actuelle. Prenons par exemple, en ce qui concerne le pardon, cette parole bouleversante du Christ crucifié, s’adressant à Dieu : « Pardonnez-leur Seigneur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ».
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107
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Est-il possible d’aborder de façon rationnelle les questions récurrentes soulevées par les spiritualités ? Je ne parle pas ici de l’étude historique ou sociologique du phénomène religieux, mais bien de l’examen des hypothèses ou affirmations que l’on retrouve dans les discours spiritualistes et religieux. Et ceci, non pas sur le plan du dogme, mais sur celui de la Raison. En adoptant une telle démarche, je n’agis pas pour tenter de justifier, à travers mon discours, les dogmes ou les croyances de telle ou telle religion : mon intention est d’évaluer la valeur rationnelle, voire scientifique, des notions fondatrices de la pensée spirituelle.
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La Prière est…
Une clef qui ouvre le monde de l’Esprit.
Une main invisible qui se tend et nous emmène vers un refuge.
Un univers pur, ouvert et infini, dans lequel on entend et on dit les vérités.
Un espace de confidences, à l’intérieur duquel l’âme nous parle, écoute et où le jugement sommeille.
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Qui n’a jamais eu de doute sur la qualité de son travail, qui n’a jamais pensé que ce qu’il faisait ne servait à rien, qui n’a jamais eu l’impression de s’agiter en vain, qui, en un mot, ne s’est jamais senti « nul » dans ses entreprises, n’est pas concerné par les lignes qui suivent. En revanche, ceux qui, comme moi, ont expérimenté le mal-être que représente un tel état, pourront mesurer le soulagement que j’éprouve aujourd’hui en comprenant un peu mieux ce que je fais et pourquoi je le fais.
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J’entends et je lis fréquemment des critiques pour condamner la loi du Talion. La plupart du temps, cela ne génère en moi qu’un peu d’agacement. La récente lecture d’un article présenté sur ce site m’a donné envie de réagir et d’exposer mon point de vue. Défendre la loi du Talion ? Vous me direz qu’elle est barbare, sauvage. Il est vrai qu’elle ne trouve grâce aux yeux de personne. Et pourtant…
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Une question adressée par un lecteur sur ce site me conduit à consacrer quelques lignes à un problème général, touchant à la place des hypothèses métaphysiques dans la spiritualité naturelle d’Ostad Elahi. Certains aspects de cette pensée semblent en effet s’appuyer sur des « vérités » qui dépassent toute possibilité de vérification immédiate, et Ostad Elahi lui-même n’a pas caché le fait que, dans ses années de jeunesse, la pratique des formes traditionnelles du mysticisme (ascèse, expériences visionnaires, etc.) a pu le conduire à certaines vérités de visu — vérités expérimentales, subjectivement éprouvées et validées, et cependant difficilement accessibles par des voies purement intellectuelles, a fortiori par d’autres que lui.
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D’où vient notre difficulté à pardonner tel tort dont nous sommes victimes lorsque, par ailleurs, nous en pardonnons d’autres ? Pourquoi celui-là résiste-t-il ? Est-ce la nature du dommage ou la personnalité de l’offenseur qui font obstacle ? Peut-on tout pardonner ? La question suppose que le pardon nous est un acte connu dont nous ne contestons ni la légitimité ni les vertus mais qui, parfois –souvent ?– excède notre capacité. « Jamais je ne pourrai pardonner ! » Mais ce pardon dont nous discutons parfois avec passion de ses modalités ou des conditions de sa possibilité, en connaissons-nous bien la nature ? Savons-nous vraiment ce qu’est « pardonner » ?
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Pour ceux qui s’intéressent au spirituel, la question de l’existence de l’âme et de sa survie après la mort physique est importante. Quel est le rapport entre la conscience et le corps ? Est-ce que l’expression de cette conscience repose entièrement sur le corps ? Ces questions m’ont beaucoup préoccupé à l’époque où j’achevais mes études. C’est un problème délicat car envisager sérieusement l’hypothèse de l’existence d’une âme indépendante du corps, c’est une position bien souvent considérée comme seulement digne d’une discussion formelle entre philosophes ; bien des réactions – notamment dans les milieux scientifiques que je fréquente – se limitent au rejet indigné ou au scepticisme moqueur.
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L’élève qui ose poser la question ne cherche pas seulement à assouvir une curiosité déplacée sur les convictions de son prof de philo. Non, ce qu’il veut, c’est plutôt trouver quelque repère métaphysique auprès d’un adulte qu’il juge, à tort ou à raison, digne de sa confiance, c’est-à-dire représentatif de ce qu’un esprit supposé « rationnel » pense de l’existence de Dieu.
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La pensée d’Ostad Elahi se présente comme l’élaboration à la fois systématique et pratique d’une spiritualité naturelle. « Naturelle » peut s’entendre en deux sens : au sens d’une spiritualité qui correspond à la nature véritable de l’être humain, à ses dispositions et à ses besoins profonds, mais aussi d’une spiritualité moderne, adaptée à l’esprit et aux mœurs des femmes et des hommes de notre époque, par différence avec la spiritualité classique incarnée par la plupart des grands saints ou mystiques du passé, et qui privilégiait systématiquement l’émotionnel aux dépens du rationnel.
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En avant première, un extrait de La Spiritualité naturelle à paraître prochainement. Pour les hommes d’aujourd’hui, la spiritualité est une chose du passé : un passé qu’on rejette, ou un passé qu’on admire, dans tous les cas un passé révolu. Dans cette introduction, Bahram Elahi remet en cause cette vision des choses et nous propose d’adopter par rapport à la spiritualité la même attitude que celle que nous avons naturellement envers les sciences, un état d’esprit confiant, tourné vers la recherche et le progrès.
« Dans le domaine des sciences matérielles, l’être humain n’a cessé de progresser au cours du temps : Lire la suite
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